L’invasion d’Israël, symbole de dévotion à sa destruction©

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Photo d’illustration : les mines épanouies des malheureuses “victimes civiles” de la marche “pacifiste” du Hamas en bordure de Gaza : par un score de 2 terroristes pour 3 morts (ce qui est la moyenne inégalée de Tsahal, par rapport à toutes les armées occidentales : 1/4 civils en moyenne) , le Hamas s’est tiré une “balle dans le pied”, dans une campagne où il semblait un moment surpasser le Fatah d’Abbas sur la scène internationale, par une nouvelle stratégie de vague humaine. En pipant les dés, le soufflé pourrait très vite retomber. 

L’invasion d’Israël, symbole de l’attachement au principe de sa destruction

Le 30 mars 2018, des milliers de palestiniens de la Bande de Gaza ont simulé une invasion d’Israël en se rapprochant de la barrière de sécurité, à l’origine d’une riposte musclée de l’État juif. Bilan 17 palestiniens tués et plus de mille quatre cent blessés. Depuis, des provocations stériles palestiniennes se sont multipliés à Gaza et en Cisjordanie (Ramallah, Naplouse, Beit El, Hébron, Bethlehem…). Ce simulacre d’invasion terrestre d’Israël, symbolise en fait, l’attachement palestinien au principe de la destruction de l’État juif.

La manifestation palestinienne marque le 42ème anniversaire des événements survenus le 30 mars 1976 : la nationalisation de 22 000 dounams de terres avait provoqué  des manifestations de personnes arabes israéliennes qui la contestaient. Les affrontements avec Tsahal s’en étaient suivis et avaient conduit au décès de 6 arabes israéliens.

