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Le secrétaire d’Etat américain John Kerry aurait indiqué mardi soir au terme d’une discussion qualifiée de « difficile » selon des sources palestiniennes que les Etats-Unis opposeront leur droit de veto au Conseil de sécurité des Nations Unies à la proposition de résolution palestinienne appelant à la reconnaissance d’un Etat palestinien et au retrait d’ici novembre 2016 d’Israël de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est.

Kerry aurait exigé que dans la résolution palestinienne figure l’expression « Etat juif d’Israël », ce que les Palestiniens jugent inacceptable.

Selon la même source, les Palestiniens auraient répondu à Kerry qu’ils ne renonceront pas à leur texte.

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a déclaré mardi après-midi au cours d’une conférence de presse à Londres que le statu-quo entre Israël et les Palestiniens est « intenable ».

Kerry répondait aux questions des journalistes avant de rencontrer Saeb Erekat, le négociateur en chef palestinien.

Pour le chef de la diplomatie américaine, les incidents récurrents de ces dernières semaines ont encore ajouté à la tension.

« Il est impératif de faire baisser la tension et de trouver un véritable chemin pour la paix entre Israéliens et Palestiniens. Le cycle de violence mène à davantage de violence et à une voie sans issue », a déclaré John Kerry qui confie dans un langage très diplomatique que l’administration américaine n’a pas encore vraiment décidé de sa position à l’égard des résolutions que les Palestiniens prévoient de présenter durant le mois de décembre devant plusieurs instances internationales.

« Nous n’avons pas encore pris de décision quant au libellé de résolutions spécifiques », dit-il.

« Ceux qui vont décider de ce qui va se passer, ce sont les deux parties et pas la communauté internationale. Les deux parties doivent prendre des décisions douloureuses ».

Kerry croit toujours à sa position d’arbitre. « Nous essayons de parler avec tout le monde afin de créer une atmosphère et un espace politique propices en vue du retour à la table des négociations.

Kerry admet que l’entrée en campagne électorale d’Israël risque de compliquer encore un peu plus la situation.

« Les élections (en Israël, ndlr) rendent les choses très compliquées car nous pensons que personne ne doit y interférer et nous ne voulons rien faire qui puisse être interprété comme une immiscion dans la campagne électorale « , affirme-t-il.

Le secrétaire d’Etat américain rencontrera également ce soir une délégation de ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe qui ont demandé à Washington de ne pas user de son droit de veto contre la résolution de reconnaissance devant le conseil de sécurité de l’Onu de l’Etat palestinien en novembre 2016 avec le retrait d’Israël aux lignes du 4 juin 1967.

Mark Neiman/GPO« Laurent Fabius et Shimon Peres »

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Rencontre Shimon Peres -Laurent Fabius à Paris

​L’ancien président israélien Shimon Peres s’est entretenu mardi avec le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius qui organise actuellement une série de rencontres dans le cadre de l’initiative française en vue d’une résolution que son pays présentera devant le Conseil de sécurité de l’Onu pour une reconnaissance d’un Etat palestinien.

« Seule une solution issue de négociations apportera une paix véritable et stable entre les deux parties », a déclaré Shimon Peres.

« Une solution de règlement politique doit être accomplie par un accord entre les deux parties et non pas de manière unilatérale », a ajouté Shimon Peres.

Laurent Fabius a répondu qu’ « Israël et la France partagent une histoire commune et une amitié depuis de très nombreuses années ».

« Je suis heureux d’accueillir ici un ami de la France. Nous avons de nombreux sujets qui touchent au Moyen-Orient et dont nous devons discuter », a ajouté le chef de la diplomatie française.

Le Premier ministre Benyamin Netanyahou s’était entretenu il y a quelques jours avec le président français François Hollande et lui avait demandé de mettre fin à l’initiative française d’une reconnaissance unilatérale de l’Etat palestinien, dirigée par son ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

« J’ai dit ce que je pense à François Hollande : ce mouvement est négatif », a déclaré Netanyahou aux journalistes après une rencontre avec le secrétaire d’Etat américain John Kerry à Rome. « Une telle démarche est contraire à un accord de paix, il va contrecarrer toutes les négociations futures et provoquer une escalade ».

« Hollande a écouté, et je ne veux pas dire ce qu’il a dit, mais j’ai dit les choses très clairement. » Netanyahou a également discuté de la résolution lundi avec le Premier ministre italien Matteo Renzi à Rome.

L’initiative à laquelle Netanyahou fait référence est une tentative française de formuler un compromis pour les demandes palestiniennes d’un retrait israélien de la Cisjordanie d’ici la fin de 2016 et la création d’un Etat palestinien.

Le compromis français inclurait la reconnaissance d’Israël comme Etat juif par les Palestiniens, condition exigée par Netanyahou à tout accord de paix.

Le projet pourrait inclure une référence à la résolution 181 de 1947 de l’ONU mentionnant l’«Etat juif et démocratique» dans le plan de partition qui utilise 30 fois l’expression «Etat juif».

L’initiative française fixe un calendrier de deux ans pour parvenir à un accord permanent entre Israël et les Palestiniens, avec la création d’un Etat palestinien le long des lignes de 1967 et des échanges de terres.

[i24news.tvArticle original

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