Le ministre iranien de Affaires étrangères a affirmé lundi que l’affaire du diplomate iranien soupçonné d’espionnage au profit des services de renseignement de son pays et expulsé du Caire était un « malentendu réglé », selon le site internet de la télévision d’Etat.
« Cette affaire était un malentendu qui a été réglé », a dit Ali Akbar Salehi, interrogé sur des informations faisant état de l’expulsion du diplomate, Qassem al-Hosseini, après été brièvement détenu par les autorités égyptiennes.
« 40 à 50 intellectuels et penseurs égyptiens invités par l’Iran étaient attendus aujourd’hui (lundi) à Téhéran et je crois que M. Hosseini les accompagnait », a dit M. Salehi sans autre précision.
Selon l’agence officielle égyptienne Mena, le diplomate, qui travaillait à la section d’intérêts iraniens au Caire, a quitté lundi la capitale égyptienne pour Dubaï.
D’après l’enquête préliminaire, le diplomate rassemblait « des informations sur l’Egypte concernant les derniers évènements que le pays a vécus et les conditions qu’il traverse, puis il les envoyait aux services de renseignement iraniens ».
L’Iran a rompu ses relations diplomatiques avec le Caire en 1980, après la révolution islamique, pour protester contre la conclusion en 1979 d’un accord de paix entre l’Egypte et Israël.
L’ex-président égyptien Hosni Moubarak, comme de nombreux autres dirigeants arabes, nourrissait une forte défiance envers Téhéran, vu comme un élément déstabilisateur au Moyen-Orient.
Depuis sa chute le 11 février, Le Caire et Téhéran sont engagés dans des efforts de rapprochement et des promesses d’oeuvrer à une normalisation diplomatique, qui n’ont jusqu’ici pas abouti.
TEHERAN, 30 mai 2011 (AFP)
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