Les YPG affirment que l’armée turque n’est parvenue à occuper aucune colline ni aucun village dans la région d’Afrin.
L’offensive se cantonne, jusqu’à présent, à l’envoi de groupes d’éclaireurs soutenus par des tanks, dont au moins deux auraient été détruits par les YPG
Lundi à l’aube, les Forces Démocratiques Syriennes ont mené deux opérations (contre-offensive commando) contre deux groupes de l’armée d’occupation turque et ses mercenaires sur l’axe menant à Azaz, tuant et blessant des dizaines d’éléments de cette armée d’occupation, selon les termes des communiqués diffusés par les YPG.
Dans le cadre de la campagne révolutionnaire, les combattants (YPG) et combattantes (YPJ) ont mené deux opérations sur l’axe routier d’Azaz (détenu par les gangs de l’armée syrienne libre appartenant à la Turquie, depuis l’opération Bouvlier de l’Euphrate, d’août 2016).
Au cours de la première opération, au moins 6 soldats turcs ont été tués et des dizaines d’autres blessés.
Il y aurait eu « des dizaines de morts et de blessés » lors de la deuxième opération, en plus de l destruction d’un certain nombre de véhicules militaires appartenant à l’armée d’occupation turque.
Le 21 janvier, les Unités de protection du Peuple Kurde (YPG) ont annoncé que leurs combattants ont repoussé plusieurs agressions de l’armée turque et de ses séides mercenaires islamistes de la prétendue « Armée Syrienne Libre », au nord de la ville d’Afrin dans la province d’Alep. Les YPG précisent qu’au cours de ces tentatives d’invasion, les forces turques n’ont pas été capables d’occuper le moindre village, sur les 5, au moins, où elles ont tenté une première percée de groupes de reconnaissance.
Selon l’agence de presse kurde Hawar (ANHA), les YPG ont liquidé plus de 15 assaillants des groupes de l’ALS pro-turque et blessé des dizaines (au moins 30) d’autres en repoussant ces attaques qui ont toutes tourné au désavantage des Turcs.
Durant le même temps, les sources turques disent que leurs avions-bombardiers (de la TAF) ont mené des frappes aériennes incessantes contre les positions des YPG autour d’Afrin, dont un dépôt de munitions.
nouvelle séquence de bombardement des forces aériennes turques Tcontre un #Pkk dépôt de munitions du « pkk » (des YPGà #à Afrin. #l’Opération branche d’olivier #AfrinOperasyonu pic.twitter.com/oCLPqBfoVY
— Cemal (@Acemal71) 21 janvier 2018
Ces sources turques ont aussi révélé l’utilisation par la TAF d’un véhicule de combat aérien sans pilote (UCAV) Bayraktar TB-2 dans ses opérations aériennes au-dessus d’Afrin.
Les YPG relèvent qu’au moins 11 civils ont été tués et que 16 autres sont blessés à cause des bombardements turcs dans le secteur d’Afrin.
De son côté, pour faire bonne mesure, la dictature turque prétend que des Kurdes ont tiré d’autres roquettes contre la ville turque de Kilis dans le sud de la Turquie. Anadolu prétend qu’au moins 37 civils turcs ont été blessés et constaterait 1 mort civil, dans le sud de la Turquie.
Les YPG démentent avoir tiré au-delà du territoire qu’ils contrôlent. D’après le commandement des Forces Démocratiques Syriennes auxquelles les YPG kurdes appartiennent, l’Etat Turc d’Erdogan a ordonné à sa propre armée de tirer contre les civils turcs (à majorité kurde du sud-Est de la Turquie) afin de donner de la légitimité à son agression au nord de la Syrie.
2 roquettes frappent Reyhanli en Turquie :
Reyhanlı’ya düşen ikinci roket görüntüleri pic.twitter.com/Ueg2qqjbRm
— Erhan Yemelek (@erhan_yemelek) 21 janvier 2018
Toutes les zones où l’envahisseur turc a tenté de pénétrer ont été nettoyées de sa présence.
Les villages d’Edema, Shadiya et Surkê du district de Rajo district et le village de Shingêlê du district de Bilbilê ont complètement été nettoyés des soldats ennemis de l’armée d’invasion et des gangs impliqués dans cette opération menée en cinq endroits différents. Au moins 7 militaires turcs sont morts à Kordu, 2 autres dans le villaged’Adama et 15 corps de miliciens ro-turcs ont rejoint la ville d’Azaz dans des sacs en plastique. Incapables de se battre sur le terrain, les Turcs se sont alors mis à bombarder des camps de réfugiés civils syriens, faisant de nombreux morts civils.
Pendant ce temps, un autre groupe de mercenaires pro-turcs, « L’armée Nationale Syrienne » ou Gouvernement Syrien « par intérim », dit faire route pour conquérir Manbij et encercler cette seconde ville kurde. Mais tous les observateurs sur place démentent une telle seconde ouverture de font, notant au passage, que de nombreux détachements américains sécurisent cette ville.

