L’Iran reconnaît employer des drones-tueurs en Syrie
Le Général-Major Mohammad Bagheri, chef d’Etat-Major des Forces armées iraniennes, déclare que les drones son pays sont capables de bombardements de précision.
BEYROUTH – Une haut-gradé iranien a déclaré que les véhicules aériens sans pilote de son pays mènent des frappes aériennes en Syrie, des mois après que la TV iranienne ait diffusé une vidéo semblant montrer un drone de combat testé dans ce pays déchiré par la guerre.
Le Général-Major Mohammad Bagheri, Chef d’Etat-Major des Forces Armées Iraniennes, a affirmé dans un discours, dimanche, que son pays a développé des drones capables de frappes de précision qui peuvent toucher une cible dans une zone aussi petite qu’un mètre-carré.
« Ces drones sont utilisés pour frapper des cibles terroristes en Syrie et en Irak », a t-il ajouté au cours d’une cérémonie marquant le commencement de l’année académique à l’Université Suprême de Défense Nationale d’Iran.
Fin 2015, le site SimaNews d’Iran avait diffuséune vidéo « qui prétendait avoir été filmée depuis un drone de combat iranien testé en Syrie », selon un reportage préparé par le programme des Observateurs de France 24.
Vidéo qu’on prétend filmée par un drone de combat en Syrie. (SimaNews)
Le magazine hebdomadaire britannique Jane’s Defense, spécialiste de l’armement a analysé la séquence et en a conclu qu’il montre un drone Shahed-129 tirant des roquettes Sadid-1 air-sol, qui comprend un tir de ce type à l’extérieur d’Alep, ern octobre 2015.
Le Shahed-129a été dévoilé au public par l’Iran en Septembre 2012 et qu’il est entré en production de masse un an plus tard.
Jane’s fait remarquer que le drone a été repéré en Syrie en 2014, à la suite de l’apparition d’images le montrant en opération autour de Damas.
« A cette époque, on pensait que le drone menait des missions de surveillance et on le voyait pas comme armé », ajoute cette publication.
Des drones armés du Hezbollah
Une frappe aérienne supposée d’un drone du Hezbollah. (YouTube/Central Military Media-Syria)
Cette reconnaissance publique de l’Iran qu’il mène des frappes à partir de drones survient un mois après que son supplétif régional le plus puissant, le Hezbollah, ait diffusé une première dans ce genre de vidéos, qui semble montrer le groupe en train de bombarder des rebelles syriens dans le village de Khalsa, au sud d’Alep, depuis l’espace en utilisant un drone sans pilote.
La séquence montre trois bombardements distincts : l’un d’une base de l’un des chefs rebelles », le second, d’un camion appartenant vraisemblablement à des « hommes armés », le troisième d’un structure ressemblant à une tente qui héberge ostensiblement « un rassemblement d’hommes armés ». Dans le troisième clip, on voit deux conteneurs chargés de roulements à bille chutant sous la caméra, dessinant une figure sur le sol aride en dessous pour commencer à se répandre en deux petits nuages de poussière, en éruption au moment de l’impact du conteneur.
L’utilisation de drones par le Hezbollah est devenue plus importante à la suite de l’entrée public du groupe terroriste dans le conflit en Syrie, en 2013.
La TV du Hezbollah, Al-Manar TV diffuse régumièrement des séquences prises de drones au cours d’offensives dans la région du Qalamoun en Syrie, et durant la campagne dans la région de la frontière montagneuse du nord-Est du Liban, en 2015;
Dabs l’une de ces séquences, on voit les combattants du groupe hezbollah en train de tendre une embuscade à des djihadistes d’Al Nusra, dans les faubourghs de la ville libanaise d’Ersal.
Cependant, la séquence du 9 août au-dessus d’Alep était la première de cette région de Syrie, ainsi que la première à démontrer les capacités offensives de ces drones du Hezbollah.
Par Albin Szakola (@AlbinSzakola)
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