Un président qui, au lieu de choisir ses mots, choisit ses morts et qui, en prétendant nous donner des leçons sur le racisme en France, lorsqu’il concerne exclusivement l’immigration — sans même que les preuves en soient apportées —, établit une véritable ségrégation entre les Français.
On se souvient de ses silences face aux actes antisémites, qui se sont traduits par des morts, des viols et des violences, et surtout de son refus de participer à la manifestation contre l’antisémitisme.
Sa lutte contre l’antisémitisme est un exemple de politique purement spectaculaire, au sens théâtral du terme : des mises en scène, des paroles creuses et, dans les faits, des actes et une politique ressentis comme antisémites par les Français directement concernés.
Cet homme a beau être cultivé, il démontre, par son comportement, à quel point la culture occidentale contemporaine a relégué la morale hors de son champ de réflexion. La vraie morale, celle qui exige de l’Homme qu’il se comporte à l’image de Dieu, semble avoir cédé la place à une morale de façade, portée par des hommes dépourvus de véritables références éthiques.
Ces derniers se contentent de singer les valeurs que la Bible a offertes à l’humanité, sans jamais en accepter véritablement le message, ni les exigences morales qui en découlent.
Mein Kampf, la bible et le coran : qui est Kévin T., le suspect de l’attentat raciste à Trappes ?
Les enquêteurs travaillent à déterminer le ou les mobiles de l’assaillant arrêté lors d’un périple meurtrier dans les Yvelines qui a fait un mort et cinq blessés ce vendredi.
La conjonction interroge. Selon les informations du Point, l’homme de 39 ans, suspecté d’être l’auteur de l’attentat raciste commis vendredi dans les Yvelines, a déclaré aux policiers intervenants qu’il avait agi en réaction aux exactions commises en marge des manifestations du 17 octobre. Cette journée marquée par de violents heurts et pillages de commerce est-elle le déclencheur de son passage à l’acte ou y en a-t-il un autre ? C’est ce que les enquêteurs tentent de déterminer.
Autre découverte à expliciter : les policiers ont trouvé en perquisition dans son appartement un exemplaire du brûlot d’Adolf Hitler, Mein Kampf, mais aussi une bible et un coran. Selon le chef de l’État qui s’exprimait hier lors de son déplacement à Trappes, les victimes ont « été visées à raison de leur couleur et de leur religion supposée ».
Le caractère raciste de l’attentat s’appuie, selon Emmanuel Macron, « sur une préméditation de sa part, des propos qu’il a tenus, très clairement consignés dans les premières heures. Il a épargné des gens en raison de leur peau ou en tout cas ce qu’il croyait être et il a assumé son acte ».
Aucune complicité « mise au jour pour l’heure »
Kévin T., célibataire travaillant comme technicien sécurité dans le domaine des hydrocarbures, est suspecté d’avoir fait six victimes ce vendredi, en tirant en rafales à mesure qu’il se déplaçait à bord de sa voiture.
Un homme de 26 ans a succombé à ses blessures, cinq autres personnes ont été blessées dont trois grièvement. Une enfant de 12 ans figure parmi elles, touchée à plusieurs reprises. « Elle est sortie de réanimation », nous a expliqué le maire de Trappes, présente à la manifestation anti-RN à Orléans. Mais son état reste critique.
Dans la voiture de l’assaillant au moment de son arrestation, les policiers ont saisi un pistolet-mitrailleur Sten ainsi qu’une bombe lacrymogène.
Le suspect, né à Saint-Cyr-l’École, est toujours en garde à vue ainsi que trois personnes de son entourage. Il est effectivement d’usage de voir des proches d’auteurs d’attentat interrogés sous ce régime pour détecter ou écarter tout lien avec les faits. En l’état, la source proche du dossier indique au Point qu’« aucune complicité n’a été mise au jour pour l’heure ».
Une quantité « hallucinante » de cartouches
Les policiers ont constaté sur les lieux des faits une « quantité hallucinante de cartouches, et des tirs effectués y compris sur son propre véhicule, qui était truffé d’impacts », poursuit notre interlocuteur. Le piégeage de son appartement signe l’état d’esprit dans lequel il était avant de passer à l’acte : « Il partait pour ne jamais revenir, il faisait table rase de sa vie », souligne la source précédemment citée.
Avant son périple meurtrier, il avait installé dans son appartement un dispositif composé « de trois bouteilles de gaz et des fils électriques connectés à un minuteur », relate le Parquet national antiterroriste.
Les faits étant criminels, le suspect fera l’objet d’examens psychologiques et psychiatriques, pour permettre de déterminer s’il était en pleine possession de ses moyens psychiques au moment des faits.
Inconnu des services de renseignements
L’enquête, confiée à la Sdat et à la DGSI est ouverte notamment pour assassinat et tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance que les faits ont été commis à raison de l’appartenance vraie ou supposée, à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée.
