L’administration Obama fait pression pour que les contrôles soient renforcés dans les aéroports européens, en raison de craintes d’attentats d’Al Qaïda au moyen de bombes qui ne pourraient être détectées par les dispositifs de sécurité en place, ont déclaré mercredi des responsables américains.
Selon des sources proches des services de sécurité américains, des artificiers du Front al Nosra, organisation syrienne affiliée à Al Qaïda, et d’Al Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa) chercheraient actuellement à mettre au point des explosifs indétectables par les portiques de sécurité des aéroports.
Ces organisations pourraient tenter de faire exploser des avions de ligne assurant des liaisons vers les Etats-Unis ou vers l’Europe en dissimulant des explosifs dans les affaires ou les vêtements d’activistes détenteurs de passeports occidentaux et qui ont servi dans les rangs d’insurgés islamistes au Moyen-Orient, dit-on de même source.
Aqpa a déjà cherché à commettre de tels attentats, comme en 2009 à bord d’un avion de ligne qui assurait un vol vers Detroit.
Selon des responsables américains, le Front al Nosra et Aqpa testent de nouveaux explosifs, en Syrie, où le Front al Nosra est en lutte contre le régime du président Bachar al Assad.
Les explosifs « furtifs » que les artificiers cherchent à mettre au point ne comportent aucun métal, ce qui les rendrait indétectables, rapporte la chaîne de télévision américaine ABC.
Rien ne permet pour autant de penser que les services de renseignement américains ont connaissance d’un complot visant à commettre pareil attentat.
Les autorités américaines s’inquiètent tout particulièrement du fait que les récentes victoires de l’EIIL (Etat islamique en Irak et au Levant, rebaptisé Etat islamique) ont attiré dans ses rangs un nombre croissant de militants venus d’Amérique ou d’Europe pour épouser la cause djihadiste. Disposant de passeports occidentaux, ils pourraient plus facilement s’enregistrer à bord de vols réguliers, avec l’intention de commettre un attentat, craint Washington.
Reuters
(Mark Hosenball, Eric Faye pour le service français)
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