Caroline Fourest à propos d’Aymeric Caron : «Il faut dire quand un petit con est un petit con»

On risque d’en parler longtemps. Un vif échange entre Aymeric Caron et Caroline Fourest s’est produit sur le plateau d’On n’est pas couché, enregistré exceptionnellement lundi soir et diffusé ce samedi. Lors de cet échange tendu, Caroline Fourest serait même allée jusqu’à traiter de «con» le chroniqueur du talk-show de France 2. En exclusivité, Caroline Fourest s’en explique.

Tout est parti du livre qu’est venue promouvoir Caroline Fourest, Éloge du blasphème. Dans cet ouvrage, la journaliste revient sur les personnalités qui ne se sont pas revendiquées «Charlie» après les attentats parisiens de janvier dernier, à savoir Alain Soral, Dieudonné ou encore Marine Le Pen. Lundi soir, Aymeric Caron a reproché à la journaliste de régler ses comptes à travers ce livre en nommant directement ces personnes. Caroline Fourest raconte comment son interlocuteur a voulu éviter le débat: «C’était impossible de parler du fond du livre. Il a essayé de me faire passer pour quelqu’un de malhonnête car il était gêné par les propos du livre. Il est alors devenu méprisant et agressif. Il a fait son… Aymeric Caron».

Laurent Ruquier, contraint de recadrer son chroniqueur

À partir de ce moment-là, la tension est devenue palpable sur le plateau. D’après un spectateur, Caroline Fourest aurait traité Aymeric Caron de «con». Une version qu’elle ne contredit pas: «C’est possible. Je ne me souviens plus. Sa crise d’hystérie a duré tellement longtemps. À un moment donné, il allait tellement loin dans les attaques personnelles que je l’ai calmé. Il faut le dire quand un petit con est un petit con», affirme-t-elle. Très vexé, Aymeric Caron aurait lâché: «Je ne veux plus vous parler». Malaise sur le plateau, surtout du côté de Léa Salamé: «Elle avait honte. Elle tenait sa tête entre ses mains pour se cacher», explique Caroline Fourest.

Laurent Ruquier s’est même senti obligé d’intervenir, ordonnant à son chroniqueur de se taire: «Franchement, je n’ai jamais vu Laurent Ruquier comme ça. Il lui a reproché de régler ses comptes, ce qu’il a fait avec moi», reconnaît la polémiste. Le public aurait alors hué le chroniqueur à deux reprises.

«Ses méthodes? Faire les poubelles d’Internet et en faire état sur un plateau»

C’est donc Léa Salamé qui a assuré les vingt dernières minutes de l’interview, «de manière très courtoise», précise Caroline Fourest. «C’est déjà désagréable de faire cette émission en tant qu’invitée, si en plus vous avez des chroniqueurs mesquins», ajoute la journaliste.

Pour autant, Caroline Fourest est restée jusqu’à la fin de l’enregistrement de l’émission. Elle ne sait, cependant pas si elle acceptera un jour d’y retourner. «Aymeric Caron fait partie de cette gauche idiote et aveugle. Ses méthodes? Faire les poubelles d’Internet et en faire état sur un plateau. Il est persuadé de faire du journalisme d’investigation», fustige-t-elle. Jusqu’à la fin de l’émission, le chroniqueur se serait senti mal: «Il n’a pas beaucoup parlé», indique-t-elle. Pas de hache de guerre enterrée en fin d’émission, Caroline Fourest s’est vite éclipsée.

La séquence devrait être diffusée dans son intégralité. L’écrivaine s’en inquiète tout de même: «Le clash a été tellement long que j’ai peur qu’ils coupent les moments où a été évoqué le fond du livre. Ils ont intérêt à garder ces passages», prévient-elle. Réponse samedi 2 mai.

figarovox

Droit de réponse de Fourest à Mediapart et à Aymeric Caron

Relais de la propagande de Tariq Ramadan et de ses alliés, visibles ou Indivisibles, depuis des mois, la « rédaction de Mediapart » — sur la capture d’écran ci-joint — devenue « les invités de Mediapart » (après parution de ce texte), bref le blog de Mediapart vole au secours d’Aymeric Caron en cherchant à me faire passer pour malhonnête. Pour avoir refusé son accusation inexacte concernant une plainte en diffamation contre l’une de mes chroniques.

C’est un honneur, quand on est journaliste, de soulever des questions qui fâchent. Quitte à subir le risque d’être poursuivi par ces fâchés. Mediapart devrait le savoir.

Honteusement, je dois confesser avoir enduré très peu de procès, bien moins qu’eux, et n’avoir pas reçu autant de leçons de morale du CSA qu’« On n’est pas couché ». À peine quelques procès avec le FN et Frédéric Châtillon, pour avoir dénoncé leur antisémitisme. Et une plainte — en sept ans à France Culture — de la part du père d’une jeune femme voilée, qui n’est même pas nommée dans ma chronique.

L’objet de sa colère ? Une chronique où je dénonce les agressions contre les femmes voilées comme étant des attaques racistes, tout en invitant mes confrères à ne pas s’emballer (comme ils l’ont fait) à propos de deux affaires où des jeunes femmes ont fait des déclarations confuses et contradictoires.

Le père de cette jeune femme voilée, qui communique beaucoup à sa place, a estimé injuste que je l’accuse de… parler beaucoup à sa place, et d’avoir émis des doutes sur sa version.

