Obama, l’anti-démocrate, ne consulte pas le Président élu ©

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Le mandat de Barack Obama avait commencé il y a 8 ans avec le fameux discours du Caire et il s’achève par la résolution 2334 de l’ONU contre Israël. Entre ces deux événements que s’est-il passé ? Des centaines de milliers de morts dans des conflits où l’islam est directement impliqué, un affaiblissement de la position américaine dans le monde, qui a ouvert la voie à la politique de reconquête des espaces géopolitiques par la Russie, un accroissement des activités terroristes dans le monde occidental sous l’influence des pôles islamistes, et un recul de la démocratie dans les pays émergents et les Etats du tiers-monde.

Incapable d’arrêter le bain de sang en Syrie, le président américain se tourne contre l’unique allié stable des Etats-Unis au Proche-Orient, Israël. Barack Obama, un mois avant la fin de son mandat, n’a pas réglé un compte personnel avec Netanyahou comme le prétendent certains commentateurs.

Cet acte est profondément politique vis-à-vis d’Israël et de son successeur, Donald Trump, et surtout il est contraire à toutes les règles de la démocratie. Lorsqu’un nouveau président est élu, il est de règle, dans le cadre de la transition du pouvoir, que les décisions ne dépendant pas des affaires courantes, soient prises en consultation avec lui. Obama n’a pas respecté ce principe, uniquement en raison de son antipathie pathologique pour le Premier ministre.

Non il l’a fait parce l’idéologie d’Obama n’a pas changé depuis le discours du Caire. Il persiste et signe un testament politique d’alliance objective avec les Frères musulmans, comme il l’avait fait au moment des printemps arabes.

Les deux chambres du Congrès américain, et sans aucun doute l’opinion publique, désapprouvent l’attitude de la Maison Blanche, et on aurait tort de croire que cette décision ne concerne que les implantations, comme le pensent certains dirigeants de l’opposition israélienne aveuglés par leur rejet de Netanyahou.

La décision de l’ONU s’inscrit en contradiction avec la résolution 242 de 1967, qui a servi de base à toutes les négociations d’accords de paix ou de désengagement depuis cinquante ans. Dans les prochaines tractations, les Palestiniens utiliseront la nouvelle résolution comme base de discussion, ce qui signifie concrètement que selon ce schéma les Juifs reviendront à la situation d’avant 1967, à savoir Jérusalem et la Judée-Samarie comme zone « Jüdenrein », ou « purifiée ethniquement » si l’on utilise la sémantique actuelle.

Souvenons-nous que l’ONU ou l’UNESCO n’ont adopté aucune résolution permettant au peuple juif de prier au Mur des Lamentations ou de se rendre aux tombeaux d’Abraham ou de Rachel entre 1948 et 1967. Souvenons-nous aussi qu’à deux reprises, après les accords d’Oslo, à Camp David et à Annapolis les Palestiniens ont rejeté des propositions extrêmement généreuses de la part d’Israël.

Souvenons-nous aussi que le démantèlement des implantations de la bande de Gaza n’a pas apporté la paix et la tranquillité mais la création d’un Hamasland appliquant la charia, plusieurs dizaines de milliers de missiles sur des populations civiles, des dizaines de kilomètres de tunnels pour des terroristes, et deux opérations militaires meurtrières de grande envergure.

Souvenons-nous encore que les services de sécurité de l’Autorité palestinienne reposent entièrement sur la coopération avec Israël. Le départ d’Israël entraînerait immédiatement la chute de l’Autorité palestinienne et son remplacement par le Hamas ou d’autres mouvances islamistes. Souvenons-nous enfin que pour les plus modérés des Palestiniens, y compris certains députés arabes de la Knesset, l’Etat d’Israël, celui d’avant 1967, n’est qu’une seule et vaste colonie, issue d’un mouvement colonisateur qui s’appelle le sionisme.

Chronique de Michael Bar-Zvi | Kaf Tet Kislev 5777 | 29 décembre 2016

1 COMMENT

  1. Obama restera dans l’histoire des USA comme le plus mauvais président jamais connu, pire qe Jimmy Carter qui avait déjà touché tous les fonds existant. On peut se demander, vu d’une part son tropisme pour les Frères musulmans égyptiens, et d’autre part ses origines musulmanes (il revendique haut et fort son prénom Hussein), s’il n’est pas la première tentative du fondamentalisme musulman de prendre le pouvoir de la première hyper-puissance du monde.

    3 choses sont certaines :
    1) Une contre-vérité, même répétée un million de fois, reste une contre-vérité. La Judée-Samarie n’est pas un territoire occupé. La Jordanie (pays créée au 20ème siècle seulement) l’a occupée de 1948 à 1967 en résultat de la première guerre avec Israël. Aucun traité de paix n’est venu entériner l’acceptation par qui ce soit de cette occupation jordanienne. Au demeurant, la Jordanie a explicitement abandonné toute revendication sur ce territoire, et a signé un traité de paix avec Israël qui définit définitivement la frontière israelo-jordanienne. Certes ce territoire est disputé, mais en aucun cas occupé par Israël.
    2) Aucun vote, aussi large qu’il soit, ne pourra réécrire l’histoire. La résolution 2334 est la suite logique à l’inique résolution de l’UNESCO qui nie la présence juive à Jérusalem. Or l’histoire est têtue, appuyé sur des faits incontestables : les musulmans sont arrivés à Jérusalem près de 2000 ans après la création de cette ville par le roi David. Compte tenu de sa composition, l’ONU pourrait voter demain que la terre est plate et que l’eau ne mouille pas.
    3) La résolution 2334 est purement et simplement une vengeance d’Obama contre Netanyahou qui lui a tenu tête. En dehors du coté anti-démocratique lié au fait qu’Obama a pris cette lourde décision sans consulter le nouveau président élu Trump, il est navrant de voir comment cet homme – qui quittera le pouvoir dans 20 jours – fait passer sa haine d’Israël avant les fondements de base de la vie démocratique. Après moi le déluge. Belle leçon qu’il lègue à ses fans !
    Barak Obama, François Hollande, même combat. Comme ils ont été nuls vis à vis du conflit syrien, du printemps arabe, du terrorisme djihadiste qui est entrain d’emporter l’Europe, du salafisme qui conquiert chaque jour de nouveaux territoires, … ils se défoulent sur Israël, c’est bien commode. L’histoire les mettra à la place qu’ils méritent.

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