Le cimetière de la communauté israélite de Saïda réhabilité grâce à un donateur juif d’origine libanaise, Isaac Diwan. Le cimetière de Saïda abrite 313 tombes dispersées sur 20 000 mètres carrés.

Beyrouth Vieux Cimetiere Rue Damas
Les lieux ont subi des dégâts et ont été profanés au cours des décennies, principalement en juin 1967 lors de la guerre des Six-Jours ; puis en 1978, quand des familles palestiniennes fuyant le camp de Rachidiyé ont squatté les lieux.
« En 1982, lors de l’invasion du Liban, l’armée israélienne a érigé une clôture, construit un portail et asphalté les allées. L’espace est resté fonctionnel jusqu’en février 1985. » Depuis, il a vieilli, abandonné « au milieu d’une végétation galopante, d’un amas d’ordures, d’une couche de saleté ressemblant à un tapis de mousse d’une épaisseur de 15 centimètres ».
Sur plusieurs tombes, d’importantes dégradations ont été constatées : pierres cassées ou criblées de balles, ornements arrachés, pourtours en marbre dérobés et certaines épitaphes gravées étaient devenues quasiment illisibles. L’opération de nettoyage s’étendra bientôt au cimetière de Ras el-Nabeh, à Beyrouth, où 3 707 tombes ont été recensées.
Construites en pierre, en marbre ou encore en béton, elles ont été endommagées par les roquettes durant la guerre libanaise de 1975-1990, mais elles n’ont jamais été profanées les inscriptions gravées sur la pierre tombale sont souvent trilingues, en hébreu, français et arabe. Quant aux dates de naissance et de décès, elles sont parfois rapportées selon le calendrier hébraïque. La reproduction de l’étoile de David est présente sur la majorité des tombes.
La plus ancienne est datée de 1829 : elle est celle du rabbin Moïse Yedid.
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