Le gouvernement espère que le retard persistant du départ de la flottille à destination de Gaza va conduire à une diminution des navires et des participants. Selon un responsable, « plus les organisateurs et les participants font du surplace à Athènes », mieux c’est pour Israël.

PHOTO: REUTERS

Les délais administratifs, des grèves dans les ports d’Athènes et des bateaux endommagés continuent de retarder la flottille, dont le départ était prévu en milieu de semaine.

Huwaida Arraf, l’un des leaders du mouvement Free Gaza, a expliqué par téléphone depuis Athènes mercredi que la flottille ne devrait pas partir avant plusieurs jours.

D’autre part, les organisateurs ont indiqué que des dommages avaient été causés à un bateau irlandais, d’après Kol Israël. Les dégâts seront présentés lors d’une conférence de presse jeudi.

Si à un moment donné les organisateurs prévoyaient 1500 participants, le nombre aurait chuté à 350, qui devraient prendre place sur 10 bateaux.

Ekmeleddin Ihsanoglu, le secrétaire général turc de l’Organisation de la Conférence islamique a été cité mardi dans les médias turcs. Il explique qu’un « retour aux événements de l’année dernière conduirait à des problèmes qu’il serait impossible de résoudre. Il n’y a pas besoin de ça ».

Selon lui, l’aide humanitaire continue d’être emmenée à Gaza par voie terrestre. Il indique également qu’il considérait comme un geste positif de la part d’Israël l’assouplissement du blocus, mais ajoute que le « siège de Gaza va à l’encontre des droits de l’homme ».

Mercredi, un groupe de militants internationaux et jordaniens ont acheté un nouveau bateau pour environ 800000 dollars qui se joindra à la flottille. Dans le même temps, les organisateurs travaillent pour réparer l’hélice du Juliano, navire qui selon eux a été saboté.

HERB KEINON ET YAAKOV KATZ – JPOST

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VERSION du FIGARO.

La «Flottille pour Gaza» victime d’étranges avaries

L’arbre d’hélice d’un navire a été sectionné. Les activistes accusent les espions du Mossad.

Les problèmes se multiplient pour la flottille internationale qui s’apprête à cingler vers Gaza malgré les mises en garde des autorités israéliennes. Deux des navires mouillés au Pirée, le port d’Athènes, ont subi de curieuses avaries.

L’un d’eux, le Juliano, a eu son arbre d’hélice à moitié sectionné, ce qui risquait de lui faire perdre tout moyen de propulsion une fois en mer. Le navire, affrété par des militants suédois, a été baptisé d’après le nom d’un pacifiste israélo-palestinien, Juliano Mer-Khamis, assassiné en avril dernier à Jénine par des inconnus.

Sitôt l’avarie découverte, les organisateurs ont parlé de sabotage. «Ce n’est pas du travail d’amateur», a dit Thomas Sommer-Houdeville, porte-parole d’un groupe d’activistes français, au quotidien israélien Yedioth Ahronoth. L’arbre d’hélice aurait été scié en deux endroits, ce qui laisserait effectivement penser que des plongeurs ont pu endommager sciemment le navire. «Qui aurait pu faire ça, si ce n’est le Mossad? Il est évident que les Israéliens profitent du sabotage», a accusé l’activiste. Un autre navire aurait eu les circuits d’alimentation de ses machines endommagés.

Les deux bâtiments doivent être remis en état dans les prochains jours, mais les réparations risquent de retarder le départ de la flottille, initialement prévu pour la fin de cette semaine. D’autant qu’une grève générale de 48 heures paralyse depuis mercredi les ports grecs, comme d’autres secteurs du pays.

Les organisateurs avaient prévu de rassembler leur petite escadre au large de la Crète, avant de mettre le cap sur Gaza. En tout, une dizaine de bâtiments de toutes tailles, chargés de médicaments, de matériaux de construction et d’engrais, interdits à Gaza par l’embargo israélien, avec à leur bord environ 300 militants internationaux, dont des Français et des Américains, devraient prendre part à cette opération. Mais les difficultés rencontrées par les organisateurs se sont multipliées ces dernières semaines, les autorités grecques faisant, selon eux, preuve d’une singulière mauvaise volonté.

Le précédent de mai 2010

Au cours des dernières semaines, les autorités israéliennes ont intensifié leurs efforts diplomatiques, notamment auprès des gouvernements grec et chypriote, pour empêcher le rassemblement des navires, ou au moins retarder leur départ. Les activistes ont accusé les autorités grecques de se laisser influencer par les pressions israéliennes.

Israël, qui maintient un sévère embargo terrestre et maritime autour du Territoire palestinien gouverné par le Hamas, s’est dit déterminé à ne pas laisser la flottille arriver jusqu’à Gaza. Mais les Israéliens entendent aussi éviter d’en arriver à un assaut en pleine mer, comme en mai 2010. L’abordage dans les eaux internationales du navire turc Mavi Marmara par les commandos israéliens s’était soldé par la mort de neuf militants, déclenchant un tollé international et une sérieuse crise diplomatique avec la Turquie. Cette fois, les forces armées israéliennes auraient reçu pour consigne d’éviter autant que possible l’affrontement avec les passagers. Les porte-parole de l’armée ont cependant laissé entendre que des militants du Hamas et de l’ONG islamiste turque IHH s’apprêteraient à embarquer à bord de la flottille et se prépareraient à des actions violentes si les navires étaient arraisonnés par la marine israélienne.

Le Mavi Marmara devait, cette année encore, faire partie de la flottille, avant de renoncer à la dernière minute, pour «des raisons techniques». Les autres défaillances techniques survenues dans le port d’Athènes pourraient indiquer qu’Israël a cette fois opté pour des méthodes plus subtiles.

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0 Commentaires
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akry

 » Il n’est pas intellectuellement absurde de vouloir donner la main à « ces pauvres palestiniens »
L’ennui est que ces  » intellectuels  » français ne sont pas de bonne foi, ou en tout cas refusent toute information dés lors qu’elle n’est pas dans la bonne ligne palestinophile. Il m’est devenu impossible de seulement discuter d’Israël avec nombre de mes amis tant ils ont le cerveau lavé par leur indignation sélective.
Les gouvernements israéliens et leurs alliés (organisations, organes de presse)expliquent largement les positions juridiques, militaires, économiques, de leurs positions. Mais rien ne peut effacer la haine des antisiomites dés lors confortée et justifiée par les mensonges les plus énormes.

emmanuel

pardon pour la faute d’orthographe : foi sans s Toda raba

emmanuel

Il semble que les autorités israeliennes pourraient (ou probablement devraient) expliquer plus souvent qu’il n’y a pas de blocus alimentaire à Gaza mais un embargo sur les armes qui entrent à Gaza ! Et là, chacun peut comprendre, même les socialistes français dont quelques uns sont de bonne fois et croient que les gazaouis ont faim ou sont malades. Il n’est pas intellectuellement absurde de vouloir donner la main à « ces pauvres palestiniens » Quand à moi je préfère immensément passer quelques temps (six mois) dans un kibboutz laïc ou encore me baigner à Tel-aviv
Shabbat shalom

Armand Maruani

De 1500 participants à 350 et ils ne sont pas encore partis . En plus ils n’arriveront jamais à Gaza. Des branquignols haineux qui ne savent même pas ce qu’ils veulent, sâchant que Gaza est régulièrement approvisionné . Ils vont être la risée du monde entier car Israël une nouvelle fois relèvera le défi. Au fait , qui finance tout ce bazar ?