« Les gauchistes sont des merdes ! » : les meilleures punchlines de Javier Milei, le nouveau président argentin
Elu ce dimanche 19 novembre, avec 55.95 % des voix, Javier Milei remporte une victoire fort commentée dans le monde entier. Outre les « gauchistes », la cible préférée du nouveau président est l’Etat. « Entre la mafia et l’État, je préfère la mafia. La mafia a des codes, la mafia tient sa parole, la mafia ne ment pas, la mafia est compétitive. » Javier Milei est un libertarien qui prône une réduction drastique du rôle de l’Etat, à qui il reproche sa corruption et son inefficacité. En campagne, il a annoncé « une réforme de l’État permettant d’obtenir plus d’efficacité et des coûts réduits ». Pour ce faire, « les dépenses publiques totales doivent être réduites, mais pas par des réductions brutales, encore moins par une liquéfaction avec l’inflation, mais en donnant la priorité à certaines dépenses ». Parmi les économies prévues par Milei figure la suppression de plusieurs ministères.
« L’Etat est le problème »
Déclinant sa critique de l’autorité centrale, Javier Milei déclarait encore en octobre dernier : « L’État est comme un pédophile dans un jardin d’enfants, où ces derniers sont enchaînés et recouverts de vaseline. » Une comparaison douteuse qui exprime clairement sa défiance vis-à-vis de l’Etat. Sur le fond, Milei considère que les impôts sont un obstacle, et même un « esclavage », et que s’y soustraire devrait être un droit de l’homme.
« Dépenser, dépenser, dépenser »
« Je suis le général AnCap [anarcho-capitaliste]. Je viens du Liberland, une terre créée par le principe d’appropriation originelle de l’homme (…). Ma mission est de botter le cul aux Keynésiens et à ces fils de pute de collectivistes. » Déguisé en super-héros, Milei avait interrogé le gouvernement dans une vidéo diffusée en 2019 qui avait fait fureur. On pouvait le voir vêtu d’un costume noir et jaune, masqué, avec un sceptre à la main alors qu’il chantait une oeuvre de sa composition intitulée “La marche des dépenses publiques” : « Dépenser, dépenser, dépenser, telle est notre règle fiscale, et si les revenus n’augmentent pas davantage, alors nous irons à la Banque Centrale, et il y aura de l’inflation… s’ils ne réduisent pas les dépenses, alors la crise viendra.»
Si Milei se revendique catholique, il ne mâche pas pour autant ses mots au sujet du souverain pontif. « Le Pape François est le représentant du Malin sur Terre, assis sur le trône de la Maison de Dieu. Le Pape encourage le communisme, ce qui va à l’encontre des Écritures Saintes », lâchait Javier Milei au cours d’une interview début septembre. En d’autres occasions, il n’a pas hésité à le traiter d’« âne », ou d’« ignorant ». Il avait encore suggéré de rappeler au Pape que « l’envie, qui est à l’origine de la justice sociale, est un péché mortel ». Ce qui ne l’a pas empêché de soutenir que la Pape serait évidemment bienvenu en Argentine s’il le souhaitait, et qu’il serait bien reconnu comme « chef d’Etat et chef de l’Eglise catholique ».
Les mensonges du socialisme
« Une entreprise qui pollue le fleuve, où est le mal ? » Milei a fait de l’anti-progressisme sa marque de fabrique. Il a notamment qualifié le réchauffement climatique d’« un autre mensonge du socialisme ». Interrogé sur divers problèmes environnementaux, il a proposé une même solution : la privatisation. « Ce qui n’est pas bien défini, c’est le droit de propriété. Cette entreprise peut polluer la rivière autant qu’elle veut, savez-vous pourquoi ? Parce qu’il y a un excès d’eau, a-t-il expliqué. Dans une société où l’eau est abondante et où le prix de l’eau est nul, qui va donc revendiquer la propriété de cette rivière ? Personne, parce qu’ils ne peuvent pas gagner d’argent ».
« Prenez un personnage de Puccini, donnez-lui vie et c’est moi ! ». Voilà comment Milei s’est défini, en référence à son style grandiloquent et passionné, en 2019. « Je suis un économiste mathématicien, un libéral dans un pays de gauche, j’ai tous les éléments pour être détesté », avait-il ajouté, se considérant comme une « erreur inattendue de type II de la Matrice collectiviste », c’est comme « quand vous faites tout de travers et que tout se passe bien » ou, « quand l’alarme ne sonne pas alors qu’elle devrait le faire ».
Enfin, l’économiste est connu pour ses violentes critiques de l’idéologie woke et bien-pensante « Dans quel monde vivons-nous ? Celui de la folie stupide du politiquement correct, où, si vous ne récitez pas votre catéchisme socialiste, woke, alors vous êtes violent, vous êtes un danger pour la démocratie. Si nous continuons avec ces bêtises, nous ne serons plus le 140e pays mondial, mais le plus grand bidonville au monde ».
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Ne boudons pas notre plaisir !
Et pourquoi pas espérer l’ouverture de camps de la mort, où seront expédiés les merdes en question ?
Ce sera un progrès pour l’humanité !