
Les policiers ont surgi vers 6 heures dans le pavillon où habite la famille depuis 15 ans. © PASCAL PAVANI / AFP
« On est contre le djihad, contre tous ceux qui prennent le Coran à l’envers ! » C’est une mère de famille franco-marocaine « bouleversée » qui protestait lundi contre l’arrestation de deux de ses fils à Graulhet (Tarn) et Toulouse, lors d’un coup de filet national « anti-djihad ». Les policiers ont surgi vers 6 heures dans le pavillon où cette famille habite « depuis quinze ans » dans la petite ville de Graulhet (13 000 habitants), à mi-distance de Castres et d’Albi. « Ils ont tiré sur la porte pour entrer. J’aurais pu leur ouvrir normalement », assure le père, employé dans la construction, qui affirme aussi qu’il a été « couché par terre », « frappé », pendant l’opération. Un fils de 21 ans a été interpellé à Graulhet, son « grand frère » de 26 ans à Toulouse.
C’est d’abord depuis la fenêtre du premier étage que la mère de famille lance : « On n’est pas des islamistes, on est contre le djihad, aller en Syrie, tout ça ! Si les autres ont sali l’islam, ce n’est pas nous ! » Encore en longue robe d’intérieur, un petit foulard gris noué autour du visage, elle secoue un dessus de lit, tout en lançant des regards noirs aux journalistes qui filment sa maison, les petits vélos d’enfants posés devant. Puis, au grand dam d’un jeune homme de la maison – crâne rasé, barbe en pointe – sorti chasser la presse, elle invite une journaliste de l’Agence France-Presse à entrer dans son pavillon bien tenu. Et dans le salon de style oriental où une jeune femme berce un nourrisson, cette femme de 50 ans fustige les « islamistes de m…. qu’on voit à la télé » : « Ceux qui font la guerre pour aller au paradis, on sait qu’ils iront en enfer. Je ne les ai pas éduqués comme ça, mes enfants. Le vrai Coran que j’ai appris au Maroc ne demande pas d’aller tuer des gens. L’islam, c’est rester frères et soeurs sur Terre. »
Une « guerre contre l’islam »
Puis elle défend farouchement ses « fils » interpellés, lors d’une opération visant officiellement à démanteler une filière d’acheminement des candidats au djihad vers la Syrie. « Le plus jeune travaille comme cariste dans une usine de palettes. Le plus grand, à Toulouse, n’est pas pratiquant, rien du tout. Il travaille bien, à Airbus. Il a fait beaucoup d’études, vit à l’européenne. Quand on parle ensemble de ces affaires de djihad, il me dit : Ce n’est pas mon délire », assure-t-elle. Et d’insister : « Mon mari est français, il est né en France, de parents français. C’est moi qui suis marocaine. Et les policiers n’ont rien trouvé chez nous, un Coran, c’est tout. Mais ils ont emporté la Livebox. »
Le jeune homme barbu tente d’interrompre la conversation. « Ne parle pas aux journalistes, ils vont faire de toute façon l’amalgame ! Il y a une guerre contre l’islam, pour le salir par tous les moyens. » Quant au père, élu communal, il semble désespéré. De son jeune fils interpellé à Graulhet, il dit qu' »il n’est que suspect » et « de quoi, on ne sait pas ». « Si ça se trouve, il a traîné avec des jeunes, voilà. N’importe qui parle avec des barbus. » Dans le petit passage tranquille, un voisin promène son chien. « Je n’ai rien vu (de l’opération policière, NDLR), dit-il, en requérant l’anonymat. « Tout ce que je peux dire, c’est que le père et la mère sont bien et leurs enfants gentils. »
Des « proies faciles » (président de la mosquée)
Puis, dans une salle communale derrière la mairie, le président de la mosquée, Ali Ghouri, convoque la presse pour « se désolidariser de tout ce qu’on peut entendre sur le djihad », « des barbares qui tuent des gens et desservent l’islam ». Il n’y a jamais eu « aucun problème dans la mosquée ouverte en 1981 et fréquentée le vendredi par 150 à 200 fidèles », insiste-t-il. Le garçon arrêté à Graulhet, il le décrit comme « un jeune qui se cherche comme tous les jeunes », qui « vient souvent prier à la mosquée, rit, va au café ». Mais Ali Ghouri veut aussi « crier » son « désarroi » face à une « radicalisation qui touche un pourcentage infime » de jeunes, en France.
« Ceux qui sont perdus – socialement et psychologiquement – sont des proies faciles de que ce j’appellerais des sectes qui leur lavent le cerveau », dit cet imprimeur de 60 ans, désolé que l’influence des parents soit devenue si « faible par rapport aux réseaux sociaux ».
[Le PointArticle original – Publié le 15/12/2014 à 14:54 – Modifié le 15/12/2014 à 18:36
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{{De la racaille , qu’ils arrêtent de pleurnicher , ce sont tous de la pourriture .}}
{{On n’a rien vu encore , quand le califat sera installé les parents diront : » on est fiers de nos enfants et de l’éducation qu’on leur a donné « }} .
{{Qu’ils arrêtent tous leur cirque , on les connaît par coeur .}}
{{Est ce qu’on a vu les parents de ces jeunes assassins manifester contre l’antisémitisme ou quand l’un de nos enfants est assassiné dans une école religieuse ?}}
{{Ils me font tous gerber .}}
Tout comme la famille de mehdi nemmouche: fallait entendre la tante, l’oncle, la grand mère parler: » ah mais non, il était bien, il ne disait rien. » Aucune transmission de principes de bon sens, de respect universel, à part nous on a rien fait. c’est vraiment pathétique de voir que la République donne des fonds de la CAF juste à perte !
Comme d’habitude ce sont de pauvres innocents que l’on arrête, tout comme Merah, il était innocent avant de commettre son acte de bravoure.
Malheureusement ou plus tôt heureusement pour l’humanité, ils sont primaires et le resteront encore longtemps, car s’ils deviennent un peu intelligents alors le monde tremblera