L’armée turque est condamnée à devoir déployer de plus en plus de forces terrestres et de véhicules blindés en direction d’Afrin, dans les jours à venir, afin d’accélérer le rythme de ses attaques, jusqu’à présent infructueuses, contre les milices kurdes.
Ce ne sera possible que parce qu’elle en pressent le feu vert de la part des « coalitions »qui, jusqu’à présent, se refusent au moindre geste bienveillant envers des milices considérées comme des bataillons « harkis » que l’Occident condamnerait ensuite (après la libération de Raqqa) à finir dans des fosses communes, « au nom des droits de l’homme » et de la « lutte antiterroriste ». Le cynisme d’Erdogan et de sa campagne du « Rameau d’Olivier » se verrait alors justifié par la passivité des « grandes puissances », Russie en tête.
La milice Kurde repousse les tentatives d’incursion dans le nord d’Afrin au beau milieu d’une guerre aérienne éclair menée par la Turquie (blitz)
Les forces russes n’ont pas interféré, alors qu’au moins 72 avions bombardiers turcs pilonnaient 103 cibles kurdes dans l’enclave d’Afrin dans le nord de la Syrie. Dimanche matin, puis le jour suivant à l’aube, les forces kurdes et de l’opposition syrienne ont confirmé que les troupes turques tentant de s’infiltrer vers Afrin se sont affrontées à la milice kurde dans le nord et l’ouest des bordures de l’enclave et qu’à chaque fois, elles ont été repoussées.
Le Président turc Erdogan a, cependant, continué à proférer des menaces à connotation génocidaire, en disant : « En commençant par l’ouest, pas à pas, nous anéantirons le couloir terroriste jusqu’à la frontière irakienne. Personne n’a le droit d’élever le moindre mot. Quoi qu’il arrive, nous n’en avons plus rien à faire ».
Les Turcs ont cyniquement désigné leur agression terrestre et aérienne contre les Kurdes « Opération Branche d’Olivier ».
Les dirigeants kurdes auraient, par ailleurs, ouvert des négociations secrètes avec le régime Assad, afin d’ouvrir la porte, au besoin, à l’armée syrienne, qui puisse entrer dans leur enclave, en émettant l’hypothèse qu’Erdogan n’oserait pas ouvrir un nouveau front de guerre contre Damas, alors que ses supplétifs d’Al Qaïda sont déjà en déroute dans la province d’Idlib. Le vice-premier ministre turc, BekirBozdaq a déclaré qu’Ankara chercherait à préserver l’intégrité territoriale de la Syrie, après avoir réalisé ses objectifs et que les troupes turques, [si elles parvenaient à entrer,] retourneraient ensuite de l’autre côté de leur frontière.
Les sources des renseignements militaires signalent que, jusqu’à présent, l’armée turque n’est pas allée plus loin que de mener des opérations exploratoires, au cours de sa campagne contre les YPG kurdes dans Afrin. Une offensive majeure, avec un grand nombre de tanks et de soldats à pied, n’a pas encore eu lieu pour le moment. Erdogan semble retenir ses coups pour tester si les Etats-Unis vont oser venir à la rescousse de leurs alliés Kurdes.
Mais la question qui reste ouverte, est la suivante : va t-il poursuivre les actions allant dans le sens de ses menaces de conquérir toutes les terres kurdes qui s’étendent de la Syrie au nord jusqu’à la frontière avec l’Irak? S’il y parvient et réussit à faire avancer son ambitieuse campagne, les troupes turques devraient maîtriser la région qui, quelques jours auparavant se trouvait sous la protection de l’armée américaine et était sécurisée par une Force de Défense des Frontières entraînée et armée par les Etats-Unis et forte de près de 30.000 hommes.
Est-ce que les 2.000 membres de l’armée américaine déployés dans les bases de cette zone finiront par intervenir? La Russie a fait clairement connaître sa position en s’abstenant de toute interférence contre l’offensive aérienne turque, bien que ses forces contrôlent les cieux au-dessus d’Afrin. Elle acte donc l’accusation de complicité que lui attribuent les YPG.
Afrin, Assad regime, Kurds, Russians, Turkey, US forces in Syria
Kurdish militia repels Turkish Afrin invasion amid continuing Turkish air blitz
Les documents suivants insistent à la prudence, quant à la valeur stratégique des premières « escarmouches ». En effet, le gros des troupes au sol et des tanks semble en voie de déploiement :
في اليوم الثاني لعملية #غصن_الزيتون.. القوات التركية والجيش السوري الحر يسيطران على مواقع عسكرية خاضعة للوحدات الكردية شمال غرب #عفرين pic.twitter.com/yZwzVSkoae
— قناة الجزيرة (@AJArabic) 22 janvier 2018
Pro-Turkish militants involved in the opeartion:
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J’éspere que les kurdes vont pouvoir se défendre et ne pas étre oubliés par la coalition.
Erdogan le boursoufflé paranoïaque et mégalo, a trop présumé de sa force. Les kurdes sont chez eux, et ils repousseront l’envahisseur turc qui va se prendre une veste mémorable.