Tou Bichvat: Pourquoi manger 15 sortes de fruits (3)

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« Il est bon que l’homme apprenne, à travers les arbres, à reconnaître le doigt de D.ieu, créateur de l’Univers.»

Tou Bichvat 2019
De la soirée du dimanche 20 janvierRésultat de recherche d'images pour "Tou Bichvat"À la soirée du lundi 21 janvier

 

Il les aime surtout à cause des fruits qu’ils lui fournissent.

Il est appelé à les juger selon la forme et la couleur, la saveur du fruit qu’ils offrent à son appétit.

Ainsi, le jugement qu’il porte se trouve être fondé sur une base toute matérielle, toute terre à terre.

L’homme juge si « l’arbre est bon ou mauvais » (Genèse, 2, 9).

Mais il y a aussi, dans la création divine, l’arbre de la connaissance. Il est bon que l’homme apprenne, à travers les arbres, à reconnaître le doigt de D.ieu, créateur de l’Univers.

Il est bon également que nous écoutions l’enseignement qu’à travers le Midrach les arbres et leurs fruits donnent à l’homme, créature divine comme eux, et que, de cette façon, nous approchions d’une connaissance plus grande de D.ieu.

Pourquoi mange-t-on d’ailleurs 15 sortes de fruits à Tou Bichvat (le 15 Chevat)? Bien entendu, il y a un rapport avec la date de la fête.

Mais encore ?

Le chiffre 15, en hébreu, est formé de la lettre « yod » et de la lettre « hé ».

Ces deux lettres forment également le nom de Dieu : dans chaque fruit, si nous savons l’observer et non seule­ment le croquer nous reconnaissons D.ieu, nous pouvons admirer les merveil­leux rouages de la Création.

DES FÊTES ET DES FRUITS

Les fruits jouent-ils un rôle au cours des fêtes juives ?

Toutes les fêtes sont distinguées par  un fruit ou une plante :

–  A Roch Hachana, on mange de la pomme douce.

–  A Pessah, on mélange différents fruits pour un plat du Séder (‘Harosset). D’autre part, le 2e soir de Pessah, on cueille l’orge nouvelle.

–  A Chavouot, maisons et synagogues sont décorées de plantes, de fleurs et de fruits. N’estce pas la fête des prémices ?

–  A Souccot, nous vivons toute une semaine dans une cabane recouverte de feuillage, décorée de fruits et nous utilisons les 4 plantes traditionnelles (Loulav, Etrog, Hadass et Arava). 

La vigne et le vin

« Le peuple d’Israël est comparé à une vigne » 

Le peuple d’Israël est comparé à une vigne : la vigne est plus basse que tous les autres arbres. C’est elle pourtant qui les dépasse tous par ses qualités.

Une branche de vigne replantée en n’importe quel endroit, prend immédiatement racine et produit un cep nouveau. De la même manière un juste, transplanté en n’importe quel endroit, arrive à se taire respecter et attire au­tour de lui les faibles et les hésitants.

Les feuilles de vigne couvrent et cachent les grappes de raisin. Les ignorants et les hommes sans valeur se mettent souvent en avant des sages. Toutes les vignes portent de grosses et de petites grappes; mais les grosses grappes pendent plus bas que les petites.

Les savants sont plus modestes que ceux dont les connaissances sont bien faibles et bien légères. La vigne produit du verjus aussi bien que du vin. Il faut pourtant faire la bénédiction pour l’un comme pour l’autre produit de la vigne.

Les enfants d’Israël louent l’Éternel pour le mal comme pour le bien qu’il leur envoie. Le raisin commence par être foulé aux pieds, dans le pressoir ; mais fina­lement il est présenté même à la table des rois.

Le peuple d’Israël est bien souvent, lui aussi, opprimé et foulé aux pieds ; mais un jour viendra où les plus grands reconnaîtront son mérite et sa valeur.

Pour vivre et se développer, la vigne s’appuie sur du bois mort, ses tuteurs. Pour vivre et se développer, Israël doit également prendre appui sur les générations antérieures.

Dès la Création les arbres se disputèrent. Chacun d’eux se croyait supérieur à l’autre.

Le chêne avança sa taille, le dattier son fruit, le myrte son feuillage, etc. Devant cet étalage de qualité, la vigne, elle se taisait. Elle se savait petite de taille, foulée aux pieds, mangée par les animaux.

Mais l’homme eut pitié d’elle. De son raisin il fit du vin et ce vin est utilisé à consacrer toutes les fêtes, tous les jours de Chabbat, ainsi que tous les moments heu­reux de l’existence de chaque Juif.

La vigne est le premier fruit dont la plantation est mentionnée dans la Torah. C’est Noé qui s’en est chargé. Le Satan (le mauvais penchant) s’est associé à lui et a arrosé le plant du sang d’une brebis, d’un lion, d’un porc et d’un singe.

Interrogé par Noé sur la raison pour laquelle il avait choisi ces animaux, il répondit : « Quand l’homme boira le jus de ce fruit, il deviendra doux comme une brebis ; s’il en boit un peu plus, il se croira fort comme un lion : s’il en boit encore, il se conduira comme un porc ; s’il continue à boire, il sera aussi laid qu’un singe ! »..

lamed.fr

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