Les recommandations de la Commission comprennent la suggestion de voyages scolaires au Maroc, en Espagne et dans les Balkans ; l’introduction de sujets relatifs à la communauté séfarade et mizrahie (orientale) en cours d’histoire, en littérature et d’éducation civique ; et même l’instauration d’un Département d’études sépharades et mizrahie dans les universités.
Dans un effort pour accroître la transmission du patrimoine juif séfarade et mizrahi (oriental), une commission désignée par le Ministre de l’Education Naftali Bennett a soumis, jeudi, ses recommandations sur le sujet.
La Commission Biton, dirigée par le poète Erez Biton,a recommandé d’inclure des questions sur les communautés juives séfarades et mizrahies (orientales) dans les examens diplômants d’histoire ; d’introduire de nouvelles épreuves pour les étudiants des lycées qui seront axées sur l’histoire des Juifs séfarades et mizrahis (orientaux) ; introduire à la question des enfants yéménites kidnappés dans le programme scolaire ; d’ajouter des articles et poèmes de poètes séfarades et mizrahis (orientaux) ainsi que d’autres écrivains dans le programme de littérature ; d’envoyer les élèves en voyages dans les pays des Balkans, en Espagne et au Maroc ; d’emmener des étudiants en voyage sur la tombe de grands érudits de la Torah et d’obtenir une représentation égale de Juifs Séfarades-Mizrahis (Orientaux) et Ashkénazes au sein du Conseil de l’Enseignement Supérieur en Israël.
L’instauration de ces recommandations pour tous les groupes d’âge dans le système éducatif est estimé à un coût de 500 millions de shekels par an.

Le président de la Commission Erez Biton soumettant ses recommandations au Ministre de l’Education Bennett (Photo: Motti Kimchi)
Depuis des années, les Juifs Séfarades et Mizrahis (orientaux) protestent du fait que leur propre histoire n’est pas représentée à sa juste valeur dans les programmes scolaires, ce qui a conduit le Ministre Bennett, il y a quatre mois à former la Commission Biton pour répondre à ce problème.
Selon la Commission, « Le programme actuel a été écrit d’un point de vue européen et n’a intégré que de façon superficielle l’histoire des Juifs Séfarades et Orientaux, réduisant ainsi leur participation à l’histoire du peuple d’Israël ».
La Commission recommande qu’on ajoute une nouvelle heure hebdomadaire dans les cours d’histoire au Lycée, lors de laquelle les élèves apprendront l’histoire des Juifs séfarades et orientaux. Un des sujets que la commission recommande d’introduire dans ces cours d’histoire concerne les Juifs d’Afrique du Nord dans la Shoah.
« Le matériel disponible sur le mouvement hassidique, par exemple, est clairement orienté sur m’Europe », écrit la commission. « Mais il est aussi possible de signaler des influences ultérieures des Juifs hassidiques en Asie, en Afrique et dans la diaspora séfarade – depuis les yeshivot Chabad au Maroc, jusqu’aux Juifs séfarades rejoignant les groupes Chabad et Braslev ou l’emploi du terme « Admor » (‘initiales en Hébreu pour « notre maître, notre professeur et rabbi, adressé à un dirigeant hassidique), afin de décrire des personnalités comme le Baba Salé. »
D’autres thèmes que la commission recommande d’ajouter au programme sont : Les Juifs Mashhadi , l’Affaire de Damas, la réinstallation des Juifs de Tibériade par Dom Joseph Nasi, l’Age d’Or de Safed au 16ème siècle, ainsi que d’autres sujets. Les élèves apprendront aussi des éléments du parcours du Grand Rabbin Ovadia Yossef, de celui du 5ème Président d’Israël Yitzhak Navon,, et d’autres personnages centraux.
Durant les cours d’éducation civique, la commission préconise d’incorporer des thèmes tels que les émeutes de Wadi Salib, les Black Panthers d’Israël, l’affaire des enfants yéménites kidnappés, les protestations de 2011 sur le coût de la vie et ainsi de suite.
« Durant les cours d’éducation civique, les élèves devraient débattre des raisons de l’échec à l’intégration des immigrants des années 1950 », souligne la commission.
