Après l’Incident de Nabi Saleh
Aprè une prolongation de 5 jours de sa garde à vue, Ahed Tamimi pourrait être condamnée à 2 ans de prison et 6.000 shekels d’amende.

Photo: AP
L’incident impliquant la jeune palestinienne Ahed Tamimi, qui a giflé un officier de Tsahal, la semaine dernière, est un événement d’importance opérationnelle ésotérique (anecdotique) qui a éclaté pour se transformer en méga-événement dans les médias. Il prouve, une fois encore, que la caméra reste une des armes les plus puissantes dans les territoires.
Des milliers de commentateurs qui ont répondu sur les réseaux sociaux à ces images difficiles à digérer se sont hâtés de comparer l’incident dans le village de Nbi Saleh, près de Ramallah à l’incident impliquant Elor Azaria. La revendication immédaite consistait à dire que d’avoir envoyé Azaria en prison a débouché sur cette absence de réaction de la part d’un détachement de Tsahal qui évitait ainsi de répliquer à une grave provocation.
La vérité, c’est qu’un incident qui a bien plus de points communs avec les circonstances de l’affaire Azaria? impliquant un tir contre un terroriste à terre à Hébron, s’est bien déroulé vendredi en huit, au carrefour de Judée et Samarie – et pas à Nabi Saleh. Lors de cet incident, un terroriste qui avait attaqué et blessé un policier garde-frontière a bien été tué.
Le terroriste a été tué alors qu’il était déjà allongé sur la route, à cause des soupçons le concernant qu’il portait une ceinture d’explosifs. Les hommes de troupe ont donc tiré sans aucune hésitation. Personne ne les a convoqués à la moindre enquête de conformité. Apparemment, l’affaire Azaria n’empêche pas réellement de tirer quand cela semble absolument nécessaire.
D’un autre côté, l’incident lié à la gifle de Nabi Saleh fait encore l’objet d’une enquête, dont les conclusions seront soumises au chef d’Etat-Major et au Ministre de la Défense, rien de moins. Le commandant de Brigade et le commandant de Division ont mené une première exploration préalable la semaine dernière, et leujr rapport a été présenté au commandant du Commandement central de Tsahal, le Général-Major Roni Numa.
Dans l’Affaire Azaria, le Général commandant le Commandement central de Tsahal pensait à l’origine que l’incident pouvait être traité grâce à une procédure de commandement standard, mais le chef d’Etat-major et le Miistre de la défense se sont empressés de condamner publiquement le tir, déclenchant par là même, une danse des démons médiatiques.
Certains ont soutenu que l’affaire a assombri les relations entre le chef d’Etat-Major Eisenkott et le Général-Major Roni Numa et qu’elle était une des raisons pour lesquelles Numa n’avait pas été intégré dans le récent cycle de nominations , ce qui débouchera sur la fin de sa carrière militaire très prochainement.
Alors que le récent incident est encore en cours d’investigation, le Ministre de la Défense a diffusé une annonce rapide concernant la manière dont les forces de Tsahal se conduisent, sauf que cette fois, c’était bien moins ambigu que lors de la déclaration de Moshe Ya’alon sur la façon de faire d’Azaria, prononcée au cours d’un débat à la Knesset.
Le Ministre de la Défense Avigdor Lieberman a déclaré, lors de la cérémonie d’allumage des bougies de Hanoukah avec les hommes de troupe de Tsahal : « Chacun d’entre nous soutient pleinement nos soldats. Vous devez prendre conscience que certaines situations sont complexes et quoiqu’il arrive, nous, en tant qu’échelon politique suprême et en tant qu’échelon suprême de commandement, soutiendrons tous nos soldats. C’est la leçon la plus importante de l’incident d’hier.
De façon plus importante, la personne qui s’est comportée de façon sauvage au cours de la journée, a été arrêtée au cours de la nuit. Aujourd’hui, sa mère sera amenée pour subir un interrogatoire, et nous réglerons les comptes judiciaires avec tout individu impliqué ».
