C’est fait: le Parlement israélien est dissous. Le peuple ira aux urnes le 17 mars, trois semaines avant la Pâque juive qui tombe cette année le 4 avril et symbolise la fête de la liberté.
L’actuel Premier ministre devrait se méfier de ce vent de liberté qui pourrait souffler sur le scrutin. Ils sont fatigués, les Israéliens.Fatigués de payer les alliances cassées par Benyamin Netanyahu pour satisfaire les pulsions irresponsables de quelques exaltés. Fatigués de la terreur qui s’abat sur eux, des couteaux et des haches de Jérusalem, du paquetage bouclé à la hâte pour des soldats à peine sortis de l’adolescence. Fatigués de ce vide politique dans lequel s’engouffre la violence.
Certes, je ne sombrerai pas ici dans les abysses de l’amalgame médiatique qui font porter la responsabilité exclusive de l’impasse actuelle à un Netanyahu diabolisé. Non, ce n’est pas lui qui a voulu le désastre de la guerre de Gaza cet été.
– Oui, les députés socialistes français qui ont voté voici quelques jours la loi recommandant la reconnaissance de l’Etat palestinien auraient tout de même pu consacrer quelques mots à l’inconnue du Hamas…que tout le monde connait d’ailleurs: la moitié de la Palestine bicéphale et ennemie exige la disparition totale d’Israël et les imams font l’apologie du massacre des juifs. Une vidéo circule en ce moment sur les réseaux sociaux. Intitulée sobrement » Kill all the jews », elle met en scène des voilées glamour, baptisées » Gaza Girls », appeler à l’extermination générale…
C’est donc pour mieux me démarquer de tous les Netanyahu-bashing qui remplissent les gazettes et les sites que j’ai rappelé ces quelques réalités.
Venons-en maintenant à la réalité israélienne crue et dure, laquelle a pour pendant la réalité palestinienne. De tout cela, oui, les Israéliens, gens immensément normaux dévorés par l’anormalité de la situation, sont fatigués.
Un nouveau sondage confirme mon analyse de samedi: en cas d’alliance du centre avec la gauche, le Likoud serait distancé de quelques sièges et l’actuel Premier ministre dans les cordes. Ce 8 décembre au soir, l’Etat hébreu est plongé dans une effervescence politique maximale. Tout est possible. Que la droite se trouve un nouveau challenger; que la gauche sorte de sa bulle et retrouve le sens de l’unité; que la jeunesse, si lasse, et en première ligne de la mort donnée et reçue sur tous les fronts, s’engage sur le terrain des urnes.
Tout est possible, et bien sûr, les provocations.
Tout est possible et peut-être enfin, ouvert.
Je n’ai pas dit un mot de l’attaque israélienne de ce week-end contre les bases du Hezbollah en Syrie. Le voici: elle nous rappelle qu’Israël est un pays en guerre – le seul pays en guerre de la planète où une multitude d’ONG nationales ne cessent de marteler chaque jour aux dirigeants qu’ils devraient rendre des comptes à la morale et à l’éthique- , un pays qui doit choisir entre ces différentes options: le califat sunnite des égorgeurs ou le Hezbollah chiite des camps d’entrainement? Le Hamas des missiles sur Tel-Aviv ou l’Iran pré-nucléaire? L’intifada des voitures-bélier aux arrêts de bus ou celle des irruptions à la hache dans les synagogues? C’est tout cela que le prochain gouvernement qui sortira des urnes du printemps devra…comment dit-on déjà lorsqu’on est un observateur pondéré de la lointaine tragédie d’Israël… »gérer »?
» Endiguer »? » Maitriser »?
Non, il devra vivre avec, et juste tenter de respirer un peu mieux, de donner de l’air aux siens et aux autres.
[Martine Gozlan lArticle original
Les députés israéliens ont voté lundi soir la dissolution du Parlement, ouvrant la voie à la tenue d’élections anticipées le 17 mars, après le limogeage de ministres centristes par le Premier ministre Benjamin Netanyahu.
Quatre-vingt-treize députés ont voté en faveur de la dissolution, et aucun contre. La Knesset compte 120 parlementaires.
La dissolution –soutenue par l’opposition– a été provoquée par un coup de force de M. Netanyahu, qui a limogé la semaine dernière deux ministres centristes, Yaïr Lapid (Finances) et Tzipi Livni (Justice), les accusant d’avoir ourdi un « putsch » contre lui.
Trois ans avant la fin de la législature, le Premier ministre a réclamé des élections en affirmant qu’il ne pouvait « plus diriger le pays ».
« Le Premier ministre israélien a fait deux erreurs », a déclaré M. Lapid lundi à la tribune de la Knesset. « Sa première erreur a été qu’il a conduit Israël vers des élections inutiles. La seconde erreur est qu’il va les perdre ».
Les dernières législatives ont eu lieu en janvier 2013 et les prochaines ne devaient se tenir initialement qu’en novembre 2017.
