Syrie: nouveau point de friction de la Turquie contre Israël
par Con Coughlin
Le soutien financier continu de la Turquie au Hamas et l’asile qu’elle offre à ses terroristes ne font que renforcer la perception qu’a Israël de la Turquie comme un acteur hostile, une attitude exacerbée par le recours constant d’Erdogan à une rhétorique anti-israélienne dans ses campagnes politiques et ses communications officielles. En juin, par exemple, le ministre turc de l’Intérieur a appelé à la « libération de Jérusalem ».
Les services de renseignement israéliens ont cependant présenté aux États-Unis des preuves qu’Erdogan nourrit d’autres ambitions, notamment celle d’étendre et de consolider la présence militaire turque sur les bases syriennes précédemment utilisées par les alliés iraniens et russes du régime d’Assad.
De plus, Erdogan a déclaré que « Jérusalem est à nous » et, pas plus tard que le 30 mars 2025, « Que le Seigneur détruise et dévaste Israël sioniste ».
Erdogan a publié un document de 758 pages qui détaille son plan progressif à long terme visant à prendre le contrôle d’« Israël, du Moyen-Orient et du monde libre ».
Amichai Chikli, ministre israélien des Affaires de la Diaspora, a déclaré : « L’armée d’Ahmed al-Sharaa est l’armée d’Erdoğan. L’idéologie d’al-Sharaa est celle d’Erdoğan. L’idéologie d’Erdoğan et d’al-Sharaa est celle d’Al-Qaïda et de Daech », et a cité ce qu’il a décrit comme leur traitement barbare des minorités non musulmanes dans la région.
Il est vital qu’Erdogan ne soit pas autorisé à poursuivre ses objectifs expansionnistes en Syrie et certainement pas à se doter d’avions de chasse furtifs F-35.
Con Coughlin est rédacteur en chef de la section Défense et Affaires étrangères du Telegraph et chercheur principal émérite au Gatestone Institute.
JForum.fr avec gatestoneinstitute.org
Sur la photo : Al-Sharaa serre la main d’Erdogan lors d’une conférence de presse à Ankara, en Turquie, le 4 février 2025. (Photo : Ozan Kose/AFP via Getty Images)
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