Mettre des policiers plutôt que des soldats
Revenant à des proportions plus justes, le Général de Brigades (de réserve) Moshe (Chicko) Tamir soutient que le fond du problème avec cette affaire de gifle ne concerne pas tant le comportement des troupes ni la fille, militante professionnelle depuis tout jeune, mais quelque chose de plus sérieux : le fait que Tsahal n’est pas du tout adaptée aux missions qu’elle peut rencontrée dans les territoires ».
Tamir était le commandant de la Brigade d’infanterie Golani, quand celle-ci a dû prendre rapidement le contrôle de la ville de Tulkarem – une mise en mouvement qui comprenait des centaines d’arrestations dans le cadre de l’Opération Rempart (Bouclier Défensif) de 2002. « Les circonstances à l’époque étaient complètement différentes », affirme Tamir. « Au cours de l’Opération Rempart, on avait assigné aux troupes une mission opérationnelle clairement définie, alors qu’aucours de ces dix dernières années, Tsahal engage ses meilleures forces dans les territoires pour des missions qui sont strcitement des missions de police.
« Il est important de comprendre qu’il existe une énorme différence entre les forces armées entraînées à employer leurs forces maximales et la façon de enser de la police, qui entreprend essentiellement d’employer la quantité minimale de force requiser dans le but de maintenir l’ordre public. Une force militaire combattante n’est pas censée savoir comment remplir unre mission de police comme celle qui devait l’être dans le village de Nabi Saleh, tout comme des policiers chevronnés ne sont pas supposés combattre des terroristes du Hezbollah au Liban.
» La solution souhaitable depuis longtemps devrait impliquer le renforcement des unités des Gardes Frontières suboirdonnées à Tsahal dans les zones rurales des territoires et tout le long de la « ligne de jointure » (comme dans le cas de la zone entourant Jérusalem – où Tsahal n’opère pas du tout), mais à cause de raisons tout à fait contingentes, Tsahal et la police font exactement le contraire. Ils réduisent ce type de forces. Dans ces circonstances, on ne peut pas blâmer les troupes sur le terrain – mais seulement l’échelon qui les envoie sur des missions pour lesquelles ils ne sont ni entraînés ni qualifiés, à l’origine, pour les accomplir.
| 22/12/2017
Adaptation : Marc Brzustowski
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« Ahed Tamimi pourrait être condamnée à 2 ans de prison et 6.000 shekels d’amende.
Aaaahhhh!
pourrait, c’est mieux que » a été condamnée »
rectificatif bienvenu!
J’attends confirmation. Une source l’a balancé comme ça. De toute façon elle est en garde à vue prolongée le temps des passages en tribunal militaire et des vérifications : le thème de l’article reste qu’il faut modifier le dispositif : ses excitations et ses campagnes Betselem sont une affaire de police ou de démantèlement de réseau propagande-presse, pas une affaire de soldats avec des gros flingues. C’est une guerre psychologique, ça ne nécessite pas d’artillerie lourde.
Poto , cette sal,,,, à bien été condamnée à de la prison , parce que ses geôliers, n’ont pas encore fini leur mission ?
C’est à dire , lui calmer ses ardeurs agressives …
Si tu vois ce que je veux dire …
Enfin , on se comprend !
Allo, y a quelqu un pour répondre a ma question ???
Du tribunal militaire qui l’a jugée entre les 24 et 26 décembre et, par ricochet, de nos sources sur place. Qu’elle s’estime heureuse, elle risquait 7 ans selon Bennett.
Merci bien
mais il est facheux que personne n’ ait jugé utile de reprendre ton info
cette garce a bien besoin d’ avoir son image cassée et sa « carrière » brisée
Elle peut encore s’estimer heureuse, en Iran, chez les nouveaux amis des palestiniens, elle aurait été pendue à un mat après un procès expéditif de 30 secondes …
Cela ne serait que normal ; de quel droit on gifle les soldats je voudrait voir cela en Europe .
Après l’Incident de Nabi Saleh
Ahed Tamimi a été condamnée à 2 ans de prison et 6.000 shekels d’amende.
xxxxxxxxx
d’ ou vient cette info ?
personne n’ en parle sauf J.Forum ??