« Soyez forts et vaillants ! Ne soyez pas effrayés ni intimidés face à eux, car l’Eternel ton D.ieu lui-même marche avec toi; il ne te laissera pas succomber et ne t’abandonnera pas ». (Deutéronome, 31, 6)

Dans le chapitre unique que contient la péricope Vayelekh, notre maître Moise, arrivé à l’âge de cent vingt ans, retrouve les accents de son jeune âge pour insuffler aux Hébreux le courage dont ils auront besoin  » face aux autres  » peuples qu’ils s’apprêtent à affronter.

Si les chefs sont mortels, dit-il, si lui-même ne peut plus leur servir de guide, les enfants d’Israël ont à leur service l’Eternel pour les conduire dans la Terre promise. Ils n’ont donc rien à craindre ; ils n’ont donc aucune raison d’avoir peur de leur rencontre avec les autres peuples.

C’est que pays de Canaan n’allait pas tomber dans leurs mains comme un fruit mûr. Des batailles allaient être engagées: un effort allait être demandé aux enfants d’Israël pour conquérir la Terre promise. Ils avaient donc besoin d’y être encouragés par leur chef Moïse avant qu’il ne laissât le commandement et la direction des opérations à Josué, son successeur.

Grâce à ces encouragements de la dernière heure, nos ancêtres ont effectivement réussi à conquérir facilement le pays et à se le partager. Et de la sorte, bien que n’ayant pas traversé le Jourdain, bien que mort, Moïse aura contribué néanmoins à la réussite de cette opération si longtemps attendue.

Mais ce n’est pas seulement dans de tels cas que le courage est nécessaire  » face aux autres « . En toutes circonstances nous avons le devoir de ne pas nous laisser effrayer ou intimider. Différents des autres sur un certain nombre de points, obligés de vivre selon des lois qui nous sont particulières, nous pourrions nous sentir gênés, intimidés, voire agacés face aux autres, bien plus nombreux que nous.

C’est donc à nous également que s’adresse Moïse. II nous demande d’être, dans ces circonstances-là,  » pleins de courage et de vaillance « .

Mais pour avoir cette force nécessaire pour affirmer et maintenir notre différence, il nous faut cultiver nos connaissances dans le domaine juif, savoir mieux encore ce que nous sommes et pourquoi nous le sommes et prendre de la sorte plus d’assurance et d’aplomb.

C’est la seule façon pour chacun de nous, de ne pas avoir honte de soi-même, de ne pas rougir de son judaïsme devant les autres, d’en arriver même à être fier de son identité juive, de l’affirmer en toute occasion, la tête haute.

Si les juifs ont besoin du monde, le monde a tout autant besoin des juifs

lamed.fr

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