Le droit au mariage pour les personnes LGBTQ en Israël
Le parti B’Yachad, fruit de l’alliance entre Naftali Bennett et Yair Lapid, s’est positionné clairement sur les questions des droits civiques et sociaux en Israël. En vue des élections d’octobre, ce parti d’opposition promet de faire adopter, dans les 100 premiers jours du prochain gouvernement, une législation garantissant l’égalité des droits pour tous les couples, y compris ceux de la communauté LGBTQ. Cette annonce marque un engagement fort en faveur d’une réforme majeure du système matrimonial israélien, qui reste soumis au contrôle religieux.
Actuellement, le mariage civil n’existe pas en Israël. La loi impose que les mariages et divorces des Juifs soient exclusivement gérés par le rabbinat, ce qui exclut légalement les couples de même sexe. Cette situation oblige de nombreux Israéliens à se marier à l’étranger pour que leur union soit reconnue à leur retour. Yair Lapid, numéro deux sur la liste de B’Yachad, a illustré cette réalité en évoquant le mariage de son propre fils, célébré selon les rites juifs mais en dehors du cadre officiel du rabbinat. Il défend l’instauration d’une option de mariage civil parallèle, accessible à tous, afin de garantir une égalité réelle devant la loi.
Par ailleurs, Naftali Bennett, ancien Premier ministre et leader du parti, a adopté une posture plus libérale sur ces questions sociétales tout en conservant une ligne dure sur la sécurité. Son programme inclut également des réformes économiques et sociales, telles que la rédaction d’une constitution écrite, la lutte contre le coût de la vie, l’amélioration des transports, la réduction de la criminalité et le développement technologique, notamment dans l’intelligence artificielle. Bennett a aussi clairement exclu toute coalition avec les partis haredim, qu’il accuse d’entraver la réforme, notamment en matière de service militaire et de législation.
Cette orientation politique marque une rupture avec le statu quo religieux qui domine la sphère matrimoniale en Israël. Le projet de B’Yachad, s’il venait à se concrétiser, pourrait transformer profondément la reconnaissance des droits civiques et familiaux, notamment pour les couples LGBTQ. Cependant, la mise en œuvre de ces réformes dépendra du résultat des élections et de la capacité du parti à former une coalition gouvernementale. Le débat sur la laïcité et les droits individuels reste un enjeu central et sensible dans la société israélienne, où les équilibres religieux et politiques sont complexes.
B’Yachad se présente comme un acteur clé du changement social en Israël, en proposant d’introduire le mariage civil et d’assurer l’égalité des droits pour la communauté LGBTQ. Cette promesse s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation et de réforme, qui pourrait redéfinir les contours de la société israélienne si ce parti accède au pouvoir après les élections d’octobre. Le défi reste néanmoins considérable face aux résistances traditionnelles et aux équilibres politiques actuels.
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