Depuis, les palestiniens commémorent, le 30 mars de chaque année, ce qu’ils appellent « le jour de la terre », c’est à dire le jour de la lutte contre la poursuite de ce qu’ils considèrent être une « la campagne de nettoyage ethnique menée par des groupes armées sionistes depuis 1948». La manifestation du 30 mars 2018 devrait ainsi durer 6 semaines, jusqu’au 15 mai 2018, lendemain de l’anniversaire de la création d’Israël qu’ils nomment « Nakba » (catastrophe). Elle a été appelée « grande marche du retour », pour essayer de forcer la réalisation de leur fantasme qu’ils nomment « Droit au retour des réfugiés palestiniens ».
Il s’agit bien évidemment d’un Droit purement imaginaire qu’ils n’obtiendront jamais. 70 % des palestiniens de Gaza se disent descendants des palestiniens qui ont quitté la Palestine avant la création de l’État d’Israël, le 14 mai 1948. Les causes du départ de leurs ancêtres sont sujet à caution : une partie d’entre eux est, certes, partie en raison des craintes de la Haganah. Toutefois, la très grande majorité des palestiniens a quitté la Palestine à la demande des pays arabes qui les ont assuré d’une destruction rapide de l’État d’Israël et d’un retour rapide dans leur foyer : tel ne s’est jamais produit. Les arrières petits enfants des migrants palestiniens doivent donc accepter les choix de leurs aïeux et aménager la Bande de Gaza pour en faire un lieu de vie décent.
Pour cultiver la haine d’Israël et le sentiment de vengeance, le 31 mars 2018 a été décrété par le Président de l’Autorité Palestinienne (Ramallah), « journée de deuil national pour les âmes et les martyrs ». C’est habile. Les palestiniens doivent imputer à Israël les causes de leur déboire, conformément à un mode opératoire toujours identique : provoquer la réaction musclée d’Israël (qui ne fait que protéger ses frontières en sa qualité d’État souverain), amener des palestiniens à se faire tuer pour «perpétuer la mémoire des « martyrs », et diffuser les images des provocateurs éliminés pour susciter l’empathie internationale. A l’intérieur d’Israël, c’est l’association de « défense des droits des palestiniens en Israël Adalah » qui se charge de rappeler aux arabes israéliens, leur appartenance à la nation palestinienne. Cette association a donc condamné  « l’utilisation de la Force par Israël, et sa violation du Droit international » (sic).
Sur le plan international, les critiques n’ont pas manqué de fuser. Le Président turc Erdogan a martelé : « Nous ne pouvons pas accepter les pertes humaines et les violations du droit international dans la région ». Pour sa part, le leader du Parti travailliste britannique, Jeremy Corbyn, a qualifié l’utilisation de la force par l’armée israélienne d’ « effroyable », insistant : «  Le gouvernement britannique doit faire entendre sa voix sur l’urgence d’un véritable règlement pour la paix et la justice ». Naturellement, les pays arabes ne se sont pas privés de dire le bien qu’ils pensent d’Israël : le gouvernement jordanien a qualifié la réaction israélienne de « violation du droit palestinien de manifester pacifiquement et de recourir à une force excessive contre eux » (sic). Au Maroc, des centaines de personnes ont manifesté pour exprimer leur solidarité avec les Palestiniens. Le Qatar a condamné « l’utilisation de la Force par Israël contre un peuple sans défense qui a un droit au retour en Palestine » et  appelé à « réprimer la machine de guerre israélienne et la politique de punition collective d’Israël contre le peuple palestinien et à protéger les civils innocents ». Le Koweït a demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations Unies. Pour sa part, Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a également demandé une enquête indépendante et transparente sur les actes israéliens à l’égard des manifestants palestiniens. Bien évidemment, les États-Unis ont refusé de se prêter à la nouvelle comédie palestinienne en bloquant la publication d’une déclaration du Conseil de sécurité condamnant le recours à la force  par Israël.
Le leader Hamas Ismaël Haniyeh en a profité pour confirmer son intention de détruire Israël : « Cette marche est le début du retour vers toute la Palestine » : « il n’y a pas d’alternative à la Palestine et au droit au retour ». De même, un responsable de l’organisation terroriste à l’étranger a affirmé : « Aujourd’hui, toutes les  forces se sont unies et ont adopté un seul chemin rejetant l’occupation,  toutes les formes de reconnaissance et de normalisation avec elle, et la coordination avec ses outils terroristes » (sic).
En réalité, les provocations sont à la hauteur de la frustration palestinienne : Les États Unis vont transférer leur ambassade de Tel Aviv à Jérusalem le 14 mai 2018 (à l’occasion du 70ème anniversaire de la création d’Israël) et réduire considérablement leur financement à l’UNRWA , structure internationale qui finance les palestiniens discriminés par les pays arabes du Moyen Orient (ces pays refusent en effet de les intégrer dans leur société, de leur permettre de prendre la nationalité du pays, d’acquérir des biens immobiliers, de travailler,  les contraignant à vivre dans des camps…).
Les déclarations les plus scandaleuses ont toutefois émané des palestiniens de la Knesset. Le député Jamal Zahalka, (liste commune) a appelé à faire de la marche du 31 mars 2018 sur les terres de Ruha, « une manifestation de colère contre les crimes de l’occupation » (sic).
Patience : Israël sera bientôt libéré des résidents israéliens qui le haïssent.  
En tout état de cause, si les palestiniens de Gaza souhaitent se rendre en Israël, il conviendra au préalable que les autorités dirigeantes normalisent leur relations avec Israël, qu’ils acceptent l’ouverture d’une ambassade d’Israël à Gaza, et que les intéressés sollicitent un visa pour se rendre dans l’Etat juif. A défaut, l’accès leur sera refusé. C’est donc avec Ismaïl Hanyeh que les palestiniens doivent s’entendre.

1 COMMENT

  1. Cher Monsieur Ramas-Muhlbach,
    Pour ceux qui cherchent à s’informer honnêtement sur le conflit israélo-palestinien, votre article intitulé “Linvasion d’Israël, symbole de dévotion à sa destruction ” est d’une clarté totale.
    Je vous en félicite.

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