En littérature, la commission a regretté le fait que les élèves peuvent passer leurs examens sur le sujet sans même avoir appris un seul article séfarade ou oriental. Par conséquent, la commission recommande d’introduire des créations de poète et d’auteurs séfarades et orientaux dans le programme de tous les groupes d’âge (de la maternelle à l’année terminale du lycée), dont Erez Biton, Amira Hess, Shimon Adaf et Haviva Pedaya. En outre, la commission préconise d’ajouter le sujet de la « poésie d’immigration » au programme, où les élèves devront apprendre cinq poèmes tirés d’une liste de poètes comprenant Adi Keissar, Roy Hasan, et Shlomi Hatuka.
La commission a aussi fait des recommandations concernant les voyages scolaires. Parmi d’autres endroits, la commission recommande que les élèves visitent le Centre du Patrimoine mondial des Juifs d’Afrique du nord et le Musée du Patrimoine juif babylonien, ainsi que des séjours scolaires à Tibériade qui comprenne la visite de la tombe du Rambam et l’endroit réservé à l’espion Eli Cohen, qui a été pendu en Syrie après avoir été pris.

Le président de la Commission Erez Biton (Photo: Yuval Chen)
La commission a aussi recommandé des voyages sur les tombes des grands sages de la Torah, en disant « qu’e l’accent doit être mis sur les valeurs et les idées que ces personnalités ont représenté durant leur vie et dans leurs écrits ».
Les élèves devraient aussi visité les villes de développement dans la périphérie, les moshavs et les villes qui étaient des centres de regroupement pour les Juifs.
Dans l’enseignement supérieur, la commission recommande d’instaurer un département d’études séfarades et orientales au sein du curriculum de la faculté des Humanités. Le Département comprendra des cours d’histoire, de littérature et de philosophie. Hors du Département, un tiers du cursus et des cours optionnels pour les Etudiants seront consacrés à la Diaspora séfarade et orientale et les étudiants qui ne sont pas en faculté des sciences humaines devront avoir au moins un cours obligatoire sur le sujet.
En plus, une bourse annuelle de 30.000 shekels sera offerte à tout étudiant en doctorat qui étudie la diaspora séfarade et orientale.
La commission préconise qu’un tiers des cours d’histoire durant les études supérieures sera consacré aux Juifs issus de la Diaspora séfarade, des pays arabes d’Asie et d’Afrique. En outre, tout futur enseignant, en particulier les futurs enseignants d’histoire, devront suivre des cours universitaires sur l’histoire et la culture des Juifs séfarades et orientaux, du XVII ème au 20ème siècle. Cela correspondra à une exigence pour leur certification en tant qu’enseignant.
Dans le monde de la télévision, la commission préconise de produire un documentaire éducatif en 12 épisode, montrant la contribution des Juifs séfarades et orientaux. Ce documentaire débattra de l’histoire des Juifs vivant dans les pays musulmans aux temps modernes, de l’influence du conflit judéo-arabe sur la terre d’Israël, du Sionisme, des communautés dispersées, des identités renouvelées en terre d’Israël et d’autres.
D’autres préconisations comprennent l’établissement de musées axés sur les différentes communautés séfarades et orientales, des noms de rue, etc. En outre, le 30 novembre pourrait être consacré dans le système scolaire à l’exode des Juifs des pays arabo-musulmans en emmenant les élèves en séjour dans des musées et en organisant d’autres activités.
Shahar Hay|Publié le : 07.07.16 , 23:46
Adpatation : Marc Brzustowski
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@BENJAMIN « ne pas tomber dans « l’angélisme » de la gauche ». Cherchez l’intrus ? Erez Biton, chantre d’un radicalisme ethnique dont le seul thème est le ressentiment et la volonté de maintenir le fossé entre Ashkenazes et Sépharades, pour le plus grand bonheur des ennemis d’Israël ; Amira Hass, gratte papier gauchiste qui circule librement en zone A, et colle étroitement aux thèses palestiniennes. On devine facilement qui a pu inspirer cette « réforme ».
