Le gouvernement israélien a adopté dimanche une loi élargissant les sanctions contre l’Iran, quelques semaines après des révélations sur des relations commerciales nouées par un groupe israélien avec Téhéran, ennemi juré d’Israël.
« Le gouvernement israélien a autorisé des sanctions économiques contre l’Iran et contre les compagnies qui font du commerce avec ce pays », a indiqué un communiqué du bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu.
La loi été adoptée car un comité israélien a réalisé en mars que la législation israélienne ne suivait pas la politique officielle réclamant depuis plusieurs années le renforcement des sanctions contre la république islamique.
Dans un communiqué samedi, le bureau de M. Netanyahu a affirmé que le gouvernement allait prendre un « ensemble de sanctions économiques incluant des mesures administratives et réglementaires qui mettront Israël, avec d’autres pays, en première ligne au niveau international en matière de sanctions contre l’Iran ».
La commission économique du Parlement israélien avait convoqué fin mai un débat en urgence sur les accusations portées contre le groupe israélien Ofer, accusé d’avoir fait du négoce avec l’Iran.
Les Etats-Unis ont placé en mai la société Ofer Brothers Group et sa filiale de Singapour Tanker Pacific sur une liste noire pour avoir vendu en septembre 2010 un bateau-citerne (8,6 millions de dollars) à la compagnie maritime iranienne IRISL (Islamic Republic of Iran Shipping Lines) en violation de l’embargo international frappant Téhéran pour ses activités nucléaires controversées.
Cette affaire, qui a fait scandale en Israël, a été baptisée par les médias israéliens « l’Ofergate ».
Le conseiller juridique du groupe Ofer, l’avocat Eyal Wolfstahl, avait affirmé que la maison mère israélienne n’avait aucun lien avec la Tanker Pacific.
Quatre série de sanctions ont été imposées par l’ONU contre l’Iran du fait de son refus d’arrêter l’enrichissement de l’uranium. Les pays occidentaux accusent l’Iran de vouloir se doter de l’arme nucléaire, ce dont Téhéran se défend.
JERUSALEM, 26 juin 2011 (AFP)
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