Les Allemands « nous ont pris nos juifs, ils nous rendent des Arabes ». Cette phrase de Patrick Devedjian, prononcée ce vendredi 11 en petit comité en marge d’une réunion à la préfecture de région d’Ile-de-France a provoqué une vive polémique.
Grosse polémique après des propos prononcés par Patrick Devedjian (Les Républicains) en marge d’une conférence de presse à la préfecture de région d’Ile-de-France sur l’accueil des migrants. « Ils nous ont pris nos juifs, ils nous rendent des Arabes« , a lâché le député des Hauts-de-Seine, alors que le préfet Jean-François Carenco évoquait incidemment la situation des réfugiés syriens et irakiens en provenance d’Allemagne que la France s’apprête à accueillir.
Patrick Devedjian s’est rapidement excusé par le biais de son compte Twitter, expliquant que « ma boutade humoristique était effectivement déplacée. Je la regrette d’autant plus que j’organise moi même l’accueil des malheureux réfugiés« .
Cette « boutade » de Patrick Devedjian au sujet des réfugiés syriens a été jugée « choquante et affligeante » par le député PS des Hauts-de-Seine Sébastien Pietrasanta, qui a demandé vendredi 11 sa démission « immédiate » de la présidence du conseil départemental malgré les excuses de l’élu du parti Les Républicains.
Même son de cloche du côté de la fédération socialiste des Hauts-de-Seine qui a réagi par le biais d’un communiqué. « Le département n’a pas vocation à être le réceptacle des propos frelatés de Monsieur Devedjian sous couvert d’humour. A la fin de sa carrière politique, ses engagements de jeunesse dans des groupuscules d’extrême droite refont surface« , a-t-elle fait savoir.
Selon l’entourage de Patrick Devedjian, le conseil départemental des Hauts-de-Seine qu’il préside s’apprête à accueillir une centaine de réfugiés, en ouvrant trois bâtiments désaffectés qui lui appartiennent. Un millier de réfugiés syriens et irakiens que la France s’est engagée à prendre en charge ont commencé à arriver d’Allemagne mardi 15.
La France s’honore
Une sortie qui ne va guère dans le sens de la préconisation du premier ministre, Manuel Valls, qui a déclaré vendredi que la France devait « s’honorer d’accueillir les Syriens et les Irakiens qui fuient la violence », lors d’une allocution à Martres-Tolosane (Haute-Garonne).
« La France s’honore d’avoir accueilli des Chiliens qui fuyaient la dictature de Pinochet. Elle s’honore d’avoir accueilli des Vietnamiens, des Cambodgiens (…). Elle s’honore d’avoir accueilli des Libanais qui fuyaient la guerre civile. Donc nous devons nous honorer d’accueillir des Syriens et des Irakiens qui fuient l’intolérance, la torture, la violence. »
« Le statut de réfugié, de demandeur d’asile, ne se découpe pas en tranches », a t-il répété, faisant allusion à la proposition de l’ancien président Nicolas Sarkozy de créer un statut provisoire de « réfugié de guerre » pour certains migrants arrivant en Europe.
« Soyez les bienvenus »
Vendredi, la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, a de son côté accueilli dans un centre d’hébergement parisien 36 réfugiés irakiens et syriens arrivés dans la nuit d’Allemagne d’un « Soyez les bienvenus. » Mme Hidalgo s’est dite émue de les recevoir, même s’il a « fallu pousser les murs ».
Au total, la mairie de Paris a prévu l’ouverture de sept nouveaux centres d’hébergement, pour accueillir 460 migrants, qui s’ajoutent aux 1 450 déjà pris en charge depuis juin.
De son côté, la députée LR des Yvelines, Valérie Pécresse, a considéré que l’hébergement d’urgence n’est pas « à la hauteur ». Sur i-Télé, l’élue a estimé qu’il fallait « renvoyer les illégaux chez eux pour pouvoir accueillir dignement les réfugiés ».
« Je voudrais tirer un signal d’alarme parce que tout notre hébergement d’urgence est entièrement saturé, totalement thrombosé aujourd’hui. »
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tu as crevé les arabes reste après toi.
Tout à fait d’accord !
Il n’y a que la vérité qui blesse,
Pourquoi s’excuser de dire la simple vérité.
Le politiquement correcte nous mène droit à la catastrophe.