Un million de déplacés dans la bande de Gaza
Selon l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens, un million d’habitants de l’enclave palestinienne ont été déplacés en une semaine, en particulier du nord du territoire, zone dans laquelle l’armée israélienne prépare une offensive terrestre.
Environ un million de personnes ont été déplacées dans la bande de Gaza depuis le début des bombardements israéliens en réponse à l’attaque terroriste du Hamas le 7 octobre, a fait savoir dimanche 15 octobre l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA).
Vendredi matin, l’armée israélienne avait appelé les centaines de milliers d’habitants du nord de l’enclave palestinienne à évacuer la zone, prélude à une offensive terrestre pour laquelle des Tsahal continue de masser des troupes à la frontière.
Depuis Gaza, le Washington Post décrivait l’exode dans un article publié samedi : “Dans certaines zones, la circulation s’est arrêtée, les camions, les bus, les voitures bondées et les piétons se pressant tous sur les mêmes routes étroites pour se diriger vers le sud.” Pour certains, la fuite vers le sud de Gaza n’est pas une option, souvent par peur des bombardements ou manque de carburant.
Les hôpitaux du nord de l’enclave sont aussi confrontés à des choix “impossibles”, observe le New York Times. Aux abords de l’hôpital Al-Shifa, le plus grand complexe médical de la bande de Gaza, les blessés continuaient d’affluer dimanche. “70 patients sont sous respirateur, 200 sont sous dialyse et de nombreux bébés sont en couveuse.”
L’aide humanitaire continuait d’arriver en Égypte dimanche, mais le point de passage de Rafah vers Gaza reste fermé et Le Caire refuse d’ouvrir sa frontière et d’accueillir les réfugiés gazaouis.
Le ministre de l’Énergie israélien, Israël Katz, a confirmé dimanche le rétablissement de la distribution d’eau dans le sud de la bande de Gaza, après sept jours de coupure ordonnée en représailles à l’attaque du Hamas sur le sol israélien. Cette décision, « approuvée par le premier ministre [Benyamin] Nétanyahou et le président [américain, Joe] Biden, poussera la population civile vers le sud de la bande », a estimé M. Katz.
Malgré les efforts désespérés du Hamas, de ses soutiens à savoir l’ONU, les ONG et contre l’avis des pseudo-spécialistes français, la population du nord de Gaza a fui vers le sud. Le bouclier humain a disparu, ne resteront que ceux qui veulent assister le Hamas.

Le Hamas, a perdu là une arme de dissuasion massive. Ceci explique l’agitation du Hezbollah et de l’Iran, qui voit le Hamas condamné à être pilonné et être écrasé sous un tapis de bombe. Israël n’a pas à se presser à entrer à Gaza, pour limiter les pertes.
Les nouvelles bombes qui pourraient être employées peuvent de détruire des ouvrages en béton à plusieurs mètres de profondeur. Ce scenario serait un cauchemar pour les trois alliées Hamas-Hezbollah et Iran.
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Cette évacuation express montre l’efficacité absolue de la méthode consistant à dire au squatter arabe »tu dégagés fissah, sinon tu vas recevoir des missiles avec tous les compliments des Juifs »! Les israéliens montrent, une fois de plus, que le meilleur des bluffs c’est de ne jamais bluffer. Les Juifs mean business. On sent ici l’influence de l’extrême droite israélienne, car la gauche aurait donné un délai raisonnable, d’un à 3 mois, pour évacuer les lieux. Lequel des deux a raison. L’emploi de la force, sans discussion, cela marche toujours. Avec l’extrême droite dans le gouvernement israélien, les squatters arabes de la terre juive de Judée-Samarie vont comprendre rapidement que leur tour viendra s’ils ne se tiennent pas tranquilles. l’Égypte, l’Arabie Saoudite, la Transjordanie, et l’Europe, peuvent parfaitement récupérer ces populations. Une question qui monte est que va faire Israël de cette zone évacuée, une fois la guerre terminée? C’est dans les guerres que se révèle la valeur des dirigeants politiques et qu’ils modèlent le paysage géopolitique de l’après-guerre selon leur vision du futur.