Une juge d’instruction parisienne a conclu à un non-lieu en raison du refus de collaborer des autorités israéliennes dans l’enquête sur un tir qui avait atteint un journaliste français à Ramallah, en Cisjordanie, en 2000, a-t-on appris lundi de source proche du dossier.
Jacques-Marie Bourget, reporter de Paris-Match, avait été grièvement blessé par une balle le 21 octobre 2000 alors qu’il se trouvait sur une place de Ramallah pour couvrir un épisode de la deuxième Intifada.

Touché par une balle au poumon gauche, il était opéré sur place puis rapatrié 48 heures après et transféré à l’hôpital Beaujon de Clichy (Hauts-de-Seine).

Une information judiciaire avait été ouverte à Paris pour « tentative d’homicide volontaire » en mars 2002 à la suite du dépôt d’une plainte avec constitution de partie civile qu’il déposait en janvier de la même année.

La juge a clos son enquête par un non-lieu après avoir envoyé une commission rogatoire à Israël qui a refusé de l’exécuter. Cette « absence de coopération ne permettait pas d’identifier l’auteur du tir, non-lieu sera donc prononcé », selon l’ordonnance de la juge.

Le projectile, qui n’avait été extrait du corps du journaliste qu’en juin 2001, a fait l’objet d’une expertise balistique, montrant que la munition était de fabrication israélienne et provenait d’un fusil d’assaut M-16 de fabrication américaine.

Les autorités israéliennes n’ont pas répondu aux demandes de l’expert sur le types d’armes utilisés par l’armée sur le lieu où a été blessé le journaliste.

PARIS, 30 mai 2011 (AFP)

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