L’impact humain du conflit à Gaza : Un bilan alarmant pour Tsahal

Le ministère de la Défense a révélé mardi que 9 250 soldats de Tsahal ont été blessés depuis le début du conflit à Gaza, il y a neuf mois. Parmi ces blessés, environ 70 % sont des réservistes, tandis que les 30 % restants sont des conscrits obligatoires ou des officiers de carrière. La majorité de ces soldats, près de la moitié, sont âgés de moins de 30 ans. De plus, 35 % des blessés souffrent de troubles émotionnels, principalement des troubles de stress post-traumatique (TSPT). Le ministère prévoit que le nombre de blessés atteindra 14 000 d’ici la fin de l’année 2024.

En avril, le ministère avait déjà rapporté que 7 209 soldats avaient été blessés, parmi lesquels 2 111 souffraient de problèmes psychologiques. Ces 2 111 soldats représentent environ 29 % de tous les blessés, et parmi ceux souffrant de troubles émotionnels, 1 227 soldats, soit 60 %, en font leur problème principal.

Avant ce conflit, le ministère avait recensé environ 62 000 soldats blessés dans tous les conflits antérieurs, dont 18 % (soit 11 000 soldats) présentaient des troubles émotionnels. Parmi ces derniers, environ 8 000 (70 %) avaient des symptômes émotionnels comme problème principal. Le TSPT reste le diagnostic le plus fréquent chez les soldats souffrant de troubles émotionnels, mais le ministère reconnaît et traite une gamme variée de ces troubles.

Initialement, le ministère prévoyait que près de 20 000 soldats supplémentaires seraient blessés au cours de l’année. Cependant, à la lumière des prévisions actuelles, ce chiffre a été révisé à la baisse de 6 000, en raison soit d’une réduction des combats depuis avril, soit d’une amélioration des mesures de protection des soldats par Tsahal.

Les projections pour la fin de l’année 2024 sont préoccupantes, avec une estimation de 14 000 soldats affectés. Néanmoins, ces prévisions ont été revues à la baisse par rapport aux estimations initiales, peut-être grâce à une amélioration des mesures de protection ou à une diminution de l’intensité des combats.

Face à cette situation, les autorités militaires israéliennes soulignent leur engagement à prendre en charge l’ensemble des troubles émotionnels, au-delà du seul stress post-traumatique. Cependant, l’ampleur du défi reste considérable, avec des conséquences à long terme sur la société israélienne qui restent à évaluer.

Cette guerre rappelle, une fois de plus, que les conflits armés laissent des cicatrices bien au-delà des champs de bataille, affectant durablement ceux qui y participent, même après leur retour à la vie civile.

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