Maglan décroche la 1ère place de l’examen commando
Les unités d’élite israéliennes ont rivalisé dans le cadre d’un examen éreintant de 3 jours, afin de tester leurs capacités au combat, dans une série de domaines de compétences, dont les transitions hyper-rapides, allant du combat contre le Hamas au Sud au retournement pour combattre le Hezbollah au nord ; les évaluations ont aussi  inclut, entre autres, les capacités à conduire des opérations dans l’obscurité, la liquidation de cibles-clés à travers une lunette de sniper et le fait de différencier entre des combattants et des innocents : « le rôle du sniper requiert du calme et de la relaxation ». 

Les soldats des Unités commando Oz ont achevé leur premier examen de Compagnie la semaine dernière, à la suite de trois jours éprouvants au cours desquels ils ont mené compétition pour décrocher la pôle position dans diverses situations de combat avec d’autres unités.

Cette évaluation de l’armée survient un an et demi après sa mise sur pied.

Commando units in action (Photo: IDF Spokesperson's Unit)

Unités Commando en action (Photo: IDF Spokesperson’s Unit)

 

Après que ce soit la préstigieuse unité Egoz des Golani qui a pris la première place deux fois de suite, cette fois, c’est une compagnie de l’unité Maglan, si souvent révérée, qui a réalisé les meilleurs scores, alors qu’une autre compagnie du même Maglan s’est emparée de la seconde place.

Le Sergent A. de l’unité des Duvdevan a été récompensé de l’honneur d’être le meilleur sniper de la brigade.

Le Commando terrestre Oz a été mis sur pied à la suite de la décision du Chef d’Etat-Major de Tsahal, Gadi Eisenkot de combiner les compétences des quatre Unités Spéciales des Forces terrestres : Egoz de la Brigade Golani, le Rimon de Givati, Maglan et Duvdevan – avec deux sous-unités d’élite de la Brigade parachutiste.

Photo: IDF Spokesperson's Unit

Photo: Unité du Porte-Parole de Tsahal

 

Les soldats de l’unité Duvdevan ont terminé l’épreuve en 3ème position, en réussissant à bousculer les combattants d’Egoz hors du podium pour la première fois.

Les soldats du Rimon, opérant principalement dans les zones frontalières égyptiennes étaient absents à l’épreuve du fait d’une activité opérationnelle lourde, à ce moment-là, les empêchant ainsi de concourir.

L’examen s’est déroulé dans des bases d’entraînement conçues pour simuler divers scénarios à travers tout le pays, dont une rapide transition de combats menés dans la Bande de Gaza à un scénario de combat au nord contre le Hezbollah.

Les exercices comprenaient des sphères de combat ouvertes et construites, l’accent étant mis sur les techniques de combat individuel autant que les combats réalisés en tant qu’unité. Malgré la compétition entre les unités, qui sont considérées en « rivalité », avant même création de la brigade, les officiers de toutes les unités ont été affectés à des champs de bataille simulés et nommés responsables de l’instruction aux combattants qui passaient l’examen.

Par exemple, les officiers de Duvdevan spécialisés en combat dans des zones de bâti (urbain) se sont concentrés sur l’inculcation de leur savoir aux combattants des autres unités, laors que les commandants de de l’unité Maglan ont augmenté le savoir de la brigade dans le domaine des raids ciblés.

Photo: IDF Spokesperson's Unit

Photo: IDF Spokesperson’s Unit

 

Au cours du dernier test, l’examinateur a mis l’accent sur l’un des princiaux défis auxquels les combattants vont probablement être confrontés au cours du prochain cycle de violence, qu’il s’agisse du Hamas au Sud ou du Hezbollah au Nord : le combat de nuit.

Etant données les évaluations de l’armée disant que les opérations militaires se dérouleront de façon prédominante au cours de la nuit, les combattants entraînés à se battre sous le couvert de l’obscurité, l’attention était placée sur la destruction de cibles de haute valeur, telles que des installations d’armes des ogives,  tout en utilisant le moins de munitions possibles.

 

« Le rôle du sniper requiert le plus grand calme et une totale relaxation » 

 

Un autre point-clé sur lequel on a testé les soldats est ce qu’on a surnommé « Le test de la 1ère balle » – une frappe rapide et exacte menée par les unités de snipers.

« En moins de dix secondes, je tire la première balle sur la cible dans une configuration à 800 m de distance et je la touche », se vante le Sergent A., de l’unité Duvdevan, qui a été couronné du titre de meilleur sniper après que cinq de ses six balles aient touché la cible en pointillés à des distances de 400 à 800 m.

A. a commencé son service au sein du commando de l’unité d’élite navale, le Shayetet 13 et de là, il est parti pour l’unité secrète du Commandement Centrale.

La principale mesure par laquelle on évalue les snipers n’est pas seulement leur précision, mais aussi la vitesse de leur réplique et leur capacité à discerner et identifier précisément la cible. De plus, l’étendue  dommages infligés par la première balle tirée à partir de la chambre de l’arme est également évaluée.

Photo: IDF Spokesperson's Unit

Photo: IDF Spokesperson’s Unit

 

Le test pour lers snipers a été subdivisé en deux catégories : un examen théorique fondé sur une estimation de portée de cibles, tout en calculant les conditions qui pourraient affecter la trajectoire d’une balle, telles que la direction du vent et, des tests pratiques dans la portée du tir lui-même.

Tous les combattants ont utilisé des fusils de snipers présents dans les unités commando : le SR-25 qui, bien qu’il ressemble au M-16, est plus long et pèse de 5, 5 kg, comprenant une lunette d’amplitude qui est six fois plus large que celle habituellement montée sur un M-16.

« Le rôle de sniper requiert, d’abord et avant tout, du calme et de la relaxation », déclare A., qui est appelé, de manière presque quotidienne à viser des cibles responsables d’instigation de troubles.

« Puisqu’il est difficile de toucher des cibles à une distance de 800 m, un observateur est à mes côtés dans l’escadron afin d’identifier la cible et de corriger le tir si nécessaire ».

La division qui se forme quand elle est en mouvement 

La Brigade des Commandos terrestres, qui a officiellement été instaurée à la fin 2015 et qui est devenue la sous-branche de ses homologues dans les autres corps (le Shaldag des forces aériennes et l’unité du commando Naval Shayetet 13), n’a pas encore eu l’occasion de passer un test en grandeur réelle de ses capacités militaires, comme une guerre ou des opérations étendues à l’arrière des lignes ennemies.

Photo: IDF Spokesperson's Unit

Photo: IDF Spokesperson’s Unit

Au cours des dernières semaines, la Brigade a aussi absorbé les premiers « combattants médicaux » une nouvelle position de combat approuvée après des années d’essai.

Les combattants médicaux combattent en tant que partie intégrante du Commando et participent actuellement aux exercices d’entraînement, pour la première fois, dans des raids massifs constitutués de centaines de combattants sur des cibles ennemies, aux côtés d’opérations de petites unités commandos secrètes.

A la différence des unités commandos plus classiques, qui sont utilisées pour lancer des opérations spéciales fondées sur des renseignements précis et seulement après des préparatifs lents et minutieux, ces combattants s’entraînent également à être en mesure d’improviser sur le champ de bataille, littéralement alors qu’ils sont en mouvement, et tout en distinguant entre les terroristes marqués pour être éliminés ou arrêtés et des civils innocents.

Yoav Zitun|Publié le :  04.04.17 , 23:37
Adaptation : Marc Brzustowski

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