Nous tenons le Hamas à la gorge » : à Gaza, l’armée israélienne repousse la « ligne jaune » jour après jour

Israël a tué le nouveau chef de la branche armée du Hamas. Il ne reste que très peu de survivants dans la direction décimée du Hamas, et ceux-ci se terrent par peur d’être éliminés à leur tour. Les infrastructures du Hamas ont été détruites à 95 %.

Les Gazaouis n’attendent qu’une chose : partir de cette enclave. Plus de 200 000 personnes ont déjà quitté cette zone condamnée à la ruine. Le principal allié du Hamas, l’UNRWA, est désormais interdit de présence. Le statut de réfugié, qui a protégé les Gazaouis en leur permettant de vivre grâce aux subventions internationales alors qu’une partie d’entre eux se livrait au terrorisme, est maintenant chose morte.

Israël a déclaré mercredi avoir tué dans une frappe à Gaza Mohammed Odeh, chef présumé de la branche armée du mouvement islamiste palestinien Hamas après l’élimination de son prédécesseur mi-mai 2026.

A Gaza, une source au sein du Hamas a indiqué sans plus de détails à le début de « la procession funéraire de Mohammed Odeh, tué la nuit dernière avec son épouse et deux de ses enfants dans une frappe aérienne israélienne ayant visé un immeuble résidentiel dans la ville de Gaza ». 

Mardi soir, le ministre de la Défense israélien Israël Katz et le Premier ministre Benjamin Netanyahu avaient fait état d’une frappe ciblant Odeh, « l’un des principaux architectes du massacre du 7 octobre 2023 », dans une référence à l’attaque du Hamas ayant déclenché la guerre de Gaza.

Dans un communiqué conjoint, l’armée et le Shin Bet, l’agence de la sécurité intérieure israélienne, affirment mercredi qu’il a été tué.

Mohammed Odeh a longtemps dirigé les services des renseignements des Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche militaire du Hamas. Sa nomination à la tête des Brigades pour succéder à Ezzedine al-Haddad, tué le 15 mai dans une frappe israélienne, n’a jamais été annoncée ou confirmée officiellement par le mouvement terroriste palestinien.

Mais jusqu’à l’annonce israélienne, il passait pour l’un des principaux dirigeants militaires du Hamas encore en vie après la mort de Mohammed Deif, chef des Brigades tué dans une frappe israélienne en juillet 2024, puis de celle de son successeur et chef suprême du Hamas, Yahya Sinouar, tué en octobre 2024 par des tirs de soldats israéliens, et auquel al-Haddad avait succédé comme chef militaire.

Mardi soir, une source sécuritaire à Gaza avait fait état d’un bombardement israélien intense dans l’ouest de Gaza-ville, indiquant n’avoir « aucune information sur la cible ».

Mais « l’ampleur et l’intensité de l’attaque ont alimenté les spéculations selon lesquelles la cible était le commandant Mohammed Odeh, qui a succédé au commandant martyr Ezzedine al-Haddad », avait ajouté cette source.

 « Engagés à éliminer » 

« Nous nous sommes engagés à éliminer tous ceux qui ont dirigé le massacre du 7-Octobre, et c’est ce que nous ferons », a déclaré Israël Katz sur X en annonçant la mort d’Odeh. Le ministre a ajouté qu’Israël était déterminé à mettre fin au règne du Hamas à Gaza. 

« Le plan de migration volontaire depuis Gaza sera également mis en œuvre, tout sera fait au moment opportun et de la bonne manière », a aussi dit M. Katz, faisant allusion à un projet d’émigration des habitants de la bande de Gaza vers des pays tiers porté par le ministre d’extrême droite Bezalel Smotrich et partiellement repris par le président Donald Trump avant d’être abandonné. 

En février, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme Volker Türk avait dénoncé « des actions d’Israël qui semblent viser à opérer un changement démographique permanent à Gaza ».

L’attaque du 7 octobre 2023 a fait plus de 2 000 morts du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte établi à partir de données officielles israéliennes.

Plus de 72.800 Palestiniens dont plus de 40 000 terroristes ont été tués dans la campagne militaire de représailles menée par Israël, dont plus de 900 depuis le cessez-le-feu d’octobre 2025, selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l’autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU.

Israël et le Hamas s’accusent au quotidien de violer la trêve, entrée en vigueur après un peu plus de deux ans d’une guerre ayant dévasté la bande de Gaza. Depuis lors, l’armée israélienne contrôle plus de la moitié du petit territoire côtier palestinien, le reste restant sous la férule du Hamas, qui avait pris le pouvoir en 2007.

Depuis le cessez-le-feu d’octobre 2025, l’armée israélienne étend progressivement son contrôle sur la bande de Gaza, faisant reculer la « ligne jaune » qui séparait les zones tenues par Israël et le Hamas. Benyamin Netanyahou assume cette stratégie d’expansion territoriale et souhaite la poursuivre.

Selon plusieurs données, environ 53 % du territoire de Gaza étaient sous contrôle israélien à l’automne 2025. En mai 2026, cette proportion atteindrait désormais près de 64 %.

Netanyahou assume sa volonté d’extension

Le gouvernement de Benyamin Netanyahou assume ouvertement cette stratégie. Le Premier ministre israélien a récemment affirmé vouloir porter le contrôle militaire israélien à « 70 % du territoire », après avoir déclaré quelques jours plus tôt qu’Israël contrôlait déjà « 60 % » de Gaza ». « Nous tenons le Hamas à la gorge », a-t-il ajouté.

Israël présente ces zones comme des « zones tampons » destinées à empêcher une nouvelle attaque similaire à celle du 7 octobre 2023.

900 morts depuis la signature du cessez-le-feu 

Pendant ce temps, les destructions continuent et la question de la reconstruction reste largement sans réponse, alors que les Nations unies estiment les besoins à plus de 71 milliards de dollars sur dix ans.

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1 Commentaire
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Alain

Toute l’attention étant focalisée sur le hezbollah et les mollahs, je me demandais ce que devenait, vraiment, le hamaSS. Me voilà rassuré.
Quant à la reconstruction de Gaza, que les bonnes âmes se rassurent ; Israël saura faire. Au bénéfice de sa sécurité et de la prospérité de la région.
Quant aux Gazaouis, ils retourneront d’où ils sont venus. Leur haine s’est retournée contre eux.