La commission de réforme politique tunisienne a annoncé vendredi l’adoption à la majorité d’un « pacte républicain » visant à servir de socle à la future constitution, qui stipule notamment le refus de toute forme de normalisation avec Israël. Le président de cette commission, Yadh Ben Achour, s’est contenté lors d’une conférence d’annoncer l’adoption de ce pacte sans donner des précisions sur son contenu.

Mais la presse arabophone a publié le contenu de ce pacte qui définit la Tunisie comme un pays démocratique et libre, sa langue est l’arabe et sa religion est l’Islam. Ce pacte qui doit servir de socle pour la nouvelle constitution tunisienne refuse catégoriquement « toute forme de normalisation avec l’État sioniste » et soutient la question palestinienne.

Cette mention a été l’objet d’un désaccord entre les membres de la commission, certains ayant jugé qu’elle n’est pas nécessaire dans une déclaration de principes, alors que d’autres, dont le mouvement islamiste Ennahda, qui s’est retiré fin juin de la commission, avait insisté sur son inclusion. Parmi les principes fondamentaux de ce pacte, « la séparation entre les domaines politique et religieux », l’indépendance personnelle de chaque citoyen dans ses croyances et son droit à pratiquer les rites religieux. Le pacte républicain prône également pour la préservation des acquis de la femme tunisienne et la séparation entre les pouvoirs législatifs, exécutif et judiciaire.

TUNIS, 1 juil 2011 (AFP)

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