PS : le keffieh kurde ci-dessus n’est pas compatible avec celui de l’OLP (lire la suite) :
Le passage suivant est tiré du compte-rendu d’une réunion où se trouvaient rassemblés des représentants palestiniens et kurdes. Là où on voudrait, à l’extrême-gauche, s’attendre à une sorte d’union sacrée des « peuples opprimés » entre les causes palestinienne et kurde, où la facture révolutionnaire l’emporterait sur l’arabité ou l’islamité (et quoique 90% de Kurdes soient d’obédience sunnite), ce n’est pas du tout de cela dont il s’agit dans la position palestinienne :
les Kurdes sont perçus comme de dangereux séparatistes qui défont le rêve palestinien réel : celui d’un « peuple arabe uni » ou panarabisme historique, aujourd’hui complètement en ruines depuis Nasser… Preuve encore que les Kurdes ont une identité historique et culturelle affirmée, alors que les Palestiniens continuent de chercher leurs racines en… Syrie, soit dans une sorte de « Palestine » comprenant l’ensemble des pays arabes.
Les Palestiniens ne manifestent officieusement ou officiellement aucune solidarité avec un peuple qui se bat les armes à la main contre les pires éléments islamistes génocidaires. Au contraire, ils le perçoivent comme un réel danger pour les peuples frères aux frontières… imposées par les Occidentaux (Sykes-Picot, 1916). De fait, les Kurdes sont, naturellement, plus proches d’Israël à détruire (selon la rhétorique des groupes terroristes palestiniens) que d’aucun Etat palestinien qui, lui, revendique sa légitimité devant l’ONU et obtient les grâces de tous les Occidentaux réunis, à coups de boycott de l’Etat réellement minoritaire : l’Etat Juif qui lui aussi s’est imposé à la force du poignet et au cours de combats acharnés pour l’indépendance. Ce texte est, en cela, fort éclairant sur les enjeux réels de la soi-disant « émancipation des peuples » à la sauce palestinienne : ce qui est bon pour « nous » (les Palestiniens) ne l’est pas pour ceux opprimés par les Etats arabes, turcs ou perses… A méditer, en tout Etat de Cause…
Voici ce que l’Autorité Palestinienne a à dire au sujet de l’Indépendance kurde et de la relation spéciale israélo-kurde
(Site reprenant la position officielle palestinienne : elkashif.net )
« Au cours d’une rencontre avec une délégation de l’Organisme de Coordination Nationale Syrienne, fédérant l’opposition à Bachar Al Assad, les représentants palestiniens ont eu l’occasion d’écouter un responsable kurde, propos ensuite transmis à l’attention du Président Abu Mazen (cité sous son nom de guerre dans cette publication palestinienne). L’intervention de Saleh Mohamed Muslim, président du Parti de l’Union Démocratique kurde, au cours de cette réunion, a centré son propos sur les zones d’autogestion kurdes, que les Palestiniens analysent comme une forme de séparatisme progressif et ainsi l’observation d’un modèle visant à établir la partition de fait de la Syrie.
(Selon ce média palestinien) : Bien que le représentant kurde faisait de son mieux, en son for intérieur, pour soulever la question des Kurdes de Syrie, sa modeste expérience politique dans le choix de la terminologie et la nomenclature adoptée [NDLR : ce média accuse implicitement le représentant kurde de n’observer ni la Taqqiya musulmane, ni la ruse politique propre aux Palestiniens, formés par le Komintern. En un mot, de ne pas mentir de façon trop évidente aux yeux de ses interlocuteurs] a fini par révéler la vérité au sujet des intentions kurdes dans le nord de la Syrie, en dépit de sa façon prudente de parler de mesures de protection, de l’intégration et de la légitimité des populations arabes dans ce processus, et tout en insistant sur son opposition à l’approche de Massoud Barzani (au Kurdistan irakien) qui tend à l’Indépendance, mais tout en évoquant, en même temps, l’autogestion (l’autonomie), le multipartisme, l’existence de courants politiques et d’un Conseil Législatif, des tribunaux et une police, des unités de protection paramilitaire, le PYD auquel il faut ajouter qu’il n’est que la branche syrienne du PKK… Or, celui-ci en appelle au droit à l’autodétermination pour les Kurdes et à l’établissement d’un Etat kurde.
Toutes ces mesures ne sont-elles pas destinées à faire sécession? Et ainsi à contribuer à la division de la Syrie? N’est-ce pas ce modèle de la partition qu’on reconnaît là?
On doit se demander quelles relations toutes ces mesures entretiennent avec la Cause Palestinienne? Et comment cela affecte ces relations? Quelle est notre propre (celle des Palestiniens) compréhension des conséquences de l’établissement d’un Etat kurde?
Sur ce point, nous (Autorité Palestinienne) devons insister sur le fait que cette relation affecte directement et de façon très défavorable la question palestinienne, puisqu’un Etat kurde servirait de poignard empoisonné planté dans le corps Arabe et qu’il encouragerait aussi d’autres velléités, aspirations et mesures de séparation, pas seulement en Syrie, mais aussi dans beaucoup d’autres pays arabes.
Et si on ajoute à tout cela les relations autant secrètes que publiques entre les Kurdes et Israël, ce qui, à terme, signifie la formation d’une coalition israélo-kurde afin d’affaiblir la position arabe, il est important de ne surtout pas négliger le séparatisme des Kurdes et leur relation spéciale à l’égard d’Israël ».
(Ces informations publiées sur Elkashif.net datent du 26 Août)
Traduction automatique de l’arabe à l’anglais : google
Adaptation française : Marc Brzustowski.
![]() |
![]() |






































