Trump va-t-il imposer un gouvernement d’union nationale à Israël ?
Alors que les négociations pour former une coalition gouvernementale en Israël s’annoncent longues après les élections, le président américain Donald Trump intervient pour influencer la composition de ce futur gouvernement. Selon des sources américaines, Trump privilégie la mise en place d’un gouvernement d’unité excluant des figures controversées comme le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir et possiblement le ministre des Finances Bezalel Smotrich. Cette démarche s’inscrit dans une volonté de préserver et d’étendre les partenariats régionaux entre Israël et plusieurs pays arabes, notamment dans le cadre des accords d’Abraham.
Trump, qui suit de près les élections israéliennes, ne croit pas au retour de la coalition actuelle menée par le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Il envisage plutôt une alliance rassemblant des figures de l’opposition, notamment Gadi Eisenkot du parti Yashar et Naftali Bennett du parti Ensemble. Une option évoquée serait un accord de rotation où Netanyahu resterait Premier ministre pendant un an, avant de céder la place à Eisenkot ou Bennett.
Cette stratégie est soutenue par des personnalités proches de Trump, comme Bill Ackman, qui critique ouvertement Ben Gvir et Smotrich, les accusant d’avoir causé un tort considérable à la réputation d’Israël sur la scène internationale. Ackman estime qu’un gouvernement sans ces deux ministres enverrait un signal fort au monde, permettant à Israël de restaurer sa crédibilité, d’élargir les accords d’Abraham et d’améliorer ses relations avec les États-Unis, tant auprès des démocrates que des républicains.
De son côté, Itamar Ben Gvir a réagi vigoureusement à ces rumeurs, affirmant que Netanyahu aurait promis à l’administration américaine de former un gouvernement d’unité sans lui. Il a appelé ses partisans à voter massivement pour éviter d’être marginalisés dans l’opposition. Netanyahu a démenti ces affirmations, qualifiant ces informations de « trucs » répétés à plusieurs reprises.
Par ailleurs, certains soutiens d’Israël contestent l’idée que Ben Gvir et Smotrich soient responsables des difficultés diplomatiques du pays. Ils soulignent que même un gouvernement modéré ne serait pas accepté par certains groupes islamistes et que la critique internationale persisterait tant qu’Israël défend sa sécurité.
Un expert du Jewish People Policy Institute a suggéré que si un accord d’unité ne se concrétisait pas, Netanyahu, Eisenkot et Bennett pourraient être convoqués à la Maison-Blanche. Trump serait déterminé à élargir les accords d’Abraham avant la fin de son mandat pour asseoir son héritage de pacificateur. Il pourrait également offrir à Netanyahu une transition vers la présidence israélienne après Isaac Herzog, avec une grâce présidentielle pour ses affaires judiciaires, lui permettant de rester une figure influente en politique.
Cette intervention américaine souligne les enjeux géopolitiques majeurs autour de la formation du prochain gouvernement israélien, où la composition de la coalition pourrait avoir des répercussions directes sur la stabilité régionale et les relations diplomatiques d’Israël.
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