Le Parlement suisse lance une enquête contre des ONG anti-israéliennes

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Le Département des Affaires étrangères (FDFA) a alloué des fonds de quelques millions à des ONG anti-israéliennes liées à des activités terroristes et travaillant au soutien du mouvement Boycott, Désinvestissement, Sanctions contre Israël,selon un reportage paru dans le journal suisse Basler Zeitung lundi.

Le récit en Une du journal réalisé par le journaliste chevronné Dominik Feusi, avait pour gros titre : “Des Resistances au Parlement contre des fonds alloués à des campagnes de dénigrement d’Israël » et il affirme que le Député Christian Imark avait introduit une motion soutenue par 41 députés venant de tout le spectre politique et appelant le FDFA à arrêter tout financement direct ou indirect des organisations qui parrainent « des actions racistes et antisémites » ou qui sont impliquées dans les campagnes de BDS ». 

Ce geste politique pourrait mener à un changement radical dans le financement suisse en direction de nombreuses ONG anti-israélienne opérant en Israël et dans les territoires disputés.

Le Professeur Gerald Steinberg, président de l’Observatoire NGO Monitor, basé à Jérusalem, s’est exprimé avec le Jerusalem Post concernant cette évolution.

« Cet article détaillé et sans précédent… reflète les inquiétudes de beaucoup de députés en Suisse, qui ont été surpris d’apprendre l’impact très négatif et contre-productif du financement par leur gouvernement d’NGO radicalement opposées à la paix », a déclaré Steinberg.

« Comme dans le cas de l’UE et de beaucoup d’Etats pris isolément, le processus de financement qui soutient Al-Haq [une ONG basée à Ramallah] – le meneur de la campagne de guerre juridique – et Breaking the Silence, ainsi que d’autres groupes anti-israéliens, a été totalement dissimulé aux médias et aux députés jusqu’à présent », a t-il dit.

Steinberg, aux côtés d’Olga Deutsch, responsable du bureau de recherches en Europe d’NGO Monitor, a expliqué aux Députés de Bern, en mars, la mauvaise conduite supposée et les irrégularités financières de certaines ONG.

« Comme on l’a fait remarquer dans l’article du Basler, des financements supplémentaires suisses ont été apportés à l’Aide Islamique Mondiale », poursuit-il. « Plus tôt cette année, la Banque HSBC a coupé tous ses liens avec cette ONG du fait d’inquiétudes concernant son implication dans le terrorisme. Israël a déclaré que l’IRW (Islamic Relief Worldwide) est une entité qui soutient le terrorisme, en citant des financements versés au Hamas. Le gouvernement suisse doit, à présent, revoir les conditions de ce financement ». 

L’article suppose que le FDFA a transféré l’équivalent de près de 182.000 $ à l’IRW l’an dernier. Il fait aussi remarqué que les financements suisses ont été directement ou indirectement envoyés à 44 ONG, qui « sont opposés aux négociations avec Israël et à la paix, et qui travaillent en vue du boycott des produits israéliens ».

L’organisation anti-israélienne Badil est citée en tant que bénéficiaire de fonds suisses. Badil rejette « par les mots et par les images l’existence même d’Israël et ceci est en contradiction avec la politique étrangère officielle de la Suisse », selon l’article.

L’article cite aussi les ONG Adalah et Gisha en tant que bénéficiaires de, respectivement, près de 71.000 et 61.000 $. Il affirme que Gisha combat « les mesures sécuritaires israéliennes » et qu’Adalah « lutte contre le caractère juif d’Israël ». Le site de Gisha déclare que son « but est de protéger la liberté de mouvement des Palestiniens » et le site internet d’Adalah dit qu’il « travaille pour promouvoir et défendre les droits des Arabes Palestiniens citoyens d’Israël ».

Steinberg ajoute : « Les Suisses sont des financiers centraux [avec le Danemark, la Suède et la Hollande] du Secrétariat de Loi Humanitaire Internationale, à l’Université de Bir Zeit de Ramallah. Cet argent profite à 20 ONG radicales impliquées dans BDS, dans la guerre juridique contre Israël et, dans certains cas, comme dans celui de Badil, dans l’antisémitisme directement. Ce financement expire à la fin 2016 et la Suisse est actuellement en train de débattre de son renouvellement. »

Selon l’article, le Bundesrat, le Conseil exécutif du gouvernement suisse, doit maintenant répondre à la motion soumise par les Députés.

« Ces révélations comprennent des cas de « double-déduction » – un financement provenant de diverses agences gouvernementales suisses au profit des mêmes ONG, qui est rendu possible grâce à des opérations dans le plus grand secret », ajoute Steinberg.

Il a ajouté que le débat public suisse qui traverse les lignes partisanes et idéologiques a contribué à déclenché des débats similaires qui se déroulent actuellement en Hollande, au Danemark et dans d’autres pays, qui peuvent être impliqués dans le financement à grande échelle d’ONG radicales ».

Par BENJAMIN WEINTHAL \25/05/2016 01: 06

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