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Les travailleurs nettoyant des graffitis racistes de l’école bilingue le 7 février 2012 (Crédit : Flash90)

Le Shin Bet, le service de sécurité intérieure israélien, a révélé jeudi les noms de trois personnes derrière l’incendie fin novembre d’une école bilingue arabe-hébreu à Jérusalem, précisant qu’ils étaient membres d’un groupe extrémiste.

Dans un communiqué, le Shin Bet indique que Yitzhak Gabai, 22 ans, et les frères Nahman et Shlomo Twitto, respectivement 18 et 20 ans, sont des membres de Lehava , un groupe extrémiste israélien qui lutte contre les mariages entre juifs et Arabes.

La police avait annoncé dimanche l’arrestation de plusieurs personnes soupçonnées d’avoir incendié l’école et d’avoir inscrit des slogans racistes, sans donner plus de détails.

Le Shin Beth a indiqué que les trois jeunes hommes avaient avoué leur crime, qu’ils ont dit avoir commis pour « soulever le problème de la coexistence et du mariage (entre Arabes et juifs) auprès du public ».

Les activistes de Lehava suivent les enseignements de Meir Kahana, fondateur du mouvement raciste anti-arabe Kach, assassiné en 1990 à New York, a indiqué le Shin Beth, rappelant que des slogans « Kahan avait raison » ou « pas de coexistence avec le cancer » figuraient sur les murs de l’école.

Selon la police, les membres de Lehava sont liés à d’autres incidents violents récents.

Le dirigeant de Lehava, Bentzi Gopstein, a affirmé que son organisation n’agissait pas de façon illégale, et accusé dans un communiqué le Shin Beth d’essayer d’empêcher Lehava de mener à bien sa « tâche sacrée pour sauver les filles d’Israël ».

L’incendie de cette école bilingue arabe-hébreu, symbole d’une possible co-existence entre Israéliens et Palestiniens, avait provoqué des réactions virulentes de la classe politique israélienne.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait condamné une attaque allant « à l’encontre des efforts importants menés pour ramener le calme à Jérusalem », alors que les tensions entre Israéliens et Palestiniens sont extrêmement vives ces dernières semaines dans la Ville sainte.

AFP 12 décembre 2014, 13:32

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Actes de haine en Israël : une réalité déformée par les médias

L’ “acte de haine” est un terme inventé par les médias israéliens et sa signification est le “vandalisme à motif nationaliste”.

« Les actes de haine » (par opposition aux autres crimes,- dans le sens juridique du terme criminel -, que nous connaissons, basés sur l’amour …) existent dans les deux sens, c’est-à-dire qu’il y a un vandalisme nationaliste des Arabes contre les Juifs et des Juifs contre les Arabes.

Il y a seulement un problème: les médias ne relatent que la deuxième option.

Une classe de l’école bilingue de Jérusalem a été incendiée et des slogans ont été tagués sur les murs. Cela s’est passé il y a une dizaine de jours et depuis lors il n’y a pas eu un seul étudiant, ex-étudiant, professeur, directeur ou personne affectée au nettoyage de l’école qui n’ait été interviewé et a raconté sous le choc, comment ces Juifs tentent de porter atteinte à la coexistence et à quel point c’est terrible.

Pendant ce temp-là, à côté de Tekoa (dans le Goush Etzion en Cisjordanie, ndlr), à 12 minutes au sud de Jérusalem, des terroristes arabes ont jeté des blocs de béton sur des voitures. Un cycliste et un bébé ont été blessés.

Ils n’ont pas été surpris de constater que quelques jeunes violent la délicate coexistence qui a été tissée dans la région. Ils ont lancé des pierres dans le but de tuer. Ils ont été surpris de découvrir qu’ils étaient encore en vie.

Aucun média digne de ce nom (que ce soit un journal, une radio et, bien entendu une télévision, seuls quelques sites internet ont publié un flash très succint) n’a fait d’interview, par exemple de la mère du bébé, des responsables de la sécurité du village ou du cycliste.

Pas un seul habitant de Tekoah n’a vu son témoignage retransmis au cours d’une émission d’informations, car il n’avait pas de place. Ils étaient justement en train d’interviewer un enfant choqué par les graffitis sur les murs de sa classe à l’école judéo-arabe.

Les reportages des médias internationaux sont partiaux : les Palestiniens ont toujours raison, sont toujours les victimes. Ils ont raison parce qu’ils sont les victimes.

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Une vidéo de Mati Friedman, un important journaliste de l’agence Associated Press, a été récemment diffusée, dans laquelle il confie que les médias internationaux couvrant Israël travaillent avec une “hostilité obsessionnelle à l’égard des Juifs”.

