
‘abattage rituel (viande halal ou cachère) pourrait-il venir au secours de l’abattoir de Bazas ? La piste est sérieusement envisagée. En effet, deux ans après sa modernisation à 4,2 millions d’euros, cet abattoir public – le seul de Gironde depuis la fermeture de celui de Bordeaux – est déficitaire. En cause, une activité insuffisante.
Aujourd’hui, 1 500 tonnes y sont abattues alors qu’il en faudrait 1 800 voire 2 000 pour atteindre l’équilibre. En quête de nouveaux utilisateurs, la Communauté de communes du Bazadais, propriétaire de l’abattoir, vient de lancer une étude technique sur l’abattage rituel.
Des travaux à prévoir
« Son but est de mesurer le poids des investissements nécessaires, l’abattoir de Bazas n’étant, pour l’instant, pas adapté. Cette première étude, dont les résultats seront connus avant la fin de l’année, sera suivie d’une seconde visant à évaluer le nombre de tonnes que cette pratique pourrait nous apporter. On parle de 300 à 500 tonnes annuelles, les professionnels de cette filière étant tenus de se rendre à Limoges ou en Espagne, faute de structure adaptée dans la région. Nous ne lancerons pas de nouveaux travaux sans être certain d’un retour sur investissement », indiquait, hier, Jean-Pierre Baillé, président de la Communauté de communes du Bazadais, à l’issue d’une réunion organisée à la sous-préfecture de Langon sur l’avenir de l’abattoir de Bazas. Y participaient des acteurs publics et privés de la filière viande.
La piste de l’abattage rituel y a été évoquée ainsi que celle de l’organisation d’une journée portes ouvertes, début 2015, pour faire découvrir aux éleveurs du département l’outil bazadais et sa salle de découpe.
À l’occasion de cette réunion, la Région et le Département ont annoncé qu’ils ne comptaient pas subventionner la construction d’un deuxième abattoir. Une flèche supplémentaire en direction du Groupement des éleveurs Girondins qui avait décliné l’invitation et n’a pas abandonné son projet de construire un abattoir privé à Bègles (lire nos précédentes éditions).
Le président de la CdC du Bazadais a également annoncé la remise à plat du contrat d’exploitation de l’abattoir : une procédure de délégation de service public doit être lancée en janvier pour remplacer le contrat d’affermage datant de 1977 sur lequel repose encore cet outil ultra-moderne.
[Sud OuestArticle original
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