Une minute de silence a été organisée dans la ville de Rishon le Tsion, dans le centre du pays, pour le souvenir de Shira Banki, selon le site du quotidien à grand tirage, Yediot Aharonot. La jeune fille de seize ans a succombé à ses blessures après avoir été poignardée par un extrémiste homophobe lors de la Gay Pride de Jérusalem jeudi dernier. Son enterrement aura lieu lundi à 18h00 au Kibbutz Nahshon, dans le centre du pays.
A l’annonce de sa mort, plusieurs milliers de personnes sont allées spontanément se recueillir sur la place Rabin à Tel Aviv et sur la place Tsion à Jérusalem, pour allumer des bougies et pleurer ensemble la disparition de la jeune fille. Une cellule de soutien psychologique a par ailleurs été organisée pour ses camarades et amis à Jérusalem pendant toute la semaine à venir.

D’autre part, Guilad Kleiner, un habitant de Kiryat Malakhi, dans le sud du pays, a publié sur son statut Facebook, des messages de soutien au meurtrier de la jeune fille, Yishaï Shlissel, ce qui lui a valu une peine d’assignation à domicile. Mais cela ne l’a pas empêché de réitérer dimanche soir et de publier une fois encore, des messages de soutien à l’assassin de Shira Banki. Son avocat, Itamar Ben Gvir a déclaré que les publications de son clients ne représentaient pas d’enfreinte à la loi et n’enfreignaient pas non plus les conditions de l’assignation à domicile.

Le gouvernement israélien, soumis à de fortes pressions, a annoncé dimanche des mesures punitives contre les extrémistes juifs. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a ainsi promis la « tolérance zéro » et son ministre de la Défense, Moshé Yaalon, a autorisé la mise en détention administrative, c’est-à-dire sans charge et pour une durée illimitée, d’extrémistes juifs. Cette mesure pourrait donner aux enquêteurs du temps pour réunir les preuves nécessaires à un procès.
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