Nasrallah : si Assad chute, le Hezbollah tombe
Un journal, qui est le porte-parole officieux de Nasrallah, le chef du mouvement, affirme que celui-ci a fait des commentaires amers, lors d’une rencontre avec son allié politique chrétien libanais, en reconnaissant que le régime Assad ne reprendrait jamais le contrôle total de la Syrie.
Le Président syrien Bachar al Assad et sont régimes ne doivent pas s’effondrer, a déclaré en substance le chef Hassan Nasrallah, puisque cela signifierait la chute du Hezbollah lui-même et du prétendu « axe de la résistance », l’axe irano-syrien, selon le journal libanais Al Akhbar, un organe officieux du Hezbollah, ce mardi.
L’organisation de Nasrallah, basée au Liban conserve des liens étroits et forts avec le régime syrien et a déployé des milliers de ses propres combattants pour se joindre à la bataille menée par Assad contre l’opposition qui cherche à le renverser. Avec leur patron, l’Iran, la Syrie et le Hezbollah ont construit cet axe, la République Islamique fournissant les armes, l’entraînement et le soutien financier à ses deux supplétifs aux frontières d’Israël.
Selon ce reportage révélateur, Nasrallah a confié ces remarques au cours d’une réunion, jeudi dernier, avec son allié politique libanais, Michel Aoun, Chrétien maronite qui dirige le Mouvement Libre Patriotique.

Hassan Nasrallah offre une interview à la télévision syrienne (Photo: AFP/AL-IKHBARIYA)
Ce reportage signale aussi que Nasrallah a clairement indiqué que le régime est dans l’incapacité de reprendre chaque centimètre du territoire syrien perdu face aux rebelles. Le chef du Hezbollah a aussi lié les combats en Syrie à une forme d’équilibre instable ou de pendule oscillant entre les gains et les pertes subies.
Malgré tout l’appui de l’intervention du Hezbollah, le régime syrien a perdu le contrôle de vastes bandes de terres du pays, au cours de cette guerre de plus de 4 années.
Au même moment, le journal libanais, le Daily Star a cité des sources disant qu’Aoun et Nasrallah avaient discuté, en posture défensive, « du besoin de maintenir la sécurité et la stabilité au Liban, étant donnés les graves évolutions en cours dans les pays voisins ».
Aoun a exprimé son « total soutien à toutes les mesures que le Hezbollah pourrait prendre pour combattre les terroristes », affirme ce reportage. Selon le Star, les deux hommes ont été rejoints par le Ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil et les responsables du Hezbollah Hussein Khalil et Wafiq Safa.
Un communiqué du Hezbollah, à la suite de ces entretiens, affirme que Nasrallah et Aoun ont aussi parlé de politique intérieure, essentiellement des élections présidentielles toujours non-résolues.
Les deux se sont aussi entretenus « de la menace des terroristes takfiris (Musulmans hérétiques) qui mettent la région toute entière en péril, et mis en lumière la nécessité de les combattre par tous les moyens poure protéger le Liban et sa stabilité' », selon ce reportage.
Par Roi Kais
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Adaptation : Marc Brzustowski
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