Les forces de sécurité syriennes ont lancé mercredi une vaste opération à Homs (centre) où au moins un civil a été tué, ont indiqué des militants.
Les Comités locaux de coordination (LCC), qui chapeautent le mouvement de contestation contre le régime syrien, ont affirmé que plusieurs chars ont pénétré à Homs et que les communications téléphoniques et l’internet ont été coupés dans plusieurs quartiers.
Au moins un civil a été tué par les tirs des forces de sécurité, a-t-on ajouté de même source.
Depuis plusieurs jours, la répression s’est intensifiée dans la région de Homs (centre), où les opérations de l’armée et des forces de sécurité sont de plus en plus régulières, parallèlement à une contestation qui prend de l’ampleur.
Mardi, quatre personnes, dont un adolescent de 15 ans, ont été tuées dans les environs de la ville par des tirs de l’armée à un poste de contrôle proche, avait rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).
Dans Homs même, divisée en quartiers pro et anti-régime et où l’armée est fortement présente sur tous les axes stratégiques, « les corps de cinq citoyens dont une femme ont été découverts mardi matin à Souk Elhachich et Hammam Elbacha », avait d’autre par rapporté l’OSDH.
Au plan diplomatique, la Syrie a demandé, « en raison de circonstances indépendantes de (sa) volonté », au secrétaire général de la Ligue arabe Nabil al-Arabi de reporter sa visite prévue mercredi à Damas, a annoncé mardi soir l’agence officielle syrienne SANA.
M. Arabi, devait se rendre à Damas pour demander au président syrien Bachar al-Assad de mettre un terme à la répression et d’organiser un scrutin présidentiel en 2014, selon la copie obtenue par l’AFP d’une proposition de la Ligue.
Selon l’ONU, les violences quasi-quotidiennes en Syrie ont fait au moins 2.200 morts depuis le début des manifestations anti-régime à la mi-mars, en majorité des civils. Le régime soutient en revanche qu’il se bat contre « des bandes terroristes armées ».
La Syrie, ainsi que la Libye devaient être au centre de pourparlers entre les ministres français et russes des Affaires étrangères et de la Défense mercredi à Moscou, qui bloque l’adoption d’une résolution aux Nations unies condamnant la répression.
NICOSIE, 7 sept 2011 (AFP)
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