L’héroïne nationale et espionne, mise en terre après 100 ans de bons et loyaux services

Shulamit Cohen-Kishik est une espionne du Mossad israélien dont le nom de code était « La Perle », qui a opéré sous couverture au Liban pendant 14 ans. Elle est décédée dimanche à l’âge de 100 ans et a été enterrée à Givat Shaul, alors que des dizaines de petits-enfants lui survivent. 

Shulamit (Shula) Cohen-Kishik, qui était une espionne israélienne travaillant en tant qu’agent sous couverture au Liban, vient de décéder à l’âge vénérable de 100 ans.

Cohen, dont les funérailles se sont déroulées dimanche, laisse derrière elle spet enfants et des dizaines de petits-enfants et arrière-petits enfants.

L’histoire de Cohen pourrait facilement servir de cadre d’inspiration pour un film hollywoodien.

Shulamit Cohen-Kishik (Photo: Guy Esel)

Shulamit Cohen-Kishik (Photo: Guy Esel)

 

Né en 1917 à Buenos-Aires, en Argentine, elle a été élevée par des parents sionistes qui ont immigré en Israël quand elle n’était encore qu’une enfant, avant même l’instauration de l’Etat d’Israël.

A l’âge de 16 ans, elle s’est mariée avec Joseph Kishik, un homme d’affaires juif opulent de Beyrouth, qui l’a ramenée avec lui au Liban. A cette époque, elle avait 24 ans et elle a donné naissance à 5 enfants.

Cohen est devenue rapidement une membre prédominante et active de sa communauté et elle a même réussi à établir des relations avec des responsables libanais de premier plan.

A la veille de la guerre d’Indépendance de 1948, Cohen s’est sentie l’obligation d’aider l’embryon d’Etat  et, pensant qu’elle pouvait faire une différence – elle a réussi au prix de grands efforts à contacter les sources des renseignements israéliens et en devenant un agent secret du Mossad, sous le nom de code « La Perle ».

Cohen with her family (Photo: Guy Esel)

Cohen avec sa famille (Photo: Guy Esel)

 

Cohen a passé les 14 années suivantes à aider à ramener les Juifs persécutés des pays arabes vers Israël et à recueillir des renseignements sur les activités militaires libanaises. Elle a été capturée dans la clandestinité en 1952 et emprisonnée durant 36 jours.

En 1961, Cohen s’est à nouveau et finalement fait prendre et arrêter pour espionnage. Elle a été brutalement torturée pendant les longs mois de son procès et pour sa sentence, elle a été condamnée à mort par pendaison. Ayant cependant fait appel, elle est à nouveau condamnée à 20 ans de travaux forcés.

En 1967, elle a été libérée grâce à un échange secret de prisonniers, après la guerre des 6 Jours, puis, elle a ensuite immigré avec sa famille à Jérusalem, où elle a passé le reste de sa vie.

En 2007, Cohen a été choisie pour allumer la torche de la Cérémonie du Jour de l’Indépendance (Yom Haatsmaout). Je n’ai jamais travaillé pour recevoir une récompense ou pour la gloire. J’ai fait ce que j’ai fait parce que je le voulais, parce que j’aime le pays et que je voulais contribuer à sa fondation », a t-elle déclaré lors de cette cérémonie.

Laid to rest

Mise en terre en sa dernière demeure. 

 

Cohen s’est éteinte dimanche matin au Centre Médical Hadassah, sur le Mont Scopus à Jérusalem, entourée par ceux qui l’ont aimée. Son fils, Itzhak Levanon – un diplomate israélien qui a occupé des fonctions à l’Ambassade d’Egypte entre 2009 et 2011 – a déclaré : « Ma mère est restée combative jusqu’à ses derniers instants, aussi incroyable que cela puisse paraître. C’était une héroïne. Je pense que le meilleur mot qui puisse la qualifier est le « courage ».  Vous ne rencontrerez personne de sa trempe de nos jours ; celle capable de dons désintéressé de sa personne, de sacrifice ultime d’amour absolu et inconditionnel et de patriotisme sans compromis ».

(Traduit  & mis en page par Lior Mor)

Itamar Eichner|Publié le :  22.05.17 , 09:47

ynetnews.com

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