De nouvelles arrestations, alors que la terreur menace encore Jérusalem

 

Trois opérations antiterroristes majeures en moins d’une semaine (10-16 août) donnent une idée de l’intensité, du nombre et du rythme des conspirations terroristes, qui cherchent à commettre des frappes pour provoquer des pertes massives à Jérusalem.

Le 10 août, un effort conjugué du Shin Bet, de la police et de Tsahal a conduit jusqu’à cinq Palestiniens d’Hébron, interceptés dans le quartier palestinien d’El Azaria à Jérusalem, en passe de déclencher l’attaque qu’ils prévoyaient de mener. Aucun détail concernant ce complot n’a été divulgué. Mais il était évident que ces cinq terroristes, armés de pistolets et d’explosifs, n’ont été arrêtés qu’à la dernière minute, avant d’atteindre le centre de Jérusalem, à juste quinze minutes en voiture d’El Azaria et d’y perpétrer un attentat majeur.

Puis, samedi 12 août, une Palestinienne a poignardé un homme rue Suleiman, à l’Est de Jérusalem, en le confondant avec un Juif. Il s’est avéré être un Chrétien « arabe » (Araméen) local et il n’a pas été trop sérieusement blessé, avant qu’une patrouille de la police ne capture cette femme.

Dimanche 13 août, un suspect s’est fait tirer dans le pied, alors qu’il résistait à son arrestation à Bet Tsafafa, dans la partie sud de Jérusalem. La police a révélé plus tard avoir agi à partir de la transmission d’un « tuyau » du Shin Bet, informant que le suspect, habitant du quartier mixte d’Abu Tor, se préparait à une opération terroriste.

Lundi 14 août, des inculpations ont été prononcées au Tribunal du district de Jérusalem contre trois résidents de l’Est de Jérusalem, sur des accusations de complot en vue de mener des attentats à l’arme à feu, aibnsi que de prendre les forces de police pour cibles et des attaques à coups de pierres contre des véhicules circulant, tous ces projets de nuire se déroulant à Jérusalem. Ils ont aussi été accusés de planifier de tirer à l’arme à feu et de lancer des engins explosifs sur des véhicules utilisant le contournement de Naplouse. Par conséquent, ce groupe nourrissait des ambitions en vue de la propagation d’une offensive terroriste dans et hors de Jérusalem.

Bien que les services de sécurité israéliens restent très méfiants quant aux informations qu’ils distillent publiquement, concernant la guerre secrète pour l’essentiel, qu’ils mènent contre le terrorisme palestinien et arabe israélien, trois zones géographiques peuvent se distinguer comme plus particulièrement significatives :

  • il s’agit de la métropole de Jérusalem, comprenant également Bethléhem ;
  • Hébron – le district de la ville et du Mont Hébron.
  • Et la ville d’Umm al-Fahm, au nord-est de Tel Aviv, qui était la ville d’origine des trois hommes armés qui ont assassiné les deux policiers sur le Mont du Temple, le 14 juillet.

Chacune de ces localisations occupe une place particulière sur la carte de la terreur.

  • Les réseaux terroristes d’Hébron et de ses environs sont principalement liés sur le plan idéologique et opérationnel au Hamas palestinien extrémiste. Au cours de ces quinze derniers jours, on a découvert que le Hamas recevait de larges sommes d’argent, dont la majorité provenait de sources aux Emirats Arabes Unis dans le Golfe Persique. Une partie du liquide était transférée vers la Judée et la Samarie et livrée à ces réseaux, avec une incitation supplémentaire au passage à l’acte. Découvrir que certains cercles aux Emirats Arabes Unis financent le terrorisme du Hamas a été ressenti comme un choc en Israël. Après tout, l’Emirat s’est formellement joint à la coalition anti-terroriste que le Président américain Donald Trump a créé au cours de sa visite à Riyad et plus tard en Israël, au début avril.