Il explique, par exemple, comment on censure les photos qui ne sont pas conformes avec l’imagerie palestinienne.

Mais comment pourrais-je leur reprocher quoi que ce soit, alors que les médias israéliens font exactement la même chose ?

J’ai un ami qui une camionnette commerciale pour vendre du café chaud. Chaque matin, il se rend à son emplacement habituel où il vend des cafés aux touristes sur la route qui descend de Jérusalem vers la Mer morte.

Il a même installé à cet endroit une tente pour le confort des excursionnistes, mais dimanche dernier, il a constaté que son installation avait été détruite, le matériel pillé et des croix gammées taguées. En avez-vous entendu parler, avez-vous lu quelque part un titre de manchette ? Non, évidemment. Pourquoi ? Parce que « l’acte de haine” n’existe que lorsque ceux qui détestent sont des Juifs.

Si les Arabes détruisent, brûlent, pillent, menacent, déciment, brisent, pour les médias, cela n’a tout simplement pas eu lieu.

Pourquoi les médias israéliens se comportent de la sorte ? Car ils croient encore qu’une paix véritable peut s’instaurer ici. Et ils feront tout pour transformer cela en réalité: déformer les faits, cacher des informations, ignorer la réalité. En vérité cela fait bien longtemps qu’il n’y a plus de principe directeur, mais seulement un rêve. Et pour aboutir à ce rêve, les médias trahissent la confiance du public. Si chaque “acte de haine” commis par les Arabes était relaté, le public verrait alors “à qui il a affaire”, et la confiance entre Arabes et Juifs se détériorerait encore davantage.

Ceux qui croient encore les Arabes auront du mal à croire que ces centaines d’ “actes de haine” sont commis par une minorité infime et insignifiante. Ceux qui découvrent la vérité n’auront désormais plus confiance dans les Arabes et cela, les médias gauchistes ne peuvent pas se le permettre.

D’un autre côté, chaque article rapportant de manière obsessionnelle chaque graffiti tagué par un Juif est une nouvelle brique déposée sur le mur qui dénigre les habitants des implantations.

Celui qui contrevient à la loi (et pire encore, “celui qui sape l’équilibre délicat entre Juifs et Arabes” ou bien “porte atteinte à la coexistence”, “met le feu au conflit”, etc..) devrait être sévèrement puni. Il est le “méchant” de l’histoire.

Je ne suis pas naïve. Il y a des opérations “Prix à payer” commises par des Juifs et elles sont illégales à mes yeux. Tout autant parce que je déteste le vandalisme, mais aussi parce que ces actions servent nos ennemis.

Mais le sujet, cette fois-ci, ce n’est pas quelques gosses avec des bombes de peinture aérosol, mais les médias: rapportez la vérité.

“Le monde entier écoute ce que vous dites, soyez loyaux à l’égard de ceux qui vous suivent”.

Quand on nous parle de l’épidémie d’Ebola en Afrique ou de la guerre en Syrie, nous croyons sur parole, tout simplement parce que nous n’avons pas d’autre choix: nous ne nous rendrons pas partout pour nous assurer de la véracité des informations. Il en est de même pour ce qui se passe ici. Les citoyens du monde croient que nous sommes les méchants et que les Arabes sont les gentils tout simplement parce que c’est ainsi qu’on leur présente la réalité.

Mais pour autant que je connaisse la vérité de première main, sans intermédiaire, je crois de moins en moins les médias.

Karni Eldad est musicienne, mariée et mère de deux enfants, elle réside à Tekoa (Territoires)

[i24news.tvArticle original

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mivy

Il ne s’agissait pas ici de grafiti, mais d’incendie volontaire.
En Israël, les enfants sont élevés dans des écoles à l’image de leurs parents.
Les Habads fréquentent des écoles habads, les laïques des écoles laïques, les musulmans des écoles musulmanes, en général on n’y enseigne pas la haine, mais on ignore superbement les autres.
Ainsi beaucoup de petits juifs n’ont jamais parlé au moindre arabe, voir au moindre religieux, ou au moindre laïque. Ils s’ignorent, or les attentats font que les enfants ont peur, de même les voyous de prix à payer tentent de faire peur aux arabes.

On sait qu'{{ignorance plus peur = haine.}} Si on veut que la haine cesse, il faut clairement que les enfants se connaissent, et mettre le feu à un école qui tente de faire baisser la tension est très grave au niveau du symbole.

Je salue les efforts du Président Rivlin pour lutter contre le racisme, et j’espère qu’il saura entraîner le peuple dans une autre voie que celle préconisée par les nationalistes racistes judéo-arabes.