Cet homme était inconnu des services de renseignements, il n’était pas non plus connu pour un quelconque lien avec la mouvance d’ultra-droite. Il avait été condamné dans le passé à quatre reprises pour des faits de droit commun, des condamnations réhabilitées de plein droit. Le droit prévoit en effet que la condamnation pénale soit effacée automatiquement par la loi après un certain délai. Pour ce faire, la personne ne doit pas avoir commis de nouvelle infraction criminelle ou correctionnelle pendant le délai imposé.
Attaque à Trappes et à La Verrière : « La première fois… », la petite phrase d’Emmanuel Macron qui ne passe pas.
Le poids des mots : En qualifiant l’attaque de Trappes de « premier » acte terroriste en raison de la « couleur de peau ou de la religion » en France, le président de la République a provoqué un tollé de toute la classe politique.
Ce vendredi, la classe politique a exprimé sa réprobation devant les propos d’Emmanuel Macron sur l’attaque à Trappes, que le président a qualifiée de « premier » acte terroriste en raison de la « couleur de peau ou de la religion », malgré des précédents.
Des deux côtés de l’échiquier politique en passant par des associations, le chef d’État est accusé d’« oublier », de « nier la réalité », notamment des attentats commis en 2012 par Mohammed Merah, qui a coûté la vie à sept personnes parmi lesquelles trois enfants d’une école juive, celui de l’hypercasher en 2015, l’assassinat du père Hamel en 2016 ou encore l’attaque de la basilique Notre-Dame de Nice en 2020.
« La première fois… »
Vendredi, un homme soupçonné d’avoir voulu s’en prendre à des personnes issues de l’immigration a tué une personne et fait cinq blessés lors d’une fusillade entre Trappes et La Verrière (Yvelines). Il a été interpellé et placé en garde à vue. « C’est un tournant parce que c’est la première fois qu’il y a un acte terroriste planifié pour tuer nos compatriotes, nos enfants, en raison de leur couleur de peau ou de la religion qu’on leur donne », a affirmé Emmanuel Macron, en déplacement dans la soirée à Trappes.
« Ce qui s’est passé aujourd’hui, c’est un attentat terroriste, raciste », a-t-il assuré. « Nous n’avons rien à céder aux idées qui s’installent dans la République et qui peuvent justifier ce genre de comportement ou qui créent une atmosphère qui pourrait les justifier. »
« Factuellement fausse donc politiquement problématique… »
« Contrairement à ce que vous déclarez, ce n’est pas “la première fois” que des Français sont visés et tués, dans le cadre d’une opération terroriste planifiée, “en raison de leur couleur de peau ou de leur religion” », a lancé sur la plateforme X le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, rappelant les précédents des 15 dernières années.
« Cette déclaration du président de la République est factuellement fausse donc politiquement problématique », a abondé le député PS de l’Essonne Jérôme Guedj, soulignant que « l’assignation identitaire » avait déjà « servi de levier au terrorisme ».
Remontant jusqu’à la rue des Rosiers en 1982, le député européen et membre LR François-Xavier Bellamy appelle Emmanuel Macron à ne pas, « pour faire croire qu’elle est un “tournant”, nier soudain la réalité des larmes versées par la France depuis bien trop longtemps », mentionnant également l’attentat contre Charlie Hebdo et le meurtre de Samuel Paty, « tués pour ce en quoi ils ne croyaient pas ».
Un président qui « choisit ses morts »
« Soirée tragique où un président choisit ses morts. Il oublie les catholiques, comme le père Hamel, mort parce que catholique. Il oublie les Juifs, comme les enfants Sandler, morts parce que Juifs. Il oublie les Blancs, comme Thomas, mort parce que Blanc », a encore tancé la députée européenne Sarah Knafo (Reconquête).
Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Yonathan Arfi, s’est lui aussi ému de la déclaration d’Emmanuel Macron. « Tuer un Français pour sa couleur de peau ou sa religion supposée, c’est attaquer la République tout entière. Nous sommes tous aux côtés des victimes sans réserve », a-t-il écrit sur X. « C’est précisément parce que cette unité est sacrée qu’une déclaration du président de la République oblige à une mise au point », relevant que « ce n’est malheureusement pas “la première fois” qu’un tel attentat se produit en France ».
Le président se reprend
Dans la soirée, l’Élysée a réagi à la polémique qui enflait sur les réseaux sociaux en expliquant que « le chef de l’État parl (ait) bien évidemment du premier attentat raciste sur le fondement de la couleur de peau commis dans notre pays, ainsi qu’il l’a précisé au début de son intervention ».
Le chef de l’État a lui-même précisé dans un message sur X vouloir « rappeler une vérité essentielle et éviter toute polémique : notre pays a connu, ces dernières années, des attentats qui ont frappé des chrétiens parce qu’ils étaient chrétiens et des juifs parce qu’ils étaient juifs. Aucune de ces victimes ne doit être oubliée. Aucune douleur ne doit être hiérarchisée ». « Et je veux que rien, ce soir, ne vienne ajouter à la peine des familles, à la tristesse du pays et au recueillement de la nation », a dit Emmanuel Macron.
JForum.Fr
![]() |
![]() |





































