Tumulte au sein du corps des Gardiens de la Révolution iranienne : l’Ayatollah Ali Khamenei a relevé le Général Qassem Soleimani, le chef des Brigades Al Qods et Commandant Suprême des forces iraniennes au Moyen-Orient de son poste de Commandement en Syrie, après une série de débâcles au cours de cette guerre. Il reste en charge des opérations de renseignement militaire de l’Iran en Irak, au Yémen et au Liban. C’est ce que révèlent en exclusivité les sources iraniennes et des renseignements de Debkafile. Depuis la dernière visite de Soleimani à Damas, le 2 juin, juste après l’électrochoc de la chute de la ville stratégique de Palmyre, tombée aux mains de l’Etat Islamique, la situation du Président Bachar al Assad et de son armée est allée de mal en pire. .
La bravade du Général iranien Soleimani, déclarant alors que : « Dans les prochains jours, le monde aura d’agréables surprises, concernant ce que nous (les Gardiens de la Révolution) préparons avec les commandants de l’armée syrienne » s’est avérée n’être qu’une rhétorique creuse. La promesse des milliers d’hommes de troupe iraniennes nécessaires pour venir à la rescousse du régime Assad et faire obstacle à d’autres déroutes ne s’est jamais concrétisée. Depuis lors, les forces syriennes ont été chassées d’autres endroits.
Les tentatives du Hezbollah pour déloger les percées des rebelles syriens dans les montagnes stratégiques du Qalamoun ne sont pas seulement contrecarrées, mais la milice chiite libanaise n’a pas pu empêcher la guerre de submerger les frontières du Liban. Il existe des preuves irréfutables que les manoeuvres du haut commandement responsable des théâtres de guerre en Syrie et au Liban sont clouées sur place.
Ces revers sont survenues, selon ce que rapportent nos sources, à cause de l’incapacité de Téhéran de prévoir cinq évolutions déterminantes :
1. Le lancement d’un effort conjugué des Etats-Unis, de l’Arabie Saoudite, du Qatar et des Emirats Arabes Unis – parmi les nations les plus opulentes de la planète – pour soutenir les mouvements rebelles qui combattent Bachar al Assad. Leurs injections massives d’assistance militaire, d’armes et de ressources financières ont mis en relief les limites de l’intervention iranienne.
2. L’inaptitude des milices chiites rassemblées par Soleimani en Irak, au Pakistan et en Afghanistan, lorsqu’elles combattent au coeur des guerres de l’Iran en Syrie et en Irak. Aucune de ces troupes importées n’est parvenue à remplir les normes des missions de combat requises sur ces théâtres de conflit et elles sont plutôt devenu un poids à supporter qu’un atout pour vaincre.
3. Ces défaillances ont forcé Téhéran à reconnaître que le pays était à court de main-d’oeuvre militaire à déployer sur les quatre fronts de guerre constants : la Syrie, le Yémen, le Liban et l’Irak. Les plans surestimés dont Soleimani est l’auteur, ont été vertement critiqués et désavoués, parce qu’ils ont plongé l’Iran dans des engagements militaires qui n’ont fait que surtaxer ses ressources et qu’ils ne prennent pas en compte les conséquences politiques et militaires, facteurs de désordre, qui en découlent. Par-dessus tout, il a commis de grossières erreurs de calcul dans le nombre de forces combattantes nécessaires sur le terrain pour remporter les batailles au coursde ces diverses guerres.
4. Au bout du compte, les financements iraniens ont vidé les réserves stratégiques qui auraient dû être mises de côté, afin de faire face aux contingences d’un empiètement éventuel de Daesh sur le propre territoire de l’Iran.
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