Il a obtenu gain de cause en première instance à la très grande surprise de mes avocats, tout à fait confiants pour l’appel. L’avocat adverse doit penser la même chose. Il a délibérément laissé filer le délai de prescription pour que cet appel n’ait pas lieu, et abandonné les poursuites.

Je suis donc affranchie de cette plainte ridicule, contrairement à ce qu’affirme Aymeric Caron avec beaucoup de violence, en me faisant passer pour une menteuse, et surtout en refusant d’accepter que je puisse connaître un peu mieux le dossier que lui…

Mediapart et Edwy Plenel, en revanche, ont été condamnés pour diffamation. Cela arrive. Surtout aux meilleurs d’entre nous. Ils devraient trouver mieux pour faire diversion et éviter le débat de fond qui nous oppose : faut-il traiter d’  « islamophobe » toute personne qui critique Tariq Ramadan ou blasphème ?

Mediapart aurait pu me contacter, moi ou mes avocats, pour connaitre l’issue de cette plainte avant de me traiter de menteuse sans vérifier. Cela montre, pour reprendre leurs mots, le peu de respect qu’ils portent à la vérité des faits.

Caroline Fourest

Ps : sur le « clash » : mes explications.

PS 2 : sur Amina, l’attaque est d’autant plus vicieuse que j’ai alerté et coupé les ponts avec Amina à cause de son mensonge : « Amina enfin honnête ».

PS 3 : Quant au CSA…

Caroline Fourest : « Aymeric Caron incarne cette gauche idiote et aveugle »

Invitée sur France Inter, l’essayiste est revenue sur son clash avec Aymeric Caron lors de l’enregistrement de « On n’est pas couché ».

Les deux gauches. Caroline Fourest était aujourd’hui l’invitée de Patrick Cohen dans la matinale de France Inter pour faire la promotion de son dernier livre baptisé « Eloge du blasphème ». L’essayiste est notamment revenue en fin d’interview sur le très vif échange qu’elle a eu avec Aymeric Caron lors de l’enregistrement, lundi, de « On n’est pas couché« , et qui sera diffusé samedi.

« Un chroniqueur qui est là pour flatter la vision qu’il a de lui-même »

Elle a notamment regretté le buzz existant déjà autour de cette séquence qui sera diffusée samedi soir. « Je n’arrive pas à comprendre la passion que peuvent susciter ces dérapages, ces clashs sur les plateaux télé qui sont vraiment d’une banalité, malheureusement, dans le cirque médiatique qu’est parfois devenu notre débat…« , a-t-elle commenté dans un premier temps.

L’essayiste est ensuite revenue sur les circonstances de ce « clash » : « Il s’est passé tout simplement que moi, j’ai écrit ce livre pour retrouver le sommeil, parce que je pense qu’il y a une urgence démocratique folle à justement utiliser les bons mots et éclairer les enjeux. Que si j’accepte d’aller sur le plateau de Laurent Ruquier, c’est parce que c’est peut-être un des seuls moyens de parler aux jeunes qui, dans les cours de récré, confondent Dieudonné et ‘Charlie Hebdo’« , a expliqué Caroline Fourest.

Avant de raconter plus précisément son échange avec Aymeric Caron : « Après cinq heures d’enregistrement, quand vous ne pouvez pas en placer une sur le fond du livre et du sujet parce que vous avez affaire à un chroniqueur qui est là pour flatter la vision qu’il a de lui-même sur un plateau de télé, qui vous attaque personnellement, continuellement, et vous empêche de parler du fond du livre, et de ces sujets. A un moment donné, effectivement j’ai dû dire à Aymeric Caron que son ego prenait tellement de place qu’il nous empêchait d’avoir un débat que je considérais comme important. Je lui ai dit avec des mots directs et crus« , a expliqué Caroline Fourest.

« Vous l’avez traité de con…« , a précisé Patrick Cohen. « Oui« , a confirmé l’essayiste. « Je crois que c’est vraiment extrêmement tendre et gentil au regard des dégâts que peut faire ce genre de postures égotiques à l’époque à laquelle nous vivons. Je crois que nous ne vivons pas dans la même réalité. On n’a pas la même conception de ce métier, de participer au débat public« , a-t-elle taclé.

« Son obstination à tirer les débats vers le bas est extrêmement violente »

Caroline Fourest a ajouté : « Le désaccord que j’ai avec Aymeric Caron, c’est un désaccord qui existe entre deux gauches aujourd’hui. Deux gauches anti-racistes qui, sur ces questions-là, ne peuvent plus se comprendre. Aymeric Caron incarne cette gauche idiote, aveugle, utile à la confusion des temps. Confusion qui fait le jeu du pire« , a-t-elle lâché.

Et de conclure : « Il considère, par exemple que critiquer les ‘Indigènes de la République’ ou les ‘Indivisibles’ (deux associations, ndlr), ou ceux qui passent leur temps à mettre des cibles dans le dos des laïques en les traitant d’islamophobes tout en trouvant des circonstances atténuantes aux terroristes, il considère que ça, c’est violent. Moi, je considère que son aveuglement, son obstination à tirer les débats vers le bas sont extrêmement, extrêmement violents« .

 

2 Commentaires

  1.  » on n’est pas couche  »

    Il est temps maintenant qu’il aille se coucher apres des mois et des mois qu’il nous emmerde

    Il doit etre vraiment fatigue du ciboulot

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