Autres incitations à la division du peuple juif : les émeutes de Wadi Salib (un ivrogne violent menaçant les policiers avait été blessé, suscitant une émeute gonflée par la presse gauchiste en révolte des Mizrahi) ;
L’affaire des enfants yéménites enlevés et adoptés par des Ashkenazes , gonflée à plaisir par les milieux conspirationnistes et antisémites: 1) en 1967, le comité Bahlul-Minkowski, supervisé par le ministère de la Justice et la police, a examiné 342 cas de disparitions, et déterminé avec preuves que 316 enfants étaient décédés, et que 2 avaient été adoptés. Restent 24 cas non résolus. 2) Une commission pour la vérité a été créée en 1988 sous le contrôle du juge Moshe Shalgi , qui a reçu des preuves concernant 301 enfants, et découvert que le sort de 65 d’entre eux restait inconnu, les autres étant morts. 3) Sous la pression de l’opinion, un Commission d’Enquête d’Etat a examiné 800 cas en 1995 et publié ses conclusions en 2001 : 733 décès prouvés et 56 cas non résolus avec certitude. Les tenants du narratif victimaire ne peuvent donc pas accuser le gouvernement d’avoir classé l’affaire sans suite. Et on attend toujours que les enfants kidnappés, maintenant sexagénaires, veuillent bien se manifester pour raconter leur histoire ; ils ne devraient pourtant pas être difficiles à identifier, car un petit yéménite dans une famille polonaise, cela se remarque.
Messieurs et Mesdames, je vous prie de n’oublier pas les Juifs sepharades des pays balkaniques: Turquie, Grece, l’ancienne Yougoslavie, Bulgarie, Roumanie. Dans ces pays, les Juifs d’origine sepharade ont ete parmi les plus grandes personalites des communautes juives. Ils ont ete aussi des grandes personalites dans la culture et la vie des leurs pays. Par example Jules Pascin, Emile Benveniste, Mose Pijade, Nissim Mevorakh, David Fresco, Isaac David Bally, le rabbin Eliezer Pappo, Elias Canetti, Bekhor Chayym Enrique Bejerano et autres….
Exact Benjamin,
Les juifs séfarades ont du mérite,
… Puisqu’on doit leur arrivée et leur installation en Afrique du Nord à partir de la destruction du Premier Temple par Nabuchodonosor, et au premier exil juif en Babylonie. Environ -587 avant l’ère chrétienne.
D’autres arrivées en Afrique du Nord ont été provoqués par les exils successifs. Celui de Perse, suivit par un des plus important, l’exil Romain. En effet, les Romains chassaient aussi bien les juifs que les premiers chrétiens.
Des chrétiens et des juifs se sont donc retrouvés en Afrique du Nord, bien avant l’invasion Arabe à partir de 670 Après J.C. ….. Les berbères chrétiens ont tous été islamisés. Les berbères juifs dans leur très grande majorité ont su résister à l’envahisseur en continuant à parler et à écrire l’hébreu tout en pratiquant leur religion. Et ce jusqu’à la conquête de l’Afrique du Nord par la France.
Dès 1830 la France commence à recenser la population, elle établit des registres d’état civil, dans lesquels, les naissances, les mariages et les décès sont mentionnés.
Ces registres existent toujours, on peut les consulter en ligne, il suffit d’aller sur le site ANOM http://anom.archivesnationales.culture.gouv.fr/caomec2/
Ce qui est remarquable, c’est de trouver les tous premiers documents, signés en hébreu, les noms ont une signification hébraïque, les prénoms sont des prénoms bibliques hébraïques.
Ainsi, depuis -587 Av. J.C. jusqu’en 1830 (Et même après, en 1962) les juifs d’Afrique du Nord ont conservé et perpétué leur caractère juif.
Incroyable , mais vrai !
Qui a peur des Séfarades et de leur Histoire ?
C’est l’exemple de diasporas qui ont soufferts mais n’ont rien abandonné de leur identité juive et de leur attachement inconditionnel à Israel …
On commence a peine à comprendre , peut être …..en Israel que les juifs » orientaux » sont de vrais patriotes et peut être ceux qui connaissent mieux le monde arabe où ils ont vécu pour ne pas tomber dans « l’angélisme » de la gauche et etre en definitive le soutien le plus solide à une politique de vérité et non capitulation devant les diktats occidentaux .