Les Fusiliers-marins russes se joignent au Hezbollah pour livrer leur première bataille en Syrie : un avertissement dangereux pour les Etats-Unis et Israël

KweirisAir

 

Avant l’aube de ce jeudi 24 septembre 2015, des fusiliers-marins russes sont entrés dans la bataille pour la première fois depuis le début de leur déploiement en Syrie, selon les révélations des sources des renseignements militaires de Debkafile. La 810ème Brigade de la Marine russe combat aux côtés de l’armée syrienne et des forces spéciales du Hezbollah, dans une offensive contre les forces de Daesh sur la base aérienne de Kweiris, à l’Est de l’Alep.

Cette opération va à l’encontre de toutes les assurances données par le Président russe Vladimir Poutine au Premier Ministre israélien Binyamin Netanyahu, le 21 septembre – il y a donc à peine trois jours – disant que les forces russes en Syrie n’étaient là que pour défendre les intérêts russes et qu’elles ne s’engageraient pas dans des combats aux côtés de l’armée syrienne, du Hezbollah et des troupes iraniennes.

Les djihadistes de Daesh qui défendent la base aérienne sont dominés par les combattants Tchétchènes sous le commandement d’Abu Omar al-Shishani, considéré comme l’un des commandants de premier ordre de l’organisation terroriste Daesh, au cours de ces deux dernières années. Al-Shishani, âgé de 27 ans est originaire de l’enclave tchétchène de Pankisi en Georgie, comme beaucoup d’autres qui ont rejoint Daesh depuis 2012.

Cela dit, prendre pour cibles des combattants tchétchènes n’est pas la seule raison pour que l’ordre ait été donné par le commandement russe en Syrie de lancer cette offensive contre la base aérienne. Dans un hebdomadaire de Debkafile, n°678 (diffusée le 11 septembre), nous avions prédit que la première mission russe en Syrie serait de briser le siège d’Alep par les groupes rebelles syriens, parce que c’est la deuxième ville importante du pays.

Pour leur première mesure, les Russes devraient empêcher la rupture de l’autoroute 5, allant d’Alep à Damas et de la rendre ouverte à la circulation pour les renforts et l’équipement militaire de l’armée syrienne en direction de la ville.

Cette offensive visant à reconquérir la base aérienne de Kweiris, tombée entre les mains de Daesh à la mi-juin 2015, est la première phase de l’instauration du plan opérationnel russe pour la zone d’Alep.

Pendant ce temps, on trouve peu de substance aux reportages parus, essentiellement aux Etats-Unis, qui suggèrent que Poutine, déçu par l’incapacité de l’administration Obama à envoyer des forces aériennes américaines pour collaborer avec la Russie, dans le combat contre Daesh, tenterait d’en parler clairement à Obama, si et quand ils se rencontreraient en marge de l’Assemblée Générale de l’ONU, le 28 septembre.

Selon les sources de Debkafile, ces reportages ont été publiés pour répandre un écran de fumée visant à masquer la crise grave qu’a atteint la guerre américaine contre Daesh.

Alors que la Russie provoque le déferlement de ses troupes et de son matériel lourd en Syrie, établissant de nouvelles bases et en lançant des actions offensives, l’effort américain contre Daesh subit un revers cinglant par la décision du Tsar d’Obama, dans la guerre contre Daesh, le Général John Allen, de démissionner dès le début novembre.

On cite des sources proches du Général faisant référence à sa frustration « de la micro-gestion de la guerre, de la part de la Maison Blanche et de son refus de lui fournir les ressources nécessaires pour la mener ».

Cela dit, les sources militaires de Debkafile soulignent que l’aspect qui est le plus de mauvais augure pour les Etats-Unis et Israël, dans cette attaque russe contre la base aérienne syrienne, réside dans la combinaison des troupes de marine russes avec les forces spéciales syriennes et celles du Hezbollah.

Pour la première fois depuis 41 ans, depuis la guerre de harcèlement de 1974 contre Tsahal dans le Golan, des troupes russes combattent aux côtés des forces syriennes. C’est la toute première fois qu’une puissance mondiale, telle que la Russie est volontaire pour entrer dans la bataille avec un groupe terroriste aussi reconnu que la milice du Hezbollah.

Nos sources remarquent que cette attaque conjointe va totalement à l’encontre de la tonalité et du contenu des discussions échangées entre Poutine et Netanyahu, lors de leur sommet [qui accouche d’une souris].

DEBKAfile  Reportage Exclusif  24 septembre 2015, 12:23 PM (IDT)

Adaptation : Marc Brzustowski.

 

La rédaction de JForum, retirera d'office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.

S’abonner
Notification pour
guest

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

1 Commentaire
Le plus récent
Le plus ancien Le plus populaire
dany83270

Poutine est un homme rusé qui poursuit ses objectifs en dépit des « protestations silencieuses » des Européens et des Américains; il veut détruire DAESH qui représente un véritable danger pour la Russie qui ne veut pas voir cette armée terroriste débarquer dans le Caucase pour reprendre le contrôle de la Tchétchénie et menacer son pays; tandis qu’ Obama, de son côté, poursuit un objectif contraire et qui a consisté à créer une coalition internationale , en principe destinée à empêcher DAESH de coloniser la Syrie et l’Irak, mais en réalité c’est pour prendre le leader-ship de cette organisation fantoche pour réduire ces armées à l’impuissance et faciliter ainsi l’expansion de DAESH afin que les musulmans deviennent les maîtres du monde; de ce fait, il en a profité pour fomenter la fuite de millions de faux réfugiés Syriens et d’Irakiens pour envahir l’Europe comme des véritables colons; pour parvenir à ses fins, il est évident qu’il a obtenu la complicité de plusieurs dirigeants qui poursuivent le même but que lui et qui ont probablement embrassé en secret la foi musulmane et qui agissent, en traîtres, contre les intérêts de leurs nations; et Israël dans tout ça ? Nétanyahou à l’air d’avoir enfin compris ce que mijote Hussein Obama et c’est pour cela qu’il est allé voir Poutine afin de trouver un terrain d’entente avec lui.