Daesh piège le Hezbollah à Al-Bukamal et l’en chasse©

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Syrie: le groupe EI reprend le contrôle total de la ville d’Al-Bukamal (OSDH)

Les forces du régime syrien marchent sur une route au nord-est de Deir Ezzor le 5 Novembre 2017, aaprès avoir repris la ville aux djihadistes, quelques jours avant d’encercler Daesh à  Al buKamal

STRINGER (AFP/File)
Selon l’OSDH, l’EI avait fait croire aux forces pro-régime qu’elles avaient pris le contrôle de la ville

Le groupe Etat islamique (EI) a repris aux forces du régime syrien et à ses alliés chiites le contrôle total de Al-Bukamal, une ville stratégique de l’est de la Syrie à proximité de la frontière irakienne, a rapporté samedi l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

“L’EI a totalement repris Boukamal. Les forces du régime et les milices alliées sont maintenant à un ou deux km de la périphérie de la ville”, a déclaré le directeur de l’OSDH Rami Abdel Rahmane.

Jeudi, les forces du régime, soutenues par l’aviation russe, avaient annoncé avoir conquis Boukamal, la dernière ville du pays aux mains de l’EI.

L’offensive du régime syrien à Boukamal est menée notamment par des miliciens irakiens, des combattants du Hezbollah libanais et des Gardiens de la Révolution iraniens, selon l’OSDH.

Mais les djihadistes ont repris la totalité de la ville samedi en tendant des “embuscades et menant des attentats à la voiture piégée ainsi que des attaques à la bombe”, a indiqué M. Abdel Rahmane.

Selon lui, l’EI avait fait croire aux forces pro-régime qu’elles avaient pris le contrôle de la ville pour ensuite pouvoir mieux les attaquer.

Ces derniers jours, les forces engagées contre l’EI de part et d’autre de la frontière syro-irakienne ont coordonné leurs actions.

L’annonce de l’OSDH intervient alors que les forces irakiennes ont lancé samedi l’offensive sur la dernière poche djihadiste du pays, dans le désert occidental frontalier de la Syrie.

En 2014, à l’issue d’une percée fulgurante, les djihadistes s’étaient emparés de près d’un tiers du territoire irakien et de près de la moitié de la Syrie voisine, et avaient proclamé un “califat” à cheval entre ces deux pays.

Trois ans plus tard, l’EI a perdu quasiment tous les territoires dont il avait pris le contrôle.

i24news.tv

 

Des djihadistes de l’Etat Islamique montés sur des véhicules tirent à coups de lance-roquettes contre le Hezbollah et les bases syriennes à l’extérieur de Mayadin dans l’Est de la région de Der Ez Zor. A Al-Bukamal, les djihadistes ont, progressivement, repris certains quartiers de la ville, prise par le Hezbollah mercredi et jeudi. Un complexe de tunnels souterrains permet aux djihadistes de resurgir dans des quartiers préalablement abandonnés… Les discours triomphalistes d’Assad et des Libano-irakiens chiites à la solde de l’Iran viennent d’en être pour leurs frais. Tout est à refaire

Le dernier bastion de Daesh en Syrie est tombé, jeudi, aux mains du Hezbollah et des forces Hashd al-Shaabi chiites d’Irak. Les combats sont loin d’être terminés. Une deuxième manche est lancée

La ville syrienne d’Al-Bukamal avait été reconquise des mains de Daesh, jeudi 8 novembre, par une armée non-syrienne – un agglomérat de forces mercenaires du Hezbollah et des milices chiites irakiennes Hashd al-Shaabi, combattant sous le commandant iranien, selon les sources des renseignements militaires.

La dernière poussée jusqu’à la chute apparente du Bastion de Daesh a été conduite par des unités du Hezbollah, qui ont, tout d’abord, traversé la frontière syrienne et se sont dirigés vers l’Est en Irak pour combattre des cibles djihadistes dans la province irakienne d’Al Anbar.

Traversant dans la direction opposée, d’Est vers l’ouest en Syrie, il y avait les forces de Mobilisation Populaire Hashd al-Shaabi (ou UMP). Ils ont rejoint le Hezbollah et ensemble, ont cru nettoyer les derniers vestiges de résistance de Daesh dans la zone frontalière entre la Syrie et l’Irak (qui partage en deux les rives de la Vallée de l’Euphrate).

Le Hezbollah a joué le rôle dominant dans l’opération (sa première phase à refaire). Un commandant syrien du secteur Est a fait l’éloge du Hezbollah comme “Le pilier de la bataille d’Al Bukamal”. Il a aussi attesté de la présence de centaines de troupes d’élite du groupe chiite irakien Hashd al Shaabi, qui ont pris part à cette bataille.

Alors que le commandant saluait, trop précocément, la victoire de la Syrie sur les terroristes islamistes, il s’est abstenu de mettre en relief le fait que le Hezbollah constitue 80% des forces combattantes à l’Est. Nos sources militaires révèlent que cette force est constituée du groupe chiite libanais de la Brigade Al-Amin et des forces d’élite al-Radwan.

Puisque ce sont à la fois le Hezbollah et les UMP qui combattent sous le commandement des mêmes officiers des Gardiens de la Révolution Iranienne, leur victoire aurait offert à Téhéran le contrôle complet de la partie centrale de la frontière irako-syrienne. L’un de ses objectifs fondamentaux en Syrie est d’ouvrir un pont terrestre allant d’Iran à la Méditerranée, à travers l’Irak et la Syrie.

Les dirigeants israéliens, qui déclarent sans cesse que ni l’Iran ni ses supplétifs n’auront la permission d’approfondir leur emprise militaire sur la Syrie, n’ont fait aucun effort pour déjouer cette réalisation, malgré tout, en cours, et devront encore y répliquer.

Nos sources militaires soulignent que la victoire d’Al-Bukamal offrirait un pied à terre à l’organisation terroriste du Hezbollah sur la frontière irako-syrienne, à l’Est, ainsi que sur la frontière libano-syrienne courant à travers la chaîne de monts du Qalamoun à l’ouest (voir la carte). Le Hezbollah veut agir à présent  comme le portier des deux frontières de la Syrie.

La carte située en haut d’article décrit également comment l’Iran et ses milices du Hezbollah et d’Irak font bloc fermement tout le long du segment central de la frontière syro-irakienne, malgré le report de la prise d’Al Bukamal.

 

ISIS last stronghold in Syria Abu Kamal falls to Hizballah-Iraqi Shiite force

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