Rishon LeZion ; un avocat abattu pour 4 000 euros
Un avocat d’une cinquantaine d’années, spécialisé en droit des dommages corporels, a été assassiné par balle dans son bureau situé à Rishon LeZion. Le meurtrier présumé, un homme de 30 ans originaire de Ramla, s’est présenté de lui-même au poste de police après les faits. Selon son témoignage, le différend à l’origine du drame remonte à une dette de 15 000 shekels (environ 4 000 euros) que l’avocat lui devait suite à un accident de la route.
L’incident s’est produit en début d’après-midi dans le bureau de l’avocat, sur la rue Moshe Levi. Le suspect est arrivé armé et a ouvert le feu sans échange verbal prolongé. Le partenaire de l’avocat, présent au moment des faits, a raconté avoir entendu des coups de feu puis avoir découvert la victime gravement blessée sous son bureau. Il a immédiatement alerté les secours, mais l’avocat est décédé sur place.
Le suspect a expliqué aux enquêteurs qu’il avait attendu plusieurs années pour récupérer cette somme, après un procès qui avait abouti à une compensation financière. Il a affirmé avoir décidé ce jour-là de régler le différend par la violence, sans toutefois préciser l’origine de l’arme utilisée. Après le meurtre, il a marché plusieurs kilomètres à pied, de Rishon LeZion à Ashdod, avant de se rendre à la police.
Les proches du suspect ont indiqué qu’il souffrait de troubles psychologiques et qu’ils avaient tenté à plusieurs reprises de le faire hospitaliser, sans succès. Ils ont également précisé qu’il avait été recalé lors d’une tentative d’engagement dans une unité de la police militaire en raison de son état mental.
La police a confirmé que le mobile du crime était un différend commercial, précisant que l’avocat n’avait jamais fait l’objet de plaintes ou de menaces auparavant. Le chef de la police régionale a souligné que le suspect n’avait pas supporté le résultat du procès et a agi de manière violente.
Ce meurtre soulève des questions sur la gestion des conflits financiers et la prise en charge des personnes souffrant de troubles mentaux. Il met également en lumière la vulnérabilité des professionnels du droit face à des clients ou anciens clients mécontents.
L’enquête se poursuit pour clarifier les circonstances exactes de l’acquisition de l’arme et pour déterminer si d’autres facteurs ont pu contribuer à cet acte tragique. La communauté locale, choquée, rend hommage à l’avocat décrit comme un homme humble, dévoué à sa famille et respecté dans son milieu professionnel.
Ce drame rappelle la nécessité d’un meilleur encadrement des différends judiciaires et d’un suivi plus rigoureux des personnes en difficulté psychologique, afin d’éviter que des conflits financiers ne dégénèrent en violences irréversibles.
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