La ministre de la Justice, la centriste Tzipi Livni, a dit craindre que la loi proposée ne place la préservation du caractère juif d’Israël au-dessus des valeurs démocratiques et a bloqué la discussion du texte au sein du comité qu’elle préside.
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Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait ouvert le conseil des ministres dimanche en promettant d' »avancer sur la loi de nationalité » proposée par son parti, le Likoud, et ses alliés d’extrême droite.

« Israël est un Etat juif et démocratique », a-t-il dit. « L’équilibre entre ces deux éléments est nécessaire, ce qui revient à équilibrer aussi notre système de justice qui reconnaît certainement le côté démocratique et devra maintenant reconnaître que nous sommes l’Etat national du peuple juif. »

Le Premier ministre pensait que le projet serait ensuite approuvé par le comité ministériel mais c’était sans compter sur l’intervention de Tzipi Livni.
Finalement, il a décidé que la question serait débattue par le gouvernement dans son ensemble, à une date qui n’a pas été fixée.

Agacé par l’attitude de Livni, le ministre de l’Economie Naftali Bennett, dirigeant du parti d’extrême droite Le Foyer juif, a annoncé que son mouvement ne soutiendrait plus les projets de loi présentés par les centristes.
Le texte sur l' »Etat juif » est dénoncé par des députés de gauche et les Arabes israéliens qui le jugent raciste et discriminatoire.

(Jeffrey Heller, Guy Kerivel pour le service français)

[JERUSALEM (Reuters) –>https://fr.news.yahoo.com/isra%C3%ABl-le-projet-loi-sur-letat-juif-divise-163147668.html »>Article original

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André

Faudra bien un jour qu’ils nous expliquent clairement en quoi judaïsme et démocratie sont incompatibles. Il n’y a pas de Vatican dans le judaïsme et, contrairement à l’islam, le judaïsme reconnait le libre arbitre de l’Homme. Autrement dit Dieu n’empêche pas les juifs de s’organiser en système politique démocratique tout en faisant leurs mitsvots…

N’en déplaise à la France, ce n’est pas la loi sur la laïcité de 1905 qui a inventé la séparation des pouvoirs entre le profane et le religieux en subordonnant le second au premier dans les affaires publiques tout en garantissant la liberté du second face au premier.

Car ce qui est bien caché en vérité c’est le rapport fondamental entre les philosophes libéraux des 16 et 17è siècles et la Bible dont, en grands connaisseurs, ils se sont inspiré pour penser « l’état de droit » au fondement de la démocratie moderne : John Locke n’a pas écrit un seul mais {« deux traités du gouvernement civil »}, le premier traitant de la Bible.

De même Hobbes dans le {Le Léviathan} consacre plus de trois cents pages aux enseignements politiques des Écritures saintes. Mais aussi Bertram et son {De Politia Judaeorum}, Selden avec {Sur les Assemblées et les autorités légales de l’antique Israël} ou encore Grotius. Tous des hébraïsants qui puisaient aux sources bibliques et rabbiniques.

Pour ceux que ça intéresse il y a un article passionnant sur ce sujet de Yoram Hazony dans la revue de Shmuel Trigano {Controverses} n°2 de 2006 et disponible en ligne ici : http://www.controverses.fr/articles/numero2/hazony2.htm

Et voici ce qu’il écrit :

{{«{Il faut donc relever qu’est passé sous silence l’intérêt marqué de Selden pour les sources bibliques et rabbiniques qui transparaît pourtant dans sa philosophie politique. Il en va de même lorsque l’on étudie d’autres penseurs plus connus. Un cours d’université classique abordera principalement la première moitié du Léviathan de Hobbes, or la deuxième moitié, elle, porte sur la Bible. Ce sera la seconde partie des Deux Traités sur le Gouvernement de Locke qui sera également étudiée dans les mêmes cours, tandis que la première moitié traite de la Bible.}»}}

Oui il y a une pensée politique dans la Bible et de plus a inspiré les philosophes libéraux précurseurs de la démocratie moderne via les concepts d'{état de droit} et de {séparation des pouvoirs}. Mais nos gauchistes fanatiques ne veulent pour rien au monde le savoir.

Ruth

« {{Le texte sur l’ »Etat juif » est dénoncé par des députés de gauche et les Arabes israéliens qui le jugent raciste et discriminatoire »}}
Bien sur, les arabes israéliens s’y connaissent en discrimination! c’est pourquoi, ils ne peuvent pas exiger d’un Etat ce que leurs coreligionnaires ne veulent pas donner aux juifs de par le monde.
Les gauchistes ne connaissent plus rien au judaïsme: ni religion, ni particularisme: ce sont des acculturés qui vivent au pays où coule l’Histoire.
Israel doit plus que jamais affirmer sa singularité au regard des nations: un peuple juif et démocratique!
L’Italie, l’Espagne, le Protugal et les pays de l’Est sont des exemples de pays catholiques et démocratiques, sauf qu’ils le masquent. c’est la seule différence: l’un expose ses cartes et les autres pensent duper les voisins.
La démocratie peut être riche de singularités et Israel en est une affirmation. Elle doit en prendre conscience !!!!