Illustration de l'article : Primaire de droite: les huit candidats très probablement en lice

C’est dans les prochains jours que se jouera peut-être l’élection du futur président de la république.

Tout porte à croire que celui ou celle qui sortira vainqueur de la primaire de la droite sera le candidat qui s’opposera à Marine le Pen au second tour de l’élection Présidentielle.

Le plafond de verre permettra alors à ce candidat ou cette candidate de parvenir au sommet de l’État.

Nos critères de jugements sont multiples, l’économie du pays et son quotidien sont une préoccupation majeure, la sécurité qui est liée aux conflits mondiaux mais aussi aux problèmes d’intégration d’une partie de la population qui apparaît comme dangereuse et enfin l’avenir des Juifs de France dont le sort est de plus en plus lié à Israël, telles sont les nombreuses questions que posent cette élection.

C’est dans ce contexte qu’il nous est apparu intéressant de connaître votre point de vue via un sondage simple qui est une photographie à un instant T, mais qui laisse aussi sa place à tous les rebondissements possibles d’une élection qui ne sera pas gagnée d’avance.

Pour voter, voir notre rubrique sondage, à droite de votre écran sur la page d’accueil du site JForum.fr

Nicolas Sarkozy, 61 ans, ex-chef de l’État

Boulimique de la politique, Nicolas Sarkozy a accepté de se plier à une primaire inédite à droite pour tenter de réussir le premier retour d’un ex-chef de l’État à l’Élysée. Après une semi-retraite de plus de deux ans, cet homme petit et râblé qui soigne sa ligne s’était fait élire président de l’UMP (rebaptisée Les Républicains) fin 2014, avant d’en démissionner en août pour être candidat. « Moi, j’ai un lien particulier avec les Français. Il peut se distendre, il peut se retendre, mais il existe », affirme cet avocat de formation.

Je parle aux Français, qui ont été déçus par la politique, déçus par moi sans doute, (…) à tous les Français, quels que soient la couleur de leur peau, leur religion, leur âge, leur statut social. Je suis un homme passionné de mon pays. Je veux les convaincre tous qu’il y a une solution pour la France », lançait-il jeudi 15 septembre 2016 sur France 2.

Nicolas Sarkozy est celui qui a réuni le plus grand nombre de parrainages (plus de 20 000 adhérents, plus de 1 000 élus, 103 parlementaires). Le parquet de Paris vient de demander son renvoi en correctionnelle dans l’affaire Bygmalion, une perspective qui pourrait assombrir sa campagne.
Nicolas Sarkozy est marié à la chanteuse et ex-mannequin Carla Bruni-Sarkozy avec qui il a une petite fille. Il est également père de trois fils.

– Alain Juppé, ancien Premier ministre, 71 ans

Il est le favori des sondages. Après une retraite au Québec pendant deux années, à la suite de sa condamnation dans l’affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris, il s’était fait réélire maire de Bordeaux pour la quatrième fois à l’automne 2006, puis avait intégré le premier gouvernement de Sarkozy en 2007 (Écologie) mais avait dû en démissionner après son échec aux législatives en Gironde. En 2010, il revient comme ministre de la Défense, puis de 2011 à 2012, il est ministre des Affaires étrangères.
Longtemps considéré comme un surdoué de la droite, un des politiques les plus intelligents de sa génération – « le meilleur d’entre nous », dira Jacques Chirac – Alain Juppé s’est construit ces dernières années une image de « sage » au sein de l’UMP. Il s’était efforcé de ramener de la sérénité au sein du mouvement, menacé d’implosion lors de la guerre Copé/Fillon pour sa présidence, fin 2012.
Normalien, énarque et inspecteur des Finances, fils d’un agriculteur du Sud-Ouest né à Mont-de-Marsan (Landes), il a incarné une image de la réussite technocratique française, avec pour corollaire une réputation de raideur.
Alain Juppé est marié à une ex-journaliste, Isabelle, avec qui il a une fille. Il a également deux enfants d’un premier mariage.