 

  • Les cellules terroristes opérant à Jérusalem appartiennent essentiellement au Fatah de Mahmoud Abbas ou à sa milice, les Tanzim. La plupart sont des groupes marginaux qui ne s’associent [qu’on ne relie pas] pas directement avec leurs dirigeants. Mais le simple fait qu’ils aient la liberté d’agir et de mener des actes violence contre les Israéliens inquiète les services de sécurité israéliens.

 

  • Les réseaux d’Umm al-Fahm et de ses villages ruraux environnants apparaissent inspirés sur le plan idéologique par la Branche Nord du Mouvement Islamique, d’obédience arabe israélienne (qui est liée aux Frères Musulmans), ou directement reliés aux centres de commandement de Daesh-Etat Islamique en Syrie.

On connaît au moins 20 Arabes Israéliens qui ont franchi les frontières pour se rendre en Syrie et combattre dans les rangs de Daesh, dont certains sont d’Umm al-Fahm.

Vendredi dernier 11 août, un acte d’inculpation a été diffusé contre deux résidents de cette ville, qui se préparaient à quitter le pays pour la Syrie et à se joindre à l’Etat Islamique. Ils y ont été aidés par un ancien habitant qui s’est déjà rendu en Syrie et combat aux côtés de Daesh. L’un des accusés appartenait au même clan Jabarin que les meurtriers des policiers des frontières sur le Mont du Temple.

Puis, mardi 15 août, la police est arrivée à Umm al-Fahm, au domicile du Cheikh Raed Salah, dirigeant de la Branche nord du Mouvement islamique israélien interdit, avec un mandat d‘arrêt contre lui. Il est accusé d’incitation publique à la violence et au terrorisme et d’être membre d’une organisation illégale.

Salah s’est retrouvé, tour à tour, dans et hors des prisons israéliennes durant des années, à cause de ses sermons ardents remplis de haine, qui appellent régulièrement ses disciples à « combattre pour la libération » d’Al Aqsa. L’an dernier, il s’est retrouvé derrière les verrous pour avoir appelé les Arabes Israéliens à se joindre au soulèvement palestinien (Intifada des couteaux) contre l’Etat d’Israël.

Cependant, cette fois-ci, la vaste publicité offerte à son arrestation si tôt après les affrontements sur le Mont du Temple – dans une tentative pour lui imputer des charges suffisamment sérieuses afin de le mettre derrière les barreaux pour longtemps – a entraîné une solide sympathie pour cet énergumène de Cheikh , parmi de vastes secteurs de la population arabe israélienne.

Evidemment, la présence souveraine d’Israël sur le Mont du Temple, qui est saint pour les trois religions monothéistes et revendiqué par les Musulmans, reste un problème durablement explosif. La crise du mois dernier axé autour du sanctuaire, semble diminuer, mais seulement en surface. Les braises de la conflagration continuent à couver sous la surface du site et de l’ensemble de la ville et de ses environs.

DEBKAfile  Analyse Exclusive 16 août 2017, 3:48 PM (IDT)

Adaptation : Marc Brzustowski

4 Commentaires

  1.  » La présence souveraine d’Israel sur le Mont du Temple reste un problème durablement explosif » ???
    Adoptez la solution de l’écrivain de gauche israélien: laissez le Mont du Temple aux mahométans.
    Ceci fait, il ne restera plus d’ « explosive » que la présence des Juifs sur leur terre ancestrale… même à Tel Aviv.

    • 1) La présence juive est souveraine ; 2) conséquence indésirable : elle déplaît fortement et est attaquée ;

      Merci de ne pas répercuter n’importe quelle contre-vérité qu’il vous fait plaisir d’entendre. Il est question ici de climat sécuritaire qui reste explosif, même si vous continuez de vivre dans un monde enchanté où, tout d’un coup tout le monde va accepter cette souveraineté du jour au lendemain. Et cela ne lui enlève rien de sa nature souveraine. Ni du fait qu’on continue de mourir de terrorisme n’importe où dans le monde pour d’autres raisons moins « souveraines » : voir s’il est « souverain » de se balader sur Las Ramblas.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.