L’Iran développe ses forces supplétives chiites en Irak en vue de leur déploiement partout ailleurs dans la région
L’Iran a, dorénavant, mis en place des milliers de miliciens chiites en Irak qui peuvent être utilisés en tant que force permanente dans la réigon, que Téhéran pourra déployer vers les points chauds en Syrie, au Yémen et partout ailleurs, selon les analystes.
Il y a environ 80.000 combattants sous la direction de l’Iran dans les Brigades du Hezbollah, l’Organisation Badr et d’autres groupes qui tombent sous la coupe de la coordination approuvée par l’Irak, le groupe connu sous le nom de Forces de Mobilisation Populaire.

« Il y a une énorme poussée, parmi les principaux dirigeants de ces milices, visant à sanctuariser les Forces de Mobilisation Populaires, en tant que force de sécurité permanente », affirme Patrick Martin, un analyste militaire au sein de l’Institut d’Etude de la Guerre, organisme à but non-lucratif à Washington. « Cela permettrait effectivement aux personnalités dirigeantes d’avoir leur mot à dire de façon bien plkus conséquente, ainsi que l’accès aux ressources de Téhéran, un sens de leur légitimité, d’une telle façon qu’ils n’ont pas encore eu l’occasion de l’éprouver jusqu’à présent ».
Martin affirme que les forces chiites « ne sont pas sous le commandement du gouvernement irakien, elles sont vraiment bon marché à entretenir et ont un aspect modulaire, tel que l’Iran peut à tout moment les transformer et les treansférer pour les déployer rapidement sur d’autres terrains qui requiert de la maind’oeuvre [cela s’est vu précédemment sur le Golan avec des milices pakistano-afghanes, visiblement encore pas trop à leur aise. Avec de la reprise en main, cela pourrait changer].
Les Forces de Mobilisation Populaires sont actuellement déployées autour de Mossoul et de Tel Afar et ont pour mission de contribuer à chasser du pays le groupe terroriste islamiste sunnite de Daesh.
A long terme, cependant, les groupes chiites appuyés par l’Iran, qui sont guidés par des conseillers des Brigades Al Quds des Gardiens de la Révolution Islamique (CGRI) » sont orientés de telle façon que la Communauté des Renseignements américaine perçoit comme la volonté de Téhéran de dominer la région et d’émousser l’influence américaine », écrit Rowan Scarborough, correspondant pour les questions de sécurité pour le Washington Times, le 21 novembre.
Michaël Rubin, un analyste de l’Iran de l’Institut American Entreprise, a déclaré que les cecles dirigeants de Téhéran « pensent pouvoir gagner sur un certain nombre de fronts » en sationnant des Irakiens fidèles à leur cause tout autour de Mossoul.
Contrôler la région entre Mossoul et la frontière syreinne (Tel Afar) permettra à l’Iran de disposer d’une plus grande capacité d’approvisionnement de ses supplétifs syriens et libanais par voie terrestre », dit-il. « Ensuite, il y a le facteur idéologique. Nous observons l’Iran à travers un prisme confessionnel et sectaire, comme représentant des Musulmans chiites. Il est important de reconnaître que, du point de vue de l’Iran, la République Islamique représente tous les Musulmans, aussi, toujours dans la perspective de Téhéran, pourquoi ne contrôleraient-ils pas aussi Mossoul? ».

Michaël Rubin
Il ajoute : « Si les Iraniens disposent d’une présence plus conséquente tout le long de la frontière du Kurdistan irakien, ils peuvent aussi jouer le rôle de trublions, de garde-chiourmes, au cas où les Kurdes cherchent toujours à se séparer et à prendre leur indépendance. C’est un précédent que redoute l’Iran, étant donnée sa propre diversité ethnique ».
Adaptation : Marc Brzustowski
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