– François Fillon, 62 ans, ancien et unique Premier ministre de Sarkozy

Ce proche de Philippe Seguin, se réclamant du gaullisme social et qui avait dit « non » au traité de Maastricht fondateur de l’euro, a été plusieurs fois ministre de Jacques Chirac (Éducation, technologies de l’information, Affaires sociales…). Il a été le candidat malheureux à la présidence de l’UMP fin 2012, contre son rival Jean-François Copé, qu’il accuse d’avoir triché pour gagner. À Matignon, « il m’est arrivé d’avoir des doutes et des désaccords » avec Sarkozy et « parfois, j’ai serré les dents », a-t-il récemment affirmé.
À la fois discret et ambitieux, « inénervable », comme il le dit au prix d’un néologisme, François Fillon était devenu en 1981, à 27 ans, le plus jeune député de l’Assemblée. Il avait depuis été constamment réélu dans la Sarthe, qu’il a finalement quittée pour Paris en juin 2012.
Très bas dans les sondages qui le placent au mieux à la troisième place derrière Juppé et Sarkozy, il compte sur les débats de la primaire pour remonter la pente. L’ex-Premier ministre qui s’était dit « à la tête d’un État en situation de faillite » en 2007, a un projet très fouillé de « libéralisation intensive de notre économie », qu’il qualifie de « radical ». Il est marié à une Galloise, Pénélope, avec qui il a cinq enfants.

– Bruno Le Maire, 47 ans, ancien ministre (Agriculture)

Député de l’Eure, auto-proclamé « candidat du renouveau », Bruno Le Maire a été le directeur de cabinet de Dominique de Villepin, alors Premier ministre. Il a été le challenger de Nicolas Sarkozy à la présidence de l’UMP fin 2014, atteignant le score de près de 30%, ce qui en a fait une personnalité incontournable du parti.
Après avoir troqué ses costumes cravate pour le jean et le col roulé, l’ancien ministre, parfait germanophone et sur-diplômé (agrégation de lettres modernes où il fut reçu premier, Sciences Po, ENA), a réussi à casser son image de technocrate un peu froid, accentuée par une silhouette élancée, les cheveux poivre-et-sel et yeux bleus. L’un des premiers à droite à prôner la fin du cumul des mandats, il veut renouveler un système politique « à bout de souffle ». Il a écrit plusieurs livres, dont Jours de pouvoirsur les coulisses de la politique, et des romans.
Pointant en troisième position dans les sondages, parfois rattrapé par François Fillon, il a présenté samedi 17 septembre 2016, à Sète (Hérault), un « contrat présidentiel » très détaillé pour entrer de plain-pied dans la compétition. « Le débat ne peut pas se restreindre à ceux qui promettent tout et son contraire et ceux qui ne proposent de ne toucher à rien », résumait-il dans Le Figaro, samedi. Son épouse, Pauline, est artiste-peintre. Ils ont quatre fils.

– Jean-François Copé, 52 ans, ministre sous Jacques Chirac

Jean-François Copé s’est retrouvé au purgatoire politique après sa démission forcée de la présidence de l’UMP, en juin 2014, en raison de l’affaire Bygmalion, dans laquelle il n’a finalement pas été mis en examen. Il s’était alors replié sur sa ville de Meaux, dont il est le député-maire, observant une « diète médiatique » d’un an et demi. Chantre de « la droite décomplexée », il se veut le défenseur de « la France des boucs-émissaires » et des « pointés du doigt ».
D’une nature profondément optimiste, ragaillardi par sa mise « hors de cause » dans cette affaire Bygmalion, très offensif dans ses meetings, Jean-François Copé promet la « vraie rupture », non concrétisée selon lui par la droite au pouvoir, notamment sous Nicolas Sarkozy. Il surnomme ses principaux concurrents, Juppé, Sarkozy, Fillon et Le Maire, de  « bande des quatre ». « Je suis le cinquième élément », dit-il. Les sondages le donnent à 2% au plus.
Jean-François Copé avait été ministre de 2002 à 2007 (notamment ministre délégué à l’Intérieur et au Budget), également porte-parole du gouvernement, mais n’avait jamais été appelé au gouvernement sous le quinquennat Sarkozy. Il en garde une dent contre l’ex-chef de l’État à qui il reproche (notamment) de ne pas avoir tenu ses promesses de campagne. Il est marié à Nadia, avec qui il a une petite fille. Il a trois autres enfants d’un premier mariage.

