
« Police at the scene of the stabbing attack in Jerusalem, November 16th 2014 »
Ynet
Un Israélien a été poignardé dans le dos dimanche à Jérusalem d’un coup de tournevis imputé par la police à un jeune Palestinien qui a pris la fuite vers la partie Est de la ville.
Plusieurs barricades ont été placées à Jérusalem et la surveillance encore une fois renforcée alors que les forces de sécurité israéliennes sont à la recherche du suspect.
Cette agression survient dans un contexte de vives tensions entre Israéliens et Palestiniens à Jérusalem.
Elle s’est produite près de la porte de Damas, l’une des portes de la Vieille ville, à quelques centaines de mètres du Mur des Lamentations où l’homme, un Juif orthodoxe d’une trentaine d’années se rendait pour aller prier.

La victime souffre de blessures « légères à modérées », a indiqué la police.
L’Israélien a été poignardé par « un jeune Arabe, qui a ensuite pris la fuite », a rapporté la police qui a lancé des recherches pour le retrouver.

Le Hamas a par ailleurs salué et « se félicite de l’attaque au tournevis qui est une réponse naturelle aux crimes d’Israël », a déclaré un porte-parole du groupe terroriste lors d’une allocution télévisée.
Bien que le motif de cette attaque n’est pas encore été déterminé, il s’inscrit dans une période de vives tensions. La semaine dernière, un officier de Tsahal (20 ans) et une jeune femme de 25 ans ont été poignardés à mort dans deux attaques séparées, alors que les affrontements entre la police et les jeunes arabes sont quotidiens.
Heurts entre Arabes-israéliens
La localité arabe d’Abou Snan, dans le nord d’Israël, était toujours sous tension dimanche après de violents heurts entre de jeunes musulmans et jeunes druzes qui ont fait dans la nuit de vendredi à samedi 40 blessés, dont un dans un état critique.

« Arab Israeli youths shoot firecrackers during clashes with Israel security forces in the town of Kfar Kana, in northern Israel on November 9, 2014 »
Jack Guez (AFP)
Ces heurts interviennent sur fond de tensions grandissantes au sein de la communauté arabe d’Israël.
Selon des témoins, ils sont nés d’échanges d’accusations entre jeunes musulmans et chrétiens d’une part, et druzes d’autre part, après la mort d’un jeune Arabe-Israélien abattu il y a une semaine par la police.
Des tensions éclatent régulièrement avec d’autres Arabes-israéliens qui se disent considérés comme des « citoyens de seconde zone » et accusent les druzes (7.000 des 11.000 Arabes employés dans les forces de l’ordre israéliennes) d’aider Israël à les réprimer.
A Abou Snan, les tensions sont nées dans un lycée où de jeunes musulmans et chrétiens se sont présentés arborant le keffieh palestinien en signe de solidarité avec la jeune victime de la police. Ils ont ensuite dénoncé l’enrôlement des druzes dans les forces de l’ordre israéliennes, a rapporté Hussein Souweiti, un habitant de la localité où vivent 7.000 musulmans, 4.500 druzes et 2.500 chrétiens.
Les adolescents ont ensuite échangé des invectives sur les réseaux sociaux avant d’en venir aux mains, puis aux couteaux et aux grenades, et ces heurts ont fait 40 blessés, selon des sources médicales. Un blessé, musulman, est actuellement hospitalisé dans un état critique, ont précisé ces sources.
Dimanche, des renforts de police étaient déployés et s’interposaient entre les deux camps, a indiqué la porte-parole de la police israélienne à l’AFP.
[i24news avec AFPArticle original
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