Mais la coalition gouvernementale a éclaté en raison de vives divergences au sujet notamment du budget 2015 et du projet de loi controversé définissant Israël comme « l’Etat national du peuple juif ».
M. Netanyahu avait présenté à M. Lapid cinq exigences pour sauver le gouvernement, parmi lesquelles le retrait de son projet de suppression de la TVA sur les achats immobiliers, la fin des critiques sur la colonisation israélienne à Jérusalem-Est annexée et son soutien au projet de loi sur l’Etat « juif », ce que ce dernier a refusé.
Pour former une prochaine majorité, le Premier ministre a d’ores et déjà indiqué qu’il souhaitait renouer son alliance avec les partis ultra-orthodoxes, actuellement dans l’opposition mais qu’il considère comme ses « alliés naturels ».
Il entend aussi maintenir l’accord avec deux partis de la droite dure, Israël Beiteinou, du ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, et le Foyer Juif, de Naftali Bennett, le ministre de l’Economie, favorables une colonisation tous azimuts dans les territoires palestiniens.
Une telle coalition, encore plus à droite, risque de compliquer encore davantage les efforts pour une reprise des négociations sur le processus de paix israélo-palestinien. Ce dernier est au point mort depuis 2000, malgré des tentatives américaines de relance dont la dernière a échoué au printemps.
De leur côté, les dirigeants de deux partis d’opposition – le parti travailliste et le parti de centre gauche HaTnuah – ont laissé entendre qu’ils pourraient former un bloc de centre-gauche pour contrer M. Netanyahu et remettre les négociations avec les Palestiniens en tête des priorités.
Selon un sondage publié en fin de semaine par le quotidien économique Globes, une liste commune composée du parti travailliste et de HaTnuah dépasserait le Likoud avec 24 sièges, contre 23 au parti de droite de M. Netanyahu.
Juste avant sa dissolution, la Knesset a voté une rallonge de 3,6 milliards de shekels (736 millions d’euros) pour le budget de la Défense 2014 afin de couvrir les dépenses entraînées par la dernière guerre à Gaza (8 juillet-26 août).
Dans l’urgence des dernières heures, le Parlement a également durci la loi sur l’immigration illégale après que la Cour suprême a cassé deux précédentes législations, très répressives.
© 2014 AFP
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Totalement OK avec ChicMontana mais également OK avec gerardn, car les difficultés économiques extrêmes d’une grande partie de la population israélienne détruisent aussi le pourquoi d’Israel: permettre à des juifs israéliens de vivre dignement, là aussi, il faut retrouver les valeurs perdues et maltraitées par l’élite de cette société.
Israel a des grands combats devant elle et devrait maintenant en finir avec ce tout « libertaire » qu’elle croit pouvoir atteindre ( notamment avec l’éducation des enfants). Les israéliens (même laïques) ont plus à gagner en retrouvant la voie des valeurs singulières du judaïsme.
Le thème principal a mon avis de la prochaine élection a la Knesset sera le pouvoir d’achat et le social. Les 3 legislatures Netanyahu ont extrêmement mis à mal le pouvoir d’achat des israeliens et complètement detruit le lien social. La sécurité peut tout aussi bien être géré pzr le centre gauche. L’action de Netanyahu cet été a été plus qu’esitante , et sans determination notamment sur l’elimination des dirigeants du Hamas a Gaza.
Il faut plébiciter Bibi, les risques qu’engendreraient l’arrivée de la gauche au pouvoir sont bien plus énormes que les « voltefaces » d’apparence du PM, obligé de composer avec des lapid et des livni véritables 5ème colonne au sein de l’équipe gouvernante. Bibi représente la seule barrière de sauvegarde contre le n’importe quoi d’une gauche prête à baisser son froc devant les diktats arabes au nom d’une illusoire paix qui n’arrivera jamais ! Personne n’oserait risquer un penny ni mettre sa main au feu en jurant qu’une paix arrachée par les arabes mettrait fin aux vicissitudes actuelles. Une fois dans des frontières reconnues internationalement, le hamas prendrait le pouvoir sur l’autre flanc de l’état juif et en conjonction avec les terroristes du sud Liban mettrait la population dans une situation mille fois plus dangereuse que celle vécue aujourd’hui. On a la preuve que par l’entremise des russes et des iraniens le hezb et le hamas se doteraient d’armes létales. Voilà pourquoi les électeurs se doivent de réfléchir à deux fois avant de mettre quiconque à la tête de l’état Juif. Il faut proscrire les livni, lapid et autre illusionniste socialiste qui se voit déjà PM à la place du PM. De deux maux il faut choisir le moindre, Bibi on le connaît, on connaît sa capacité de résistance aux énormes pressions. Il faut se garder des aventuriers prêts à vendre Israël et sa sécurité pour le prix d’une paix illusoire, nous n’oublions pas les ruptures de cesser le feu alors même que les signatures des traités n’étaient pas encore sèches…