– Nathalie Kosciusko-Morizet, 43 ans, ancienne ministre

Le plus souvent désignée par ses simples initiales, NKM, a la réputation d’être aussi libre que frondeuse. Ancien numéro deux des Républicains, elle avait été remerciée fin 2015 sur fond de désaccords avec Nicolas Sarkozy (notamment sur le ni-ni, ni front républicain ni Front national au second tour d’une élection). « Mon principal défaut ? Je suis chiante », confiait-elle en riant au Monde, en mars.
Seule femme à concourir pour la primaire, cette blonde au teint diaphane, a dû batailler pour obtenir ses parrainages. Polytechnicienne et ingénieur de formation, NKM veut défendre pendant la campagne « des thématiques comme l’innovation numérique, les transformations du monde du travail, l’écologie, qui ne sont pas présentes aujourd’hui ». Son livre, Nous avons changé de monde, témoigne de sa maîtrise des paramètres de l’économie numérique et des bouleversements que cette nouvelle donne va faire survenir (notamment le développement du non-salariat).
Fille d’un ancien maire de Sèvres (Hauts-de-Seine), petite-fille d’un ancien ambassadeur, NKM a fondé son micro-parti La France droite. Elle était devenue députée en 2002 et ministre à partir de 2007 pendant tout le quinquennat Sarkozy (numérique, Écologie), et avait mis en place le Grenelle de l’Environnement. Elle a récemment demandé la mise hors la loi du salafisme et a rencontré dans ce but le Premier ministre, Manuel Valls. Nathalie Kosciusko-Morizet est divorcée et mère de deux garçons.

– Hervé Mariton, 57 ans, éphémère ancien ministre

Lui aussi polytechnicien et ingénieur, Hervé Mariton, député de la Drôme, est spécialiste des questions de transport, parle couramment l’anglais et le russe. Il a concouru à la présidence de l’UMP fin 2014 (plus de 6%). Il s’est surtout fait connaître comme l’un des plus fervents opposants à la loi sur le mariage homosexuel et a été très désappointé quand Sens Commun, association anti-mariage gay, a choisi de soutenir la candidature de Fillon plutôt que la sienne. Ancien de Démocratie libérale, fidèle de Dominique de Villepin, il avait été nommé ministre de l’Outre-mer en mars 2007, quelques semaines avant l’élection de Sarkozy.
Hervé Mariton, également diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, a été chargé du projet de l’UMP sous la présidence Copé, époque pendant laquelle il a fondé son propre mouvement, Droit au cœur, afin de « peser sur le débat ».
Il a présenté ses réformes en mars dans un livre Le printemps des libertés, plaidant notamment pour la suppression du code du travail ou le remplacement du droit du sol par le droit du sang. Hervé Mariton est marié et père de quatre enfants.

– Jean-Frédéric Poisson, 53 ans, président du PCD

Député des Yvelines, Jean-Frédéric Poisson est un autre opposant notoire à la loi sur le mariage pour tous. Successeur de Christine Boutin à la tête du PCD (Parti Chrétien-Démocrate), il a à ce titre été dispensé de parrainages. Docteur en philosophie et titulaire d’un Master de Droit social, ex-maire de Rambouillet (fonction à laquelle il avait remplacé Gérard Larcher, entré au gouvernement de Jean-Pierre Raffarin), il est député des Yvelines depuis 2012. Fin 2015, il est devenu président de la mission d’information « portant sur les moyens dont bénéficie l’organisation terroriste Daech (État islamique) », créée par l’Assemblée nationale. En avril, il confiait à l’AFP vouloir « faire une campagne numérique à la Donald Trump » et dénonçait « la faiblesse idéologique de la droite française ».

