L’Union des étudiants juifs de France (UEJF) s’indigne dans un communiqué du « record de propos antisémites » suscité par le hashtag #unbonjuif sur le réseau Twitter et demande à rencontrer ses responsables en France pour évoquer la modération des messages.
« Dans le climat inquiétant où les propos et les agressions antisémites se multiplient, le hashtag #unbonjuif est arrivé parmi les trois hashtags les plus diffusés et donc mis en Une par Twitter le 10 octobre, donnant lieu à un nombre record de tweets à caractère antisémite », annonce l’UEJF dans un communiqué.
Le hashtag est un mot clé qui permet de retrouver sur tweeter plusieurs messages traitant du même thème.
L’UEJF demande « un rendez-vous d’urgence à Twitter France afin de mettre en place un nouveau système de modération des tweets ».
Dans un article dimanche, le site culturel jewpop.com, qui s’intéresse à la communauté juive, a été un des premiers à réagir en affirmant avoir constaté mercredi matin que le hashtag #unbonjuif figurait en « 3e position » des sujets les plus twittés.
Des dizaines de tweets clairement antisémites, encore visibles dimanche sur le réseau social, se sont succédé, certains d’entre-eux, comme le montre jewpop.com avec des captures d’écran, ayant diffusé des photos de victimes de camps de concentration.
« Jewpop avait déjà mentionné, voilà quelques mois, ce phénomène d’antisémitisme 2.0, que nous avions alors qualifié d’expression d’une +génération Dieudonné+ », a précisé le site.
« Une génération dans une extrême confusion mentale, pour qui le droit de se moquer de tous -avec un humour supposé- permet d’afficher l’antisémitisme le plus nauséabond », a-t-il ajouté en dénonçant sur Twitter une « tendance lourde ».
De nombreux « twittos » se sont aussitôt indignés tandis que d’autres ont essayé de répliquer en lançant le hashtag #unbonarabe, sans être beaucoup suivis.
« Twitter France doit s’assurer que les messages qui véhiculent des propos haineux, racistes ou antisémites ne soient pas mis en avant ou accessibles à tous sur son réseau social », ajoute le président de l’UEJF, Jonathan Hayoun, cité dans le communiqué.
« Nous demandons à rencontrer la direction de Twitter France afin de trouver une solution dans la concertation. La lutte contre le racisme et l’antisémitisme est l’affaire de tous, à commencer par ceux qui régulent les réseaux sociaux », conclut il.
En France, pour un « tweet raciste », « les poursuites sont possibles », précise dimanche le site slate.fr. « Mais dans le cas de la diffamation ou de l’injure (raciste ou non), il faut une plainte pour qu’il y ait une enquête automatique », poursuit-il.
AFP – Nouvel Obs Article original
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