Le Liban devrait élire Michel Aoun, après 2 ans…
Le Parlement libanais doit élire lundi à la présidence l’ex-général de l’armée Michel Aoun, mettant fin à un vide institutionnel qui s’éternise depuis deux ans et demi en raison des profondes divisions politiques notamment liées à la guerre en Syrie.
Alors que le Liban est sans président depuis mai 2014, l’élection de M. Aoun, 81 ans, est le fruit d’un laborieux compromis entre les principales factions politiques, habituellement promptes à s’affronter sur tous les dossiers.
Le secrétaire général de l’organisation terroriste chiite Hezbollah, Hassan Nasrallah a déclaré dimanche que ses élus au Parlement voteront en sa faveur.
Des marches et des rassemblements de célébration sont prévus notamment à Beyrouth, et la plupart des écoles et des universités seront fermées à l’occasion de l’élection présidentielle.
Cette percée intervient dans un contexte de paralysie des institutions publiques à cause d’un malaise politique généralisé dans ce pays voisin de la Syrie en guerre.
Les autorités, minées par la corruption, s’avèrent également incapables d’offrir à la population les services de base comme le ramassage des ordures, le courant électrique, l’eau potable ou l’épuration des eaux usées.
Sauf surprise de dernière minute, c’est donc l’ex-chef de l’armée Michel Aoun qui devrait accéder à la magistrature suprême, pour un mandat de six ans non-renouvelable.

« Des partisans du Hezbollah brandissent des armes lors de funérailles à Beyrouth, le 19 janvier 2015 »
La séance du Parlement doit débuter à midi (10H00 GMT) et il s’agit de la 46e réunion organisée pour élire un président.
Petit, rondouillard, ce militaire chrétien maronite adulé comme chef charismatique par ses partisans et haï par ses adversaires peut compter sur le soutien du Hezbollah, qui soutient le régime de Damas.
Mais il a aussi obtenu l’appui inopiné de deux de ses adversaires politiques: le chef chrétien maronite des Forces libanaises (FL) Samir Geagea et l’ancien Premier ministre musulman sunnite Saad Hariri. Tous deux sont pourtant hostiles au Hezbollah et au président syrien Bachar al-Assad.
Au Liban, les trois principaux postes de l’État sont dévolus aux trois plus importantes communautés religieuses: la présidence de la République à un chrétien maronite, celle du Parlement à un musulman chiite et le poste de Premier ministre à un musulman sunnite.
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