AFP

16 Commentaires

  1. jean Frederic poiSon
    « Successeur de Christine Boutin à la tête du PCD (Parti Chrétien-Démocrate), il a à ce titre été dispensé de parrainages.  »
    Encore un de ces chrétiens proselytes qui oeuvrent pour l’opus déi : liberticide,retrograde,archaïque
    Bref une forme d’islamise occidental,ces individus qui mettent la religion avant les principes républicains.
    J’espère qu’il va finir comme un poisson

  2. Nous avons un dilemme : Si Sarkozy gagnera la primaire, le risque qu’il sera éliminé au 1er tour est réel. Dans ce cas on risque de revoir Hollande ou autre socialiste au 2em tour face à Marine Le Pen.
    Si Juppé gagnera la primaire, le risque de revoir les socialistes au pouvoir est faible.
    Il ne faut pas oublier les élections législatives car une cohabitation pourra revenir qui compliquera la vie du Président future.
    Pour la communauté Juive aucun candidat (sauf Coppé, qui est juif d’origine roumaine) n’est crédible.
    C’est à nous à continuer faire pression par les différentes organisations (B’nai B’rith, Crif…) sur le future gouvernement. Pour cela l’unité est très importante

  3. La gauche ou la droite, c’est la même chose car Ils sont TOUS franc maçons et servent une même idéologie dangereuse, à savoir le nouvel ordre mondial. Ne voter pour AUCUN d’eux serait le début d’une prise de conscience qu’ILS SONT TOUS NEFASTES pour la vie des gens.

  4. Question orientée (pour être gentil) avec des présupposés. Elle ne tient pas compte que certains antisémites notoires et déclarés disent eux-mêmes qu’ils sont contre les JUIFS d’une façon violente et assumée et que cela ne les empêche pas (pour ne pas dire que c’en est même une preuve) d’aimer leur pays la FRANCE et d’être de vrais et grands PATRIOTES. Par conséquent, S.V.P., pas d’amalgame.

  5. Qui voulez vous
    la communauté à juiive sous le conseil de badinter avait choisi un certain mitterand collabo notoire decore de la francisque
    donc ce genre d article me fait sourire

  6. J’ajoute qu’il est donc capital de voter à la Primaire de la Droite et du Centre.

    Quant aux socialistes… on les a vus à l’oeuvre contre Israël (Hollande proposant son projet de Conférence … d’où les Israéliens seront exclus … qui devrait décider des conditions de règlement entre Israël et les Palestiniens… tout ça pour ramener, comme Terra nova, le think tank socialiste, et Pascal Boniface n’en font pas mystère, les voix des musulmans furieux de la loi Taubira du « mariage pour tous » . (Très mauvaise loi d’ailleurs, mais c’est une autre histoire. Par ailleurs, dans les pays musulmans, on, ne marie pas les homos, on les pend. Mais ça ne choque pas la gauche, énamourée de l’Islam)

  7. parmi les candidats éligibles à la Primaire de la droite et du centre

    Fillon est véritablement un ennemi avéré d’Israël
    Juppé est connu pour critiquer sans cesse Israël
    Sarkozy n’est pas parfait, mais il est de loin le « moins mauvais »

  8. Mais comment pouvez-vous présenter 8 candidats à la candidature issus d’une même sensibilité voire du même parti, tout en assénant « Tout porte à croire que celui ou celle qui sortira vainqueur de la primaire de la droite sera le candidat qui s’opposera à Marine le Pen au second tour de l’élection Présidentielle.
    Le plafond de verre permettra alors à ce candidat ou cette candidate de parvenir au sommet de l’État.
    et lequel des huit sera le meilleur pour la France et les Juifs. » Cela veut dire qu’à part ces 9 candidats, pour vous il n’y a plus personne ! Curieuse analyse politique !

  9. NE PUBLIEZ PAS MON EMAIL NI MON NOM, SVP; UTILISEZ MON PSEUDO: « Franzi » Merci.
    Vous devriez corriger votre description de la situation de Nicolas Sarkozy et d’Alain Juppé: Sarkozy n’est pas mis en examen « dans l’affaire Bygmalion » comme vous dites, dans laquelle il a été totalement blanchi, mais pour simple dépassement dans les dépenses de sa campagne présidentielle. C’est très important. En outre, selon les tout derniers sondages, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy sont à égalité. Merci. Franzi.

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