La Norvège, qui n’est pas membre de l’Union européenne (UE), a annoncé mardi qu’elle se joignait aux sanctions adoptées par les Vingt-Sept à l’encontre de la Syrie pour protester contre la répression violente des manifestations dans ce pays.
« Malgré les condamnations internationales, le régime syrien n’a pas renoncé à la violence contre sa propre population », a déclaré le chef de la diplomatie norvégienne, Jonas Gahr Stoere, dans un communiqué.
« Nous nous joignons aux signaux très clairs envoyés par les Européens à l’adresse du régime syrien et la Norvège adhère par conséquent aux mesures élargies prises par l’UE contre la Syrie », a-t-il ajouté.
Vendredi, l’UE a adopté un embargo sur les importations de pétrole syrien, espérant frapper le régime au portefeuille et le convaincre de renoncer à la poursuite de la répression, sans exclure de durcir encore ses sanctions.
De ce point de vue, la décision d’Oslo est plus symbolique que pratique puisque la Norvège est elle-même un gros producteur et exportateur de pétrole.
L’UE, qui avait déjà décrété le gel d’avoirs et l’interdiction de visa à l’encontre de 50 personnalités et huit entreprises ou organisations syriennes, a étendu ces mesures à quatre autres personnes et à trois entreprises, de même qu’elle a maintenu l’embargo sur les armes en vigueur depuis le 9 mai.
Selon l’ONU, les violences en Syrie ont fait au moins 2.200 morts depuis la mi-mars, en majorité des civils.
OSLO, 6 sept 2011 (AFP)
![]() |
![]() |








































