La Fondation Clinton vend des médicaments contrefaits contre le SIDA au Tiers-Monde

L’initiative sanitaire de la Fondation Clinton « augmente probablement » les risques de morbidité et de mortalité des patients atteints du SIDA en Afrique Subsaharienne, en distribuant des médicaments « frelatés », selon un rapport médical remis au Congrès.

Un projet de rapport destiné au Congrès a pu être obtenu par La Fondation Daily Caller News (considéré comme le journal républicain répliquant au Huffington Post, proche des Démocrates), qui met en lumière « les relations longues d’au moins une décennie de la Fondation Clinton avec les industries pharmaceutiques indiennes controversées, du nom de Ranbaxy », que l’Initiative Clinton d’Accès aux Soins (CHAI, ou « la Vie » en hébreu) emploie comme l’un de ses principaux distributeurs de « remèdes » contre le SIDA en direction des pays les plus pauvres du Tiers-Monde.

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Former US president Bill Clinton (C) smiles as he speaks with Indian schoolchildren during a visit in Sanganer on July 16, 2014. Clinton is on a five-country tour through Asia, visiting projects that work in conjunction with the Clinton Foundation. AFP PHOTO / STR (Photo credit should read STRDEL/AFP/Getty Images)
Bill Clinton (C) le 16 juillet 2014. Clintonlors d’une tournée dans cinq pays d’Asie, visitant des projets en liens avec la Fondation Clinton. AFP PHOTO / STR (Photo credit should read STRDEL/AFP/Getty Images)

Bill Clinton au cours de sa tournée 2014 en Inde. /Getty Images

Ce rapport du Congrès, intitulé : «  La Fondation Clinton et l’Histoire à succès Indienne » est à l’initiative de la Représentante Républicaine Marsha Blackburn, du Tenessee, également Vice-Présidente de la Commission de l’Energie et du Commerce au Congrès.

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Marsha Blackburn

Ce rapport cite également les travaux de Dinesh Thakur, un ex-employé de Ranbaxy « qui est devenu un lanceur d’alertes vedette, en permettant au Gouvernement américain de lancer des poursuites qui ont marqué l’histoire, contre cette entreprise indienne. Cette compagnie s’est avérée vulnérable face au Porcureur américain, parce qu’elle vendait aussi ses médicaments génériques sur le marché américain », selon le Daily Caller.

Ranbaxy a plaidé coupable en 2013 face à sept accusations criminelles, avec intention de frauder et introduction de médicaments frelatés dans le cadre du commerce entre Etats. Le Département de la Justice a perçu 500 millions de $, d’amendes et de biens confisqués de la part de cette entreprise.

 « C’est le dossier le plus important pour fausses déclarations jamais poursuivi par le District du Maryland et les sanctions financières les plus importantes jamais payées à la nation de la part d’une entreprise pharmaceutique en génériques », avait déclaré le Procureur du District du Maryland, Rod J. Rosenstein, quand Ranbaxy avait plaidé coupable.

 « Quand des entreprises vendent des médicaments frelatés, elles sapent l’intégrité de tout le processus d’approbation de la FDA et elles peuvent provoquer, chez les patients, la prise de drogues périmées, insalubres, inefficaces ou malsaines », avait déclaré Stuart F. Delery, agissant en tant qu’assistant du Procureur Général pour la division civile du Département de la Justice.

Le Département de la Justice a déclaré dans son document final : « Etant donné la distribution de médicaments frelatés par l’entreprise, celle-ci soumet les patients à des risques accrus de morbidité et de mortalité », selon ce rapport.

 « La question devient : « combien de gens ont perdu la vie, combien de gens se sont aperçus qu’il s’agissait d’une fausse promesse (de charlatanerie) », demande Blackburn, dans une interview avec le Daily Caller.

Ce rapport pour le Congrès met aussi en lumière les « liens inconvenants » entre Bill Clinton et deux Indo-Américains  qui ont fait l’objet d’enquêtes et de condamnations de la part de l’Administration de l’Alimentation et des Drogues (FDA) et de la Commission sur la sécurité des Echanges.

 « Les révélations les plus inquiétantes concernent la vigoureuse promotion de l’entreprise Ranbaxy, de la part de la Fondation Clinton, en dépit de preuves accablantes démontrant que l’entreprise indienne exerce un très faible contrôle de qualité et qu’elle a tenté de le dissimuler à travers des déclarations mensongères ou frauduleuses à la FDA », selon ce rapport.

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Il est impossible de savoir, à ce stade, combien de patients atteints du SIDA ont reçu des médicaments « frelatés » (contrefaits).

 «  Des médicaments insalubres contre le SIDA provoquent des problèmes de santé aux patients,et peut-être même accélèrent leur mort à cause d’infections liées au SIDA », déclare au Daily Caller, Roger Bate, un économiste de l’Institut American Enterprise, qui mène des recherches sur les médicaments insalubres et contrefaits.

 « CHAI » a fait partie de la Fondation Clinton jusqu’en 2010, quand elle est devenue une entité séparée. Ces groupes sont encore composés de membres de leurs bureaux et de leurs équipes dont les activités se superposent et ils continuent à opérer en étroite collaboration. Bill Clinton, par exemple, est profondément impliqué au sein de ces deux organisations », rapporte le Daily Caller.

Le rapport du Congrès déclare que Bill Clinton semble avoir abaissé les normes de qualité en 2000, quand il a signé un ordre exécutif qui « assouplit les normes de qualité de la propriété intellectuelle », en promettant que le gouvernement américain « ne révoquerait pas ni ne réviser les règles en matière de propriété intellectuelle pour tout « pays subsaharien » concernant les médicaments ou les technologies de lutte contre le SIDA/HIV.

CHAI a annoncé en octobre 2003 qu’il allait distribuer les génériques et des médicaments bon marché contre le SIDA provenant de quatre fabricants étrangers en pharmacie : Ranbaxy ; Cipla à Mumbai, en Inde ; les Laboratoires Matrix d’Hydrabad, en Indie ; Aspen Pharmacare de Johannesburg, en Afrique du Sud.

Cette homologation de CHAI a aussi permis à Ranbaxy de fabriquer des médicaments contre le SIDA qui allaient être achetés par le gouvernement américain dans le cadre du Plan d’Urgence du Président pour le soulagement des malades du SIDA –une initiative d’une valeur de 15 milliards de $ proposée par l’ancien Président George W. Bush.

L’afflux de financements américains conjugué à l’appui de Clinton a permis à ces quatre entreprises pharmaceutiques étrangères de devenir « de bonnes cibles d’acquisition », selon ce rapport.

Les entreprises jouissaient de gros profits financiers et leurs revenus ont explosé dès qu’elles ont signé des partenariats avec la Fondation Clinton, durant de longues années », selon le rapport.

Blackburn souligne que le pire aspect de cette affaire concerne les « faux espoirs » offerts par la cynique Fondation Clinton.

 « Pensez à l’état émotionnel des personnels du soin, alors qu’ils traitent ces personnes et à l’état émotionnel de ces patients. Selon moi, c’est profondément choquant, perturbant et très triste », a-t-elle ajouté.

Par la rédaction de WorldTribune, 21 Septembre 2016

http://www.worldtribune.com/report-clinton-foundation-distributed-watered-down-aids-drugs-